Jean-Marie Demange

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Demange.
Jean-Marie Demange
Fonctions
Député
2 avril 198617 novembre 2008
Groupe politique RPR (1986-2002)
UMP (2002-2008)
Biographie
Date de naissance 23 juillet 1943
Date de décès 17 novembre 2008 (à 65 ans)
Résidence 9e circonscription de la Moselle

Jean-Marie Demange, né le 23 juillet 1943 à Toulouse (Haute-Garonne) et mort le 17 novembre 2008 à Thionville (Moselle), est un homme politique français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Médecin de profession, spécialiste en angiologie, il s'engage en politique sous l'étiquette RPR, et est élu conseiller général de la Moselle en 1985 dans un canton réputé de gauche[1], puis député de la Moselle en 1986. Il est réélu dans la 9e circonscription de ce département en 1988, 1993, 1997 et 2002 avec 60,62 % des voix au second tour[2].

Lors des élections municipales de 1995, la liste qu'il conduit l'emporte à Thionville, face à la liste PCF. Devenu maire, il a notamment pour adjoint l'ancien député Henri Ferretti.Il lance dès lors de grands travaux d'embellissement de la ville[1], ce qui lui permet une réélection facile en 2001 avec 63,2 % des voix au premier tour[3].

De nouveau réélu député le 19 juin 2007, pour la XIIIe législature, il devient alors membre du groupe UMP et de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques[4].

Aux élections municipales de mars 2008 à Thionville, alors qu'il avait presque victoire assurée dès le premier tour, où il ne lui manque qu'une quarantaine de voix pour obtenir la majorité absolue, il est finalement battu d'une courte tête par son opposant socialiste Bertrand Mertz au second tour[5]. Il devient alors de plus en plus dépressif avec des accès suicidaires[1].

Le 17 novembre 2008, Jean-Marie Demange tue son ancienne compagne[6] d'une balle dans la tempe, après l'avoir battue sur le balcon d'un immeuble du centre-ville de Thionville, puis se suicide en retournant l'arme, un pistolet de calibre 7,65 mm, contre lui[7]. Le jour même, une minute de silence est observée à l'Assemblée nationale, qui n'était pas informée des circonstances du drame.

Il est remplacé à l'Assemblée nationale par sa suppléante, Anne Grommerch.

Récapitulatif des mandats[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b et c « La dérive fatale du député Demange », Le Monde, 24 novembre 2008. Consulté le 24 novembre 2008.
  2. Élections législatives de 2002 - Résultats dans la 9e circonscription de la Moselle, sur le site du ministère de l'Intérieur
  3. Élections municipales de 2001, sur le site du ministère de l'Intérieur
  4. Sa fiche sur le site de l'Assemblée nationale
  5. Élections municipales de 2008 - Résultats à Thionville, sur le site du ministère de l'Intérieur
  6. Timothée Boutry, « L’ex-maire de Thionville tue son amie et se donne la mort », Le Parisien, 18 novembre 2008
  7. « Le député UMP Jean-Marie Demange tue sa maîtresse, avant de se donner la mort », Le Monde, 18 novembre 2008.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]