Trédaniel

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Page d'aide sur les redirections Cet article concerne la commune des Côtes-d'Armor. Pour les autres significations, voir Trédaniel (homonymie).
Trédaniel
L'église Saint-Pierre.
L'église Saint-Pierre.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Côtes-d'Armor
Arrondissement Saint-Brieuc
Canton Moncontour
Intercommunalité Communauté de communes du Pays de Moncontour
Maire
Mandat
Christophe Robin
2014-2020
Code postal 22510
Code commune 22346
Démographie
Gentilé Trédanielais, Trédanielaise
Population
municipale
986 hab. (2011)
Densité 62 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 21′ 31″ N 2° 37′ 04″ O / 48.3586111111, -2.61777777778 ()48° 21′ 31″ Nord 2° 37′ 04″ Ouest / 48.3586111111, -2.61777777778 ()  
Altitude Min. 86 m – Max. 331 m
Superficie 15,92 km2
Localisation

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Trédaniel

Trédaniel [tʁedanjɛl] est une commune française rurale, située dans le département des Côtes-d'Armor en région Bretagne. Ses habitants portent le nom de Trédanielaises et Trédanielais[1].

Géographie[modifier | modifier le code]

Trédaniel se situe à une altitude comprise entre 86 et 331mètres. Les communes à proximité sont Moncontour (1,2 km), Trébry (4,7 km), Plémy (5.4 km), Hénon (5.6 km) et Bréhand (5,8 km). La grande ville la plus proche, Rennes, se trouve à 76 km.

Le climat est océanique avec des étés tempérés.

Le cours d'eau l'Evron, long de 25,9 km, traverse le village[2].

Histoire[modifier | modifier le code]

Étymologiquement, Trédaniel vient du breton « treb » ou « tref » qui signifie village auquel on a ajouté Daniel. Trédaniel a fait partie de la paroisse primitive de Bréhand. On trouve la trace de Trédaniel en 1152 dans une charte de Rivallon en rapport avec l'abbaye de Saint-Melaine de Rennes. La paroisse est connue en 1275. Sous l'Ancien Régime, elle faisait partie du diocèse de Saint-Brieuc. La justice était rendue par le premier président du parlement de Bretagne, qui était propriétaire des terres. Sous la Révolution, la paroisse de Trédaniel relevait de Moncontour.

En 1801, la commune portait le nom de Trenadiel.

Le nom breton du village est Trezeniel[3].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
2014 en cours Christophe Robin    
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 986 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
897 856 893 997 977 978 990 1 029 1 041
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 055 1 052 1 045 1 028 1 055 1 016 1 063 960 934
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
893 864 855 759 738 724 725 666 615
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011
564 592 636 719 747 856 948 974 986
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5].)
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église paroissiale Saint-Pierre[6].

L'église paroissiale de Trédaniel comprend une nef avec bas-côtés à sept travées, dont l'irrégularité retrace l'évolution de l'édifice du XIVe au XIXe siècle. Les plans sont de Guépin. La nef est d'origine. Les deux allées adjacentes et le chevet avec remplage sont du début du XIVe siècle. Les quatre travées suivantes, la sacristie hexagonale et le porche, dont le toit, autrefois porté par quatre colonnettes, comporte une poutre aux ornements zoomorphiques, sont bâtis au XVIe siècle. Une aile est ajoutée au nord, face à la chaire, en 1719, le balustre et le pavage en terre cuite sont réalisés en 1743. Vers 1750, la famille Catuellan offrit un tabernacle. Cette famille avait autrefois en sa possession le banc du Plessix-Aulnoir et le banc de Villemeno. Elle avait également une lisière armoriée à l'intérieur de l'église. Un nouveau bénitier est apposé en 1755, alors qu'une poutre ornée est enlevée pour permettre la mise en place du retable l'année suivante. L'aile nord est prolongée en 1784 afin de constituer un véritable bas-côté. En 1792, l'église est profanée et son mobilier est saisi. En 1856 est élevée une tour dessinée par Alphonse Guépin, dont le raccord à l'ancien édifice se fait par l'ajout d'une travée avec architrave. Le 4 mai 1856, la première pierre de l'église est bénite. Huit degrés sont nécessaires pour compenser l'énorme différence de niveau entre la tour et la nef.

La façade sud de l'église Saint-Pierre a été inscrite aux Monuments Historiques le 7 décembre 1925, ainsi que sa croix du XVIe siècle.

* La chapelle Notre-Dame du Haut dont la construction date du XIVe siècle, à laquelle a été ajoutée au XVIe siècle une chapelle privative. Cette chapelle été fermée pendant la Révolution et ouverte le 5 septembre 1806. Elle a fait l'objet d'une restauration en 1747 puis en 1884. Elle comprend une verrière qui a été édifiée au XVIe siècle et restaurée en 1801. Les statues représentent la Vierge, saint Ujane ou Eugénie et les six saints guérisseurs : Avertin ou Ivertin (invoqué pour les maux de tête), Mamert ou Mamère (invoqué pour les maux de ventre), Hervé ou Houarné ou Houarniaule (invoqué pour les maladies de la peau), Lubin (invoqué pour toutes les affections), Méen (invoqué pour la folie) et Hubert (invoqué pour les morsures des chiens). Les statues de saint Hubert, saint Ivertin et saint Hervé étaient avant dans l'ancienne chapelle de la Magdeleine qui n'existe plus et qui fut un refuge pour les lépreux. Elle a été démolie pendant la Révolution.

Indications Géographiques Protégées (IGP)[modifier | modifier le code]

Trédaniel appartient à la zone géographique bénéficiant des Indications Géographiques Protégées pour les produits suivants :

- les Volailles de Bretagne

- la Farine de blé noir de Bretagne

- le Cidre de Bretagne ou Cidre breton.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]