Lamine Diakhaté

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Diakhaté.
Lamine Diakhate
Fonctions
Ministre de l’Information, des Télécommunications et du Tourisme
Ambassadeur du Sénégal Nigéria), Maroc)
Biographie
Date de naissance 16 septembre 1928
Lieu de naissance Saint-Louis
Date de décès 25 janvier 1987
Lieu de décès Paris
Nationalité Sénégal Sénégal
Profession journaliste, écrivain

Homme politique et écrivain sénégalais, Lamine Diakhaté est né le 16 septembre 1928 à Saint-Louis – qui était à cette époque le centre d’une des quatre communes sénégalaises de l’Afrique-Occidentale française (AOF) et la capitale des colonies ouest-africaines de la France. Il a servi son pays comme homme politique, mais aussi comme poète, écrivain et critique littéraire de la négritude. Décédé le 25 janvier 1987 à Paris il est enterré au cimetière musulman de Yoff à Dakar le 2 février 1987.

Il a entre autres été :

  • chef de la Division d’Information de la Société de Radiodiffusion de la France d’Outre-Mer (SORAFOM)à Paris
  • directeur de la Radiodiffusion du Sénégal
  • directeur de l’information et de la Radio de la Fédération du Mali
  • Chef du Cabinet de la Présidence du Sénégal,
  • Ministre de l’Information, des Télécommunications et du Tourisme du Sénégal
  • Ambassadeur du Sénégal au Nigéria puis au Maroc
  • Ministre Conseiller ou Délégué Permanent Adjoint du Sénégal auprès de l’UNESCO à Paris.

et a publié de nombreux ouvrages et poèmes.

Biographie[modifier | modifier le code]

Déjà comme jeune homme, Diakhaté a attiré l’attention du Président-poète Léopold Sédar Senghor. Après avoir terminé des cours scolaires à Louga et Saint-Louis et avoir fait des études universitaires à Katibougou (Soudan), Dakar (Sénégal) et à Paris, gagnant des diplômes en langues orientales, en phonétique, en littérature et linguistique générales, il s’est entraîné comme journaliste et rédacteur.

Il a occupé des postes élevés en France et au Sénégal, entre autres comme chef de la Division d’Information de la Société de Radiodiffusion de la France d’Outre-Mer (SORAFOM) à Paris, directeur de la Radiodiffusion du Sénégal (SORAFOM et Gouvernement du Sénégal) et directeur de l’information et de la Radio de la Fédération du Mali. Dans ses diverses fonctions, il a contribué un grand nombre d’articles et éditoriaux pour des journaux comme Afrique en marche (Paris), Condition Humaine, Dakar-Matin, Le Soleil, les trois derniers étant publiés à Dakar.

Proche collaborateur du Président Léopold Sédar Senghor, Lamine Diakhate a servi comme Chef du Cabinet de la Présidence du Sénégal, comme Ministre de l’Information, des Télécommunications et du Tourisme et aussi comme Ambassadeur du Sénégal au Nigéria, Ambassadeur du Sénégal auprès du Royaume du Maroc et finalement comme Ministre Conseiller ou Délégué Permanent Adjoint du Sénégal auprès de l’UNESCO à Paris.

Auteur et poète noire africain d’expression française, Lamine Diakhate fut l'un des représentants de la Négritude. À ses yeux la Négritude était un mouvement littéraire, un effort de donner une voix aux traditions et valeurs de la culture négro-africaine avec le but de participer activement au développement d’un humanisme universel des autres civilisations. En tant que critique littéraire il a promulgué des idées formulées à l'origine par Aimé Césaire, Léon-Gontran Damas et Léopold Sédar Senghor en présentant les œuvres des poètes et auteurs de la négritude dont il faisait partie et en critiquant d’autres. Avec Césaire et Alioune Diop il a été un des cinq membres du Comité de direction des Éditions Présence africaine, à Paris. Cette maison de publication a imprimé quelques-unes de ses œuvres poétiques. Pendant plusieurs années il a aussi servi comme Secrétaire Culturel de la Société Africaine de Culture (SAC).

Dans toutes ses fonctions, Lamine Diakhate a activement participé à plusieurs festivals littéraires et conférences en Afrique, Europe et en Asie, comme par exemple les « Biennales Internationales de Poesie», entre autres le Ve (septembre 1961) et XIIe, de Knokke-le-Zoute (Belgique), la Première et la Troisième Biennale de la Langue Française à Namur en 1965 et à Liège en 1969, Belgique, les « Colloques des Écrivains Afro-Scandinaves » à Stockholm, Suède, le « Congrès des Ecrivains Afro-Asiatiques » à Beyrouth (Liban) en mars 1967, le « Festival Poétique de Struga », ex-Yougoslavie, en août 1976, le “Fourth World Congess of Poets” à Seoul, Corée (2 au 7 juillet, 1979 et le « 15ème Congrès de l'Union Internationale des Journalistes et de la Presse de Langue Française» à Paris (29 septembre au 6 octobre, 1979). En plusieurs occasions il fut un des organisateurs, par exemple à l’occasion du « Premier Festival Mondial des Arts Nègres » (1er au 24 avril, 1966), le « Festival Culturel Panafricain d’Alger » en 1969, les « Journées Culturelles Africaines de Turin», Italie, en avril 1967, le «Colloque sur la Négritude«  à Dakar, Sénégal, en avril 1971, et l’ « Introduction à la Poésie de L.S. Senghor » à Casablanca, Maroc, en avril 1974.

Les mérites de Lamine Diakhate comme auteur et poète noir africain d'expression française furent formellement reconnus en tant que la Société des Gens de Lettres de France l’a élu membre sociétaire en novembre 1976 et par l’attribution de deux distinctions : le Prix Edgar Poe pour l'année 1971 de la Maison de Poésie à Paris, et le Grand prix littéraire d'Afrique noire 1979 pour son roman Chalys d’Harlem.

Œuvres[modifier | modifier le code]

  • La joie d’un Continent. Éditions P.A.B, (Alès 1954) .[poème]
  • « Sarzan. » Liaisons, numéro spécial, l’Afrique nouvelle (Dakar, le 1er mars 1955)

[adaptation théâtrale d’une nouvelle de Birago Diop]

  • « Pour la Jeune Fille de Soie Noire », Présence Africaine 2e série no. 3 (avril – septembre, 1955), 48. [poème]
  • Primordiale du Sixième Jour. Éditions Présence Africaine (Paris 1963). [poèmes]
  • Temps de Mémoire. Éditions Présence Africaine (Paris 1967). [poèmes]
  • « Prisonnier du regard », Présence Africaine, nouvelle série bilingue No. 65 (1er trimestre 1968), 144- 155 [nouvelle].
  • Nigérianes. Nouvelles Éditions Africaines (Dakar/Abidjan 1974). [poèmes]
  • Prisonnier du regard. Les Nouvelles Éditions Africaines (réimpr. Dakar 1975).[nouvelle]
  • Lecture libre de Lettres d’hivernage et d’Hosties noires de Léopold Sédar Senghor, Les Nouvelles Éditions Africaines, Dakar 1976.
  • Chalys d’Harlem. Les Nouvelles Éditions Africaines (Dakar 1978). [roman]
  • Terres Médianes. Éditions Saint-Germain-des-Pres (Paris 1984). [poèmes]
  • Le Sahélien de Lagos. Les Nouvelles Éditions Africaines (Dakar 1984). [roman]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Janis L. Pallister, « Lamine Diakhaté and the Modern French Poets: Two Views of Woman », The French Review, vol. 55, n° 6, mai 1982, p. 770-779
  • Babacar Ndiaye et Waly Ndiaye, Présidents et ministres de la République du Sénégal, Dakar, 2006 (2e édition), p. 125
  • « Mort de l'écrivain sénégalais Lamine Diakhaté », Le Monde, 30 janvier 1987

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]