Élisabeth Daynès

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher

Élisabeth Daynès

Naissance 1960
Béziers (Drapeau de la France France)
Nationalité Française
Activités Sculpture, arts plastiques
Formation Autodidacte

Œuvres réputées

Reconstitutions d'hominidés

Élisabeth Daynès, née en 1960 à Béziers, est une sculptrice et plasticienne française. Elle est spécialiste de la reconstitution de personnages anthropomorphiques et a fourni des mannequins et figures pour de nombreux musées du monde, notamment des hominidés préhistoriques souvent réalisés en silicone par dermoplastie, ce qui lui vaut le titre de « paléoartiste » ou « paléoplasticienne »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Reconstitution par Élisabeth Daynès du jeune homme de Byrsa.

Après des cours de dessin et de peinture dans un atelier durant son enfance, elle intègre la troupe de la Salamandre au théâtre du Nord[2]. Là, elle y crée des maquillages et des masques nécessaires aux pièces qui y sont jouées[2]. Après être passée aux effets spéciaux et avoir appris à maîtriser la résine, le silicone, les colorants et la faïence, elle s'installe dans son atelier parisien en 1984[2]. Sa spécialisation dans les reconstitutions d'hominidés et d'hommes préhistoriques débute en 1988 avec la commande d'un mammouth et de Magdaléniens par le musée du Thot à Montignac, près de la grotte de Lascaux[2].

Sa notoriété devient nationale avec l'ouverture en 1991 du musée de Tautavel qui présente quelques-unes de ses réalisation[2]. En 1996 et 1997, elle se perfectionne en anatomie avec la collaboration de Jean-Noël Vignal, anthropologue médico-légal à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale[2]. À partir de 1997, sa renommée est internationale avec l'exposition de ses œuvres dans plusieurs musées du monde comme une première Lucy à Mexico et une seconde à New York, le couple de Dmanissi en Géorgie, un « penseur » inspiré de celui de Rodin mais vieux de 200 000 ans en Allemagne, etc[2]. Sa renommée et son talent obtiennent leur consécration en 2006 avec son buste de Toutânkhamon en couverture du National Geographic ; l'exposition le présentant, entre-autres pièces, à Los Angeles et Chicago attire de très nombreux visiteurs[2].

L'exposition annuelle 2012 du musée départemental de Préhistoire d'Île-de-France de Nemours, intitulée « L’identité retrouvée, les reconstructions anatomiques d’Élisabeth Daynès », est une rétrospective de ses travaux[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Daynès, L’identité retrouvée : Les Reconstructions anatomiques d’Élisabeth Daynès, Éditions d’Art /Département de Seine-et-Marne,‎ 2011, 156 p. (ISBN 978-2-916373-44-7)
    Préface d’Yves Coppens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Corinne Bensimon, « Et Daynès créa les hominidés », Libération,‎ 28 décembre 2011 (consulté le 5 janvier 2012)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (fr) « Biographie » (consulté le 16 janvier 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :