Caladbolg

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Dans la mythologie celtique irlandaise, Caladbolg (ou Caladcholg) est le nom de l’épée magique de Fergus Mac Roeg.

Présentation[modifier | modifier le code]

Le sens du nom est « foudre dure ». Tenue à deux mains, au moment de frapper l’ennemi, elle prend la dimension d’un arc-en-ciel. Elle peut alors araser les collines, passant au-dessus des armées.

Lors de l’ultime bataille de la Táin Bó Cúailnge (« Razzia des vaches de Cooley »), Fergus attaque le roi d’Ulster Conchobar Mac Nessa et lui assène un coup si puissant qu’il fait « crier » son bouclier[1]. Alors qu’il s’apprête à massacrer un grand nombre d’Ulates[2], il est ceinturé par Cormac Cond Longas qui le persuade de détourner sa fureur guerrière vers les trois collines qui se trouvent dans le marais. Depuis, les collines écimées portent le nom de « Chauves de Mide ».

Le nom est à rapprocher d’une autre arme magique, la Gae bolga de Cúchulainn, le javelot-foudre. Il serait à l’origine de Caledfwlch, nom gallois d’Excalibur, l’épée du roi Arthur.

Références extérieures[modifier | modifier le code]

  • Caladbolg apparaît dans le MMORPG Guild Wars 2 sous la forme d'une épée à deux mains détenue par Trahearne, l'un des fils de la gardienne des arbres sylvari.
  • Dans le jeu vidéo Fire Emblem : Radiant Dawn, cette épée est décrite comme un trésor national de Daein et sera donné à l'épéiste Edward.
  • Dans le MMORPG 'Elsword' : sous forme d'une compétence utilisée par le personnage 'Chung' qui se nomme 'Souffrances de Caladbolg'.
  • Dans l'univers de Fate/Stay Night, Caladbolg est le nom de l'épée tirée à l'arc par Archer.
  • Dans la version américaine de Final Fantasy X, Caladbolg est le nom de l'arme ultime de Tidus, le personnage principal.
  • Caladbolg apparait également comme arme dans certains jeux de la série Castlevania.
  • Caladbolg apparait comme élément d'amélioration pour Bahamut dans le jeu mobile Terra Battle

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Source[modifier | modifier le code]

  • La Rafle des vaches de Cooley, traduit de l’irlandais, présenté et annoté par Alain Deniel, L’Harmattan, Paris, 1997 (ISBN 2-7384-5250-7)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Paul-Marie Duval, Les Dieux de la Gaule, Paris, éditions Payot,‎ février 1993, 169 p. (ISBN 2-228-88621-1)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1957 aux PUF. Paul-Marie Duval distingue la mythologie gauloise celtique du syncrétisme dû à la civilisation gallo-romaine.
  • Albert Grenier, Les Gaulois, Paris, Petite bibliothèque Payot,‎ août 1994, 365 p. (ISBN 2-228-88838-9)
    Réédition augmentée d'un ouvrage paru initialement en 1970. Albert Grenier précise l’origine indo-européenne, décrit leur organisation sociale, leur culture et leur religion en faisant le lien avec les Celtes insulaires.
  • Christian-J. Guyonvarc'h, Magie, médecine et divination chez les Celtes, Bibliothèque scientifique Payot, Paris, 1997 (ISBN 2-228-89112-6).
  • Christian-J. Guyonvarc'h et Françoise Le Roux :
    • Les Druides, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1986 (ISBN 2-85882-920-9) ;
    • La Civilisation celtique, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire », Rennes, 1990 (ISBN 2-7373-0297-8) ;
    • Les Fêtes celtiques, Rennes, Ouest-France Université, coll. « De mémoire d’homme : l’histoire »,‎ avril 1995, 216 p. (ISBN 9782737313158)
      Ouvrage consacré aux quatre grandes fêtes religieuses : Samain, Imbolc, Beltaine, Lugnasad.
  • Philippe Jouët, Aux sources de la mythologie celtique, Yoran embanner, Fouesnant, 2007 (ISBN 9782914855372).
  • Venceslas Kruta, Les Celtes, Histoire et Dictionnaire, éditions Robert Laffont, coll. « Bouquins » , Paris, 2000 (ISBN 2-7028-6261-6).
  • Claude Sterckx, Mythologie du monde celte, Paris, Marabout,‎ octobre 2009, 470 p. (ISBN 978-2-501-05410-2).
  • Consulter aussi la bibliographie sur la mythologie celtique et la bibliographie sur la civilisation celtique.

Note[modifier | modifier le code]

  1. Le bouclier du roi Conchobar s’appelle « Ochain », ce qui signifie gémissement.
  2. C’est ainsi que l’on nomme les habitants d’Ulster.