Lamiaceae

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Les Lamiaceae ou Labiatae (Lamiacées, Labiacées ou Labiées) sont une importante famille de plantes dicotylédones qui comprend environ 6 000 espèces et près de 210 genres.

La famille des Dicrastylidiaceae (encore appelée Chloanthaceae) y est incorporée par la classification phylogénétique. Ce sont 11 genres d'arbustes des régions tropicales d'Afrique de l'Est, de Madagascar, des Mascareignes, d'Australie et des Îles du Pacifique.

Certains genres provenant de la famille des Verbenaceae y sont maintenant incorporés.

Principaux genres[modifier | modifier le code]

Parmi les nombreux genres présents en Europe, on peut citer:

Caractéristiques générales[modifier | modifier le code]

Ce sont le plus souvent des plantes herbacées, des arbustes et rarement des arbres ou des lianes, producteurs d'huiles essentielles, largement répandus autour du monde et dans tout type de milieux. La forme de la fleur et la présence d'huiles essentielles signent cette famille. Pour la plupart des genres, la section carrée de la tige et les feuilles opposées sont aussi des caractéristiques. De nombreuses espèces de cette famille sont des plantes mellifères, fréquentées par les abeilles.


  • Plantes herbacées, rarement ligneuses, souvent velues, à tige généralement quadrangulaire.
  • Feuilles opposées, disposées en paire se croisant d’un nœud à l’autre (= décussées), dépourvues de stipules, à limbe généralement denté.
  • Inflorescence : fleurs en cymes, souvent réunies en faux-verticilles étagés, axillaires ou terminaux ; rarement fleurs isolées.
  • Fleurs Zygomorphes généralement hermaphrodites, à symétrie bilatérale ou parfois presque radiaire.
  • Calice à 5-12 lobes égaux ou disposés en 2 lèvres.
  • Corolle généralement caduque, constituée d’un tube se terminant par 4 ou 5 lobes, soit subégaux, soit formant une lèvre inférieure (la supérieure étant très réduite), soit le plus souvent formant 2 lèvres.
  • Étamines insérées sur le tube de la corolle ; soit accompagnées parfois de 2 autres étamines stériles et réduites ; soit 4, en 2 paires souvent inégales.
  • Carpelles : 2, soudés entre eux ; ovaire supère, à 4 ovules ; 1 style bifide, naissant le plus souvent entre les lobes de l’ovaire.
  • À la fructification, une fausse-cloison divise chaque carpelle en 2, formant ainsi un tétrakène, dont les 4 répandues, entre autres, dans le bassin méditerranéen.

Remarque :

  • Les Lamiacées possèdent souvent des poils glanduleux et des glandes sous-épidermiques à huiles essentielles les rendant très odorantes.
  • La forme et la position des étamines comme celles des lobes de la corolle, jouent un rôle important dans la détermination et ne s’apprécient bien qu’à l’aide de matériel frais : on notera tout particulièrement si les étamines dépassent nettement, ou non, les lobes de la corolle. La couleur de celle-ci et l’odeur de la plante au froissement doivent également être notées sur des exemplaires frais.
  • Par tube de la corolle, il faut entendre la partie basilaire, plus ou moins cylindrique, de cet organe.
  • Chez diverses espèces de cette famille, existent fréquemment dans les populations naturelles, à côté d’individus hermaphrodites, des plantes dont toutes les fleurs (ou parfois seulement une partie d’entre elles) sont exclusivement femelles ; celles-ci présentent des étamines avortées ou rudimentaires.

Intérêt économique[modifier | modifier le code]

Cette famille est une importante source d'huiles essentielles, d'infusion et antibiotiques naturels pour l'aromathérapie, la parfumerie même si les parfums de synthèse tendent à remplacer ces essences. L'industrie des cosmétiques utilise également les Lamiacées pour leurs propriétés hydratantes et souvent antiseptiques.

On y rencontre beaucoup d'espèces cultivées comme plantes condimentaires (sauge, thym, basilic, menthe etc.).

On y trouve aussi des plantes ornementales (sauge par exemple) tant en extérieur qu'en intérieur (coleus).

Liste des sous-familles[modifier | modifier le code]

Selon Cantino (1992) :


Selon Angiosperm Phylogeny Website (6 Jul 2010)[1] :


Selon NCBI (6 Jul 2010)[2] :

Liste des genres[modifier | modifier le code]

Selon Kew Garden World Checklist (13 février 2012)[3] :


Selon Angiosperm Phylogeny Website (6 Jul 2010)[1] :


Selon NCBI (6 Jul 2010)[2] :


Selon ITIS (6 Jul 2010)[4] :

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • J. Lambinon et al., Nouvelle flore de la Belgique, du G.-D. de Luxembourg, du nord de la France et des régions voisines, édition du Jardin botanique national de Belgique,‎ 6e éd. 2012, 1195 p. (ISBN 978-90-72619-88-4) ;
  • Caroline Foley, Jill Nice, Marcus A. Webb, Le grand guide des herbes, éditions First ;
  • Volkà Jan, Les plantes médicinales, éditions Gründ ;
  • Fabienne Maleysson, Les huiles glissent sur l'essentiel, Magazine Que choisir, février 2006, no 434, p. 39, 40, 41 ;
  • Le petit Larousse illustré, Éditions Larousse, 2006.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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