Jean-Pierre de Beaulieu

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Jean-Pierre de Beaulieu
Jean-Pierre de Beaulieu
Jean-Pierre de Beaulieu

Naissance
Lathuy, Brabant
Décès (à 94 ans)
Linz, Autriche
Origine wallon
Allégeance Saint-Empire, au service de l'empereur des Romains
Grade Général, commandant en chef des troupes impériales d'Italie
Années de service 1756 – 1796
Conflits guerre de Sept Ans
guerres de la Révolution française
Faits d'armes Kolin,
Breslau,
Leuthen,
Hochkirch,
Arlon
Distinctions Ordre militaire de Marie-Thérèse

Jean-Pierre de Beaulieu, né le 26 octobre 1725, à Lathuy dans le Brabant, décédé le 22 décembre 1819 à Linz, est un général wallon de l'armée impériale.

Biographie[modifier | modifier le code]

Son nom appartient à une famille de gentilshommes brabançons. Voué aux études mathématiques, Beaulieu embrasse très jeune la carrière des armes, et sert avec distinction dans la guerre de Sept Ans, comme aide de camp du maréchal autrichien Daun.

Il commence sa carrière militaire dans la guerre de Sept Ans (1756-1763). Il se distingue aux batailles de Kolin, Breslau, Leuthen et Hochkirch.

L'ordre militaire de Marie-Thérèse et un titre de baron sont sa récompense. De 1763 jusqu'en 1789 Beaulieu, quoique porteur du titre de colonel d'état-major, se consacre presque exclusivement aux arts, aux sciences, et à l'éducation de son fils.

Il réduit en 1789 le Brabant insurgé, à l’exemple de la Révolution française. À cette dernière époque, il reçoit le grade de général-major, et le commandement de quelques troupes destinées à étouffer la révolution brabançonne. C'est dans un combat livré aux insurgés, que, voyant son fils tomber mortellement blessé à ses côtés, et s'adressant à ses soldats: « Mes amis, leur dit-il, ce n'est pas le moment de pleurer, mais de vaincre ! »

Devenu lieutenant-général et placé, en 1792, sur la frontière des Pays-Bas, Beaulieu se défend bravement contre les attaques du général Biron, et refoule les Français jusque sous les murs de Valenciennes. Ce fait d'armes, le premier des guerres de la Révolution française, est suivi de divers succès en Flandre et dans la province du Luxembourg, où il soutient un jour les efforts de l'armée de la Moselle, guidée par Jourdan. Il bat Jourdan à Arlon, en reprenant le 29 mai 1794 cette place que Jourdan lui a pris le mois précédent.

En 1796, la renommée militaire de Beaulieu lui vaut le commandement en chef de l'armée impériale d'Italie. Le général est constamment battu par le jeune vainqueur de Montenotte. Poursuivi à outrance sur le , sur l'Adda, au pont de Lodi, sur le Mincio, l'expérience et l'audace de Beaulieu ne peuvent résister nulle part à l'impétuosité de Napoléon Bonaparte, et il doit céder le commandement à Wurmser. Alors Beaulieu quitte le service, pour vivre dans la solitude. Retiré, près de Linz, dans un château qu'il a acheté du produit de ses économies et des largesses de Léopold, il s'y livre à son goût favori pour l'étude et les soins agricoles.

Son fils est tué sous ses yeux, son gendre mortellement frappé à la bataille d'Ostrach, ses trois frères meurent aussi les armes à la main; sa fortune, sa bibliothèque et son cabinet de médailles et d'antiquités sont anéantis par les désastres de la guerre.

Source[modifier | modifier le code]

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