Louis Ratisbonne

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Louis Ratisbonne

Description de cette image, également commentée ci-après

Portrait de Louis Ratisbonne (Ary Scheffer).

Autres noms Trim
Naissance 29 juillet 1827
Strasbourg
Décès 24 septembre 1900
Paris
Langue d'écriture Français

Signature

Signature de Louis Ratisbonne

Louis Gustave Fortuné Ratisbonne (29 juillet 1827, Strasbourg - 24 septembre 1900, Paris) était un homme de lettres français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né à Strasbourg, il est le fils du banquier Adolphe Ratisbonne et de Charlotte Oppenheim, le neveu des pères Théodore et Alphonse Ratisbonne, le frère de Flore Singer, et le beau-père du général Louis François Marcot.

Après avoir suivi ses études dans sa ville natale puis au lycée Henri-IV à Paris, il devient auditeur au Conseil d'État.

Il collabora au Journal des Débats de 1853 à 1876, devint bibliothécaire du palais de Fontainebleau en 1871, de la bibliothèque du Luxembourg en 1873, puis du Sénat en 1876.

Son travail le plus important est une traduction en vers de La Divine Comédie, dans laquelle l'original est rendu en français tercet par tercet. L'Enfer (1852) fut couronné par l'Académie française; Le Purgatoire (1857) et Le Paradis (1859) reçurent le prix Bordin.

Il est aussi, sous le pseudonyme de « Trim », l'auteur de quelques fables et de poésies destinées aux enfants : La Comédie enfantine (1860), Les Figures jeunes (1865) et d'autres. Il fut l'exécuteur testamentaire littéraire d'Alfred de Vigny, dont il publia Les Destinées (1864) et le Journal d'un poète (1867). Il mourut à Paris.

Ary Scheffer a peint son portrait, conservé au musée de la Vie romantique à Paris.

Il existe également une stèle à sa mémoire au Jardin du Luxembourg à Paris, due au sculpteur Emile Soldi (1846-1906).

Listes des œuvres[modifier | modifier le code]

Stèle de Louis Ratisbonne (Jardin du Luxembourg).
  • Impressions littéraires, Michel Lévy frères, 1855
  • Au printemps de la vie, Michel Lévy frères, 1857, poèmes
  • Héro et Léandre, Michel Lévy frères, 1859, drame antique en 1 acte, en vers
    Représenté sur la scène du Théâtre français, Paris, 14 décembre 1858
  • A. B. C. Trim, alphabet enchanté, Hachette, 1861
    Sous le nom de Trim. Illustrations par Bertall
  • La Comédie enfantine, Michel Lévy frères, 1861
    Vignettes par Gobert et Froment
  • Les Défauts horribles, histoires ébouriffantes et morales pour les petits enfants, Hachette, 1861
    Sous le nom de Trim.
  • Histoire comique et terrible de Loustic l'espiègle, Hachette, 1861
    Sous le nom de Trim. Illustrations par Bertall
  • Jean Jean Gros-Pataud, histoire allemande accommodée pour les petits français, Hachette, 1861
    Sous le nom de Trim.
  • Les Bêtes, cours d'histoire naturelle et de morale à l'usage des petits enfants, Hachette, 1862
    Sous le nom de Trim. Illustrations par Bertall
  • Le Calcul amusant : la table de Pythagore servie aux petits enfants, impr. de C. Lahure, 1862
    Sous le nom de Trim. Illustrations par Bertall
  • La Poupée, Hachette, 1863
    Sous le nom de Trim. Illustré par Gustave Jundt
  • Le bon Toto et le méchant Tom, ou la Journée de deux petits garçons, Hachette, 1864
    Sous le nom de Trim. Illustré par Gustave Jundt
  • Des Figures jeunes, J. Hetzel, 1865, poèmes
  • Les Oeuvres de la main ; le bien et le mal, Hachette, 1866
    Sous le nom de Trim.
  • Plume le distrait, Hachette, 1867
    Sous le nom de Trim.
  • Polichinelle, Hachette, 1867
    Sous le nom de Trim. Illustré par G. Jundt
  • Les Petits hommes, Hachette, 1869
    Vignettes par Ed. de Beaumont
  • Au pays des âmes, Lévy frères, 1870, drame
    Représenté sur la scène du Théâtre français, Paris, 6 juin 1870
  • Les Petites femmes, Sandoz et Fischbacher, 1872
    Vignettes par Ed. de Beaumont
  • L'Alsacienne, la main et la bouche, Association générale d'Alsace-Lorraine, 1875, poèmes

Citations[modifier | modifier le code]

Le poulet et le renard, l'une des fables les plus connues de Ratisbonne, était encore parfois apprise au cours préparatoire jusqu'en 1991.

«  Un imprudent petit poulet,
Désobéissant à sa mère,
Loin du poulailler, s'en allait.
À sa mère, il ne pensait guère.
Elle pourtant se désolait.
« Ah ! si le renard, pensait-elle,
Ou quelque autre bête cruelle
Le rencontre, hélas ! il mourra. »
Or, le renard le rencontra.
« Monsieur Poulet, c'est une joie
Pour moi de vous trouver ici.
Quel heureux hasard vous envoie ? »
— « Il faisait beau, je suis sorti
Malgré ma mère, qui s'entête
Toujours, pour des peurs sans raison,
À me garder à la maison ;
Mais moi j'aime agir à ma tête. »
— « Et vous avez bien fait de braver le danger…
Je n'aurais aujourd'hui, sans vous, rien à manger ! »
Et, se jetant sur la volaille,
Qui piaille,
Il la dévore en un moment.
La désobéissance avait son châtiment. »

— Louis Ratisbonne, in La Comédie enfantine, 1861

Notes et références[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]