José Comblin

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Père Comblin en 2009.

Joseph Comblin, plus connu sous le nom de Padre José Comblin (né le 22 mars 1923 à Bruxelles et mort le 27 mars 2011 à Simões Filho, Bahia, Brésil), est un religieux belge, écrivain, militant politique, théologien de la libération, missionnaire naturalisé brésilien.

Sommaire

Biographie [modifier]

Joseph Comblin naît à Bruxelles le 22 mars 1923, est ordonné prêtre en 1947. Il achève trois ans plus tard un doctorat de théologie à l'Université catholique de Louvain puis est nommé vicaire à la Paroisse du Sacré-Cœur à Bruxelles.

Entré au Collège pour l'Amérique Latine à Louvain, il est envoyé comme missionnaire au Brésil en 1958 dans la région du Nordeste comme prêtre « fidei donum ». Il commence à enseigner la chimie et la physique à Campinas, puis devient assistant à la JOC (Juventude Operária Católica - Jeunesse ouvrière catholique), où il a comme étudiants Frei Betto et Frei Tito.

De 1962 à 1965, il est au Chili, puis il retourne ensuite au Brésil, à l’Institut de Théologie de Recife, à l'invitation de Dom Helder Camara dont il devient proche collaborateur.

Intellectuel érudit et engagé, il partage son temps entre l'enseignement et l'écriture . À partir de 1968, l'abbé Comblin s'inscrit dans la ligne des théologiens de la Libération qui vient de naître . De 1968 à 1972 , il est nommé expert au Conseil épiscopal latino-américain (CELAM)[1].

La théologie de la bêche [modifier]

À partir de 1969, il fonde le « Centre rural de formation théologique » [2] dans le but de former des missionnaires laîcs. S'y pratique la « théologie de la bêche », méthode qui allie enseignement et apprentissage de l'agriculture. il collabore à la fondation de nombreux séminaires ruraux au Paraíba, d'où il tire et enrichit les bases pour la « théologie de la bêche » (Teologia da Enxada). Il est aussi professeur de théologie en Équateur.

Ses idées et son action indisposent le régime militaire: Il est expulsé du Brésil en 1971, et retourne au Chili pour une durée de huit ans. Déclaré à nouveau « Persona non grata », il est expulsé du Chili par Pinochet en 1980, en raison de la publication du livre A Ideologia da Segurança Nacional (1977).

De retour au Brésil, il s'installe à Serra Redonda (Paraíba), où il poursuit son enseignement et ses nombreuses publications dans de nombreux domaines : la spiritualité ( l'Esprit Saint, libérateur), l'analyse de la société (L'Église Catholique et les mirages du néo-libéralisme), la théologie ( L'église des pauvres, est-ce pour demain ?). Il fonde un nouveau séminaire rural et nombreuses communautés de base ; cette méthode reçoit l'approbation de Paul VI. À cette époque, il fonde aussi des mouvements laïcs : les Missionários do Campo (1981), les Missionárias do Meio Popular (1986), les Missionários de Juazeiro de Bahia (1989), de Paraíba (1994) et de Tocantins (1997).

Dans ses dernières années, il habite à Sertão Paraibano. Il décède à Simões Filho, le 27 mars 2011, à l'âge de 88 ans. Oscar Beozzo, théologien de la libération, écrit alors :

« Nous venons de perdre un guide soucieux et exigeant comme les vieux prophètes. (…) Depuis son ordination en 1947, il n'a cessé de dénoncer les incohérences de l'Église qu'il accusait d'oublier les préférés de Dieu: le pauvre, l'orphelin, la veuve, l'étranger, etc. Il a travaillé toute sa vie pour une église prohétique au service des plus vulnérables. »

Notes et références [modifier]

  1. Pastoralia, Pierre Sauvage sj. n 6 2011 p. 173
  2. Documentation Catholique, 4 mars 2012, no 2485 p. 235

Œuvres (sélection) [modifier]

Distinctions [modifier]

Docteur honoris causa à l’Université Fédérale du Paraíba, 2001, « … pour ses travaux sur l’éducation populaire, sur la pastorale des masses pauvres de l’Amérique latine et pour ses nombreuses publications comme éducateur et humaniste … ».

Voir aussi [modifier]

Articles connexes [modifier]

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