Jean-Pierre de Beaulieu

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Jean-Pierre de Beaulieu
Jean-Pierre de Beaulieu
Jean-Pierre de Beaulieu

Naissance 26 octobre 1725
Lathuy, Brabant
Décès 22 décembre 1819 (à 94 ans)
Linz, Autriche
Origine duché de Brabant
Allégeance Drapeau du Saint-Empire Saint-Empire
Arme Infanterie
Grade Feldzeugmeister
Années de service 1756 – 1796
Conflits Guerre de Sept Ans
Révolution brabançonne
Guerres de la Révolution française
Commandement Troupes impériales d'Italie
Faits d'armes Bataille de Kolin
Bataille de Breslau
Bataille de Leuthen
Bataille de Hochkirch
Combats d'Arlon
Bataille du pont de Lodi
Distinctions Ordre militaire de Marie-Thérèse

Jean-Pierre de Beaulieu, né le 26 octobre 1725, à Lathuy dans le Brabant, décédé le 22 décembre 1819 à Linz, est un général wallon de l'armée impériale.

Biographie[modifier | modifier le code]

La jeunesse et la guerre de Sept Ans[modifier | modifier le code]

En 1757, Beaulieu participe aux affrontements de la guerre de Sept Ans, comme ici à Leuthen. Peinture de Carl Röchling.

Son nom appartient à une famille de gentilshommes brabançons. Voué aux études mathématiques, Beaulieu embrasse très jeune la carrière des armes, et sert avec distinction dans la guerre de Sept Ans, comme aide de camp du maréchal autrichien Leopold Joseph von Daun.

Il commence sa carrière militaire dans la guerre de Sept Ans (1756-1763). Il se distingue aux batailles de Kolin, Breslau, Leuthen et Hochkirch. L'ordre militaire de Marie-Thérèse et un titre de baron sont sa récompense.

« Son caractère audacieux et ardent combiné avec sa grande énergie et une activité constante le destinait parfaitement à une carrière militaire[1]. »

— Martin Boycott-Brown, The Road of Rivoli, 2001.

De 1763 jusqu'en 1789, Beaulieu, quoique porteur du titre de colonel d'état-major, se consacre presque exclusivement aux arts, aux sciences, et à l'éducation de son fils.

La révolte du Brabant et les guerres de la Révolution française[modifier | modifier le code]

Il réduit en 1789 le Brabant insurgé, à l’exemple de la Révolution française. À cette dernière époque, il reçoit le grade de général-major et le commandement de quelques troupes destinées à étouffer la révolution brabançonne[2]. C'est dans un combat livré aux insurgés que, voyant son fils tomber mortellement blessé à ses côtés, il s'adresse à ses soldats : « Mes amis, leur dit-il, ce n'est pas le moment de pleurer, mais de vaincre ! »

Devenu lieutenant-général et placé en 1792 sur la frontière des Pays-Bas, Beaulieu se défend bravement contre les attaques du général Biron, et refoule les Français jusque sous les murs de Valenciennes. Ce fait d'armes, le premier des guerres de la Révolution française, est suivi de divers succès en Flandre et dans la province du Luxembourg, où il soutient un jour les efforts de l'armée de la Moselle, guidée par Jourdan. Il bat Jourdan à Arlon, en reprenant le 29 mai 1794 cette place que Jourdan lui a pris le mois précédent.

L'échec d'Italie[modifier | modifier le code]

La bataille de Lodi, 10 mai 1796. Peinture de Felicien de Myrbach, parue dans Life of Napoleon Bonaparte de William Sloane.

En 1796, la renommée militaire de Beaulieu lui vaut le commandement en chef de l'armée impériale d'Italie. Le général est constamment battu par le jeune vainqueur de Montenotte. Poursuivi à outrance sur le , sur l'Adda, au pont de Lodi, sur le Mincio, l'expérience et l'audace de Beaulieu ne peuvent résister nulle part à l'impétuosité de Napoléon Bonaparte, et il doit céder le commandement à Wurmser.

Beaulieu quitte alors le service, pour vivre dans la solitude. Retiré près de Linz, dans un château qu'il a acheté du produit de ses économies et des largesses de Léopold, il s'y livre à son goût favori pour l'étude et les soins agricoles. Son fils est tué sous ses yeux, son gendre mortellement frappé à la bataille d'Ostrach, ses trois frères meurent aussi les armes à la main ; sa fortune, sa bibliothèque et son cabinet de médailles et d'antiquités sont anéantis par les désastres de la guerre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Boycott-Brown 2001, p. 132
  2. Boycott-Brown 2001, p. 132 et 133

Bibliographie[modifier | modifier le code]

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