Louga

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Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Louga (homonymie).
Louga
Le Palais de Justice
Le Palais de Justice
Administration
Pays Sénégal Sénégal
Région Louga
Département Louga
Maire
Mandat
Aminata Mbengue Ndiaye
2009-2014
Démographie
Population 82 884 hab. (2007)
Densité 4 605 hab./km2
Géographie
Coordonnées 15° 37′ 00″ N 16° 13′ 00″ O / 15.616667, -16.21666715° 37′ 00″ Nord 16° 13′ 00″ Ouest / 15.616667, -16.216667  
Altitude 44 m
Superficie 1 800 ha = 18 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Sénégal (administrative)

Voir la carte administrative du Sénégal
City locator 14.svg
Louga

Géolocalisation sur la carte : Sénégal (relief)

Voir la carte topographique du Sénégal
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Louga

Capitale régionale, Louga (parfois Luga), est une ville située dans le nord-ouest du Sénégal.

Histoire[modifier | modifier le code]

La 030 n° 109 entre en gare de Louga vers 1901

Les origines du village sont controversées, mais Louga s'est rapidement agrandie et développée, notamment grâce au fort militaire édifié en 1883 par les autorités coloniales françaises pour pacifier la contrée menacée par les Tiédos (guerriers).

Par la suite, Louga est promue chef-lieu de province et rattachée à la colonie française. Très vite, la bourgade attire les populations musulmanes éprouvées par les exactions des Tiédos.

En 1887, Louga comptait un millier d'habitants, s'adonnant à l'agriculture, à l'élevage et au commerce. À la fin du XIXe siècle, Louga commence à prendre les traits d'un centre urbain et à jouer un rôle dans la vie économique et sociale du terroir dénommé Ndiambour. Le 18 janvier 1887, Louga est érigée en cercle. Ce changement de statut permet une réorganisation de la ville pour faire face aux défis qui l'attendent.

Ainsi, un premier lotissement est construit en 1894. Louga ressemble désormais à bien d'autres villes coloniales, avec un centre ville disposant de toutes les infrastructures et des quartiers périphériques totalement démunis.

Au début de l'année 1900, Louga connaît un développement considérable avec l'implantation du Marbath, ou marché à bétail. Dans le Santhiaba, quartier ouest de la ligne de chemin de fer du Dakar-Niger, un autre lotissement est construit en 1901, ce qui lui vaut une promotion en commune mixte en 1905. L'accession du Sénégal à l'indépendance renforce le développement de cette ville dont la population croît rapidement.

Les réformes administratives qui se sont succédé depuis la période coloniale ont ainsi fait passer la ville de Louga des statuts de chef-lieu de province, de cercle, de commune mixte au statut de commune. Le périmètre communal actuel qui couvre une superficie de 1800 hectares a été défini par arrêté n° 7840 du 2 novembre 1954. Il s'est considérablement élargi suites aux nombreux lotissements consécutifs, aux installations massives des populations. Les extensions urbaines ont franchi la limite du terrain communal entraînant un empiètement sur les terrains des villages environnants. Aujourd'hui, le périmètre communal projeté s'étend sur une superficie d'environ 3035,25 hectares, soit une extension de 75 %.

Administration[modifier | modifier le code]

Le Centre hospitalier régional Amadou Sakhir Mbaye

Louga est à la fois le chef-lieu du département de Louga et celui de la région de Louga. La localité a été érigée en commune mixte par l'arrêté du 31 décembre 1904 du gouvernement général de l'AOF.

Géographie[modifier | modifier le code]

Les localités les plus proches sont Dagadj, Bayakh, Taoua, Laye, Mbarom et Ngueye Dili.

Dakar, la capitale, se trouve à 203 km[1].

Louga est la deuxième plus grande ville du pays de par sa superficie. Bâtie sur le sable, à la croisée des routes caravanières marchandes venant d'Afrique du nord et des grands axes de pénétration coloniale, Louga a toujours été au centre des évènements qui ont jalonné et marqué le cours de l'histoire du Sénégal. De climat sahélien sec presque désertique, elle prend, pendant la période sèche, l'aspect insolite et pittoresque d'une cité saharienne où se mêlent harmonieusement ruralité et urbain.

Aujourd'hui, confrontée à une conjoncture économique difficile, à une désertification, un ensablement et une sécheresse persistants, elle garde confiance en l'avenir, en sa capacité de s'adapter et d'entreprendre.

La ville s'étend sur une vaste plaine sableuse. Elle jouit d'un climat sahélien sec, d'une végétation steppique caractérisés par une saison des pluies courte et instable et une longue saison sèche de 9 mois ou plus.

L'harmattan, chaud et sec, très actif de janvier à mai, constitue le vent dominant de cette zone. Il transporte de la poussière qui provoque parfois de véritables tempêtes de sable, et surtout, il favorise l'érosion éolienne ainsi que la perte d'eau par évaporation.

Population[modifier | modifier le code]

Lors des recensements de 1988 et 2002, la population était respectivement de 52 057 et 73 662 habitants. Les principales ethnies sont les Wolofs, les Peuls, les Toucouleurs, les Maures.

En 2007, selon les estimations officielles, la ville compterait 82 884 habitants.

Économie[modifier | modifier le code]

Un kiosque de vente de pain à Louga

L'économie de la région de Louga connaît des difficultés.

L'agriculture est la principale activité. La pêche aussi se pratique sur sa façade maritime de 50 km (Potou).

Culture[modifier | modifier le code]

L'ancienne caserne de l'artillerie, la Poste, la gare ferroviaire et Kadd Gui, site historique face à la gare figurent sur la liste des Monuments historiques classés[2].

Jumelages[modifier | modifier le code]

Drapeau de la France Millau (France) depuis 1962

Personnalités nées à Louga[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Dakar et ses environs, carte 1/16 000, édition 2007-2008
  2. Arrêté ministériel n° 8836 MCPHC-DPC en date du 12 septembre 2007, Journal Officiel du Sénégal

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Thierno Ka, Ahmed Sakhir Mbaye, le Sufi de Louga (Sénégal), 1864-1946, Table-Ronde sur Les agents religieux islamiques en Afrique tropicale, Paris, Maison des Sciences de l'Homme, 15, 16 et 17 décembre 1983
  • Ousseynou Ndiémé Ndiaye, Les dynamiques migratoires dans le cercle de Louga 1920-1973, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1991, 60 p. (Mémoire de DEA)
  • J. Robin, « Le Marbat : Marché au bétail de Louga », Africa: Journal of the International African Institute, vol. 15, n° 2, avril 1945, p. 47-60
  • Thierno Mountaga Sall, Les marchés de bétails dans le cercle de Louga : 1895-1930, Dakar, Université Cheikh Anta Diop, 1993, 99 p. (Mémoire de Maîtrise)
  • Moustapha Sar, Louga et sa région (Sénégal). Essai d’intégration des rapports ville-campagne dans la problématique du développement, Dakar, IFAN, Université de Dakar, 1973, 308 p. (Initiations et Etudes Africaines n°30). (Thèse de 3e cycle soutenue en 1970, Strasbourg)
  • Moustapha Thiam, Essai d'interprétation économique des déplacements temporaires de la région de Louga, Sénégal, 1981
  • (it) Bissau, Louga, Niamey, Praia : gestione urbana a rischio in Africa saheliana, Turin, L'Harmattan Italia, 2005

Cartographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]