Guide de nectar

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Images d'une fleur de Mimulus en lumière visible (à gauche) et en ultraviolette (à droite), montrant le guide à nectar sombre.

Les guides de nectar appelés aussi guides à nectar ou guides nectarifères sont, chez certaines espèces de fleurs, des dessins particuliers sur les pétales (lignes rayonnant du centre de la fleur, points ou taches) ayant pour fonction de guider les pollinisateurs vers leur nourriture, généralement du nectar, du pollen, ou les deux. Certaines plantes attirent par leurs guides les pollinisateurs vers leurs résines, leurs parfums, leurs cires ou leurs huiles : ce ne sont pas des guides nectarifères au sens propre mais ils ont un rôle dans le guidage des insectes[1]. Aussi, le terme général de guide floral est parfois utilisé[2].

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Ces guides sont parfois visibles pour l'homme, tels les guides oranges de la Linaria genistifolia sur ses fleurs jaunes ou les rayures au fond de la corolle des Viola odorata. Chez certaines plantes, comme le tournesol ou les onagres, ils ne sont visibles que sous une lumière ultraviolette que peuvent percevoir les abeilles ou certains insectes. La vision dans les ultraviolets leur permet de percevoir ces guides nectarifères ainsi que les zones contrastées situées généralement à la base des pétales (exemple des renoncules), ce qui les attire vers la source de nectar[3].

Les abeilles ont trois types de photorécepteurs sensibles à l’ultra violet, au bleu et au vert, percevant ainsi « l’ultra violet-bleu », « le bleu-vert » et le « vert-ultra violet » (cette dernière nuance étant connue sous le terme de « pourpre de l'abeille »)[4].

Ce guide peut disparaître pour orienter différemment les pollinisateurs. Par exemple, l'inflorescence au printemps du marronnier d'Inde est constituée de fleurs blanc crème avec des taches jaunes au centre, servant de signaux à nectar. Quand la fleur est fécondée, les taches deviennent rouges, couleur non perçue par les pollinisateurs qui se concentrent sur celles qui restent à féconder[5].

Galerie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) S L Buchmann, « The Ecology of Oil Flowers and their Bees », Annual Review of Ecology and Systematics, vol. 18, no 1,‎ novembre 1987, p. 343-369 (lien DOI?)
  2. (en) Dinkel T., Lunau K, « How drone flies (Eristalis tenax L., Syrphidae, Diptera) use floral guides to locate food sources », Journal of Insect Physiology, vol. 47, no 10,‎ septembre 2001, p. 1111-1118
  3. La récolte du pollen et du nectar par l'Abeille domestique, sur biologie.ens-lyon.fr
  4. (en) Charles Duncan Michener, The Social Behavior of the Bees : A Comparative Study, Harvard University Press,‎ 1974 (lire en ligne), p. 17
  5. Vincent Albouy, « Les fleurs parlent aux insectes », Insectes, no 133,‎ 2004, p. 9

Source[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]