Francisco Javier Castaños

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Francisco Javier Castaños
Le général Francisco Javier Castaños (peinture de José Galván Candela).
Le général Francisco Javier Castaños (peinture de José Galván Candela).

Naissance 22 avril 1758
Madrid
Décès 24 septembre 1852 (à 94 ans)
Madrid
Origine Espagnol
Allégeance Drapeau de l'Espagne Espagne
Grade Capitaine général
Années de service 1758 – 1852
Conflits Guerres de la Révolution française
Guerre d'indépendance espagnole
Faits d'armes Bataille de Bailén
Bataille de Tudela
Bataille de Vitoria
Distinctions Duc de Bailén
Grand d'Espagne
Autres fonctions Conseiller d’État
Président du conseil de Castille

Francisco Javier Castaños Aragorri Urioste y Olavide (Francisco Xavier de Castegnos), né à Madrid le 22 avril 1758 et mort dans la même ville le 24 septembre 1852, duc de Bailén, est un militaire espagnol.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d'une famille notable de la Biscaye, il est instruit dans l'art de la guerre par le général Alejandro O'Reilly, son beau-frère, qu'il accompagne en Allemagne dans le voyage de ce dernier pour apprendre la stratégie dans l'armée prussienne.

Début de carrière[modifier | modifier le code]

En 1794, il sert comme colonel dans le corps d'armée de Navarre sous les ordres du général Caro contre les troupes républicaines françaises. Il est nommé lieutenant-général en 1798, mais, peu après, est banni de Madrid pour son opposition au pacifisme et à la recherche de la « paix à tout prix » suivis par le gouvernement espagnol.

Guerre d'indépendance espagnole[modifier | modifier le code]

Reddition de Bailén par José Casado del Alisal - Musée du Prado, Madrid

Il est rappelé lors de l'invasion française et investi du commandement d'un corps d'armée sur les frontières de l'Andalousie, en 1808, que le général Dupont veut conquérir. Avec 9 000 soldats et 3 000 volontaires, il bat le général français et partage cette gloire avec le Suisse Théodore de Reding de Biberegg, son lieutenant. La division française est faite prisonnière, 20 000 hommes sont envoyés sur les pontons de Cadix et dans l'île de Cabrera. Sa victoire lors de la bataille de Bailén, le 19 juillet 1808, et la capitulation des troupes française signent le premier échec important des troupes napoléoniennes.

Il est à son tour battu par le maréchal Jean Lannes à Tudela, au mois de novembre de la même année. Il unit alors ses forces à celles de William Carr Beresford et de Wellington.

En 1811, la Régence le nomme au commandement du 4e corps et gouverneur de plusieurs provinces ; la bataille de Vitoria le 21 juin 1813, dont la victoire est en partie due à sa bravoure, donne une nouvelle preuve de sa capacité. Privé de son commandement par la Régence, il écrit au ministre de la guerre : « J'ai la satisfaction de remettre entre les mains du général Manuel Freire, en vue des frontières de France, le commandement que je pris en 1811, sous les murs de Lisbonne ».

Après l'Empire[modifier | modifier le code]

Il est destitué par la Régence par suite de dénonciations, puis réintégré par Ferdinand VII d'Espagne, et nommé capitaine général de Catalogne en 1815 et en 1823, conseiller d'État en 1825, puis président du conseil de Castille la même année. Il reste éloigné de la cour de 1833 à 1843, écarté pour s'être opposé aux modifications apportées dans le droit de succession au trône. Il retourne aux affaires, malgré son grand âge, après la chute de Baldomero Espartero en 1843, remplace Agustín Argüelles comme tuteur de la jeune reine. Entretemps, il avait été fait duc de Bailén et grand d'Espagne par Ferdinand VII.

Sources[modifier | modifier le code]