Élisabeth Daynès

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Élisabeth Daynès

Naissance 1960
Béziers (Drapeau de la France France)
Nationalité Française
Activités Sculpture, arts plastiques
Formation Autodidacte

Œuvres réputées

Reconstitutions d'hominidés

Élisabeth Daynès, née en 1960 à Béziers, est une sculptrice et plasticienne française. Elle est spécialiste de la reconstitution de personnages anthropomorphiques et a fourni des mannequins et figures pour de nombreux musées du monde, notamment des hominidés préhistoriques souvent réalisés en silicone par dermoplastie, ce qui lui vaut le titre de « paléoartiste » ou « paléoplasticienne »[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Après des cours de dessin et de peinture dans un atelier durant son enfance, elle intègre la troupe de la Salamandre au théâtre du Nord[2]. Là, elle y crée des maquillages et des masques nécessaires aux pièces qui y sont jouées[2]. Après être passée aux effets spéciaux et avoir appris à maîtriser la résine, le silicone, les colorants et la faïence, elle s'installe dans son atelier parisien en 1984[2]. Sa spécialisation dans les reconstitutions d'hominidés et d'hommes préhistoriques débute en 1988 avec la commande d'un mammouth et de Magdaléniens par le musée du Thot à Montignac, près de la grotte de Lascaux[2].

Sa notoriété devient nationale avec l'ouverture en 1991 du musée de Tautavel qui présente quelques-unes de ses réalisation[2]. En 1996 et 1997, elle se perfectionne en anatomie avec la collaboration de Jean-Noël Vignal, anthropologue médico-légal à l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale[2]. À partir de 1997, sa renommée est internationale avec l'exposition de ses œuvres dans plusieurs musées du monde comme une première Lucy à Mexico et une seconde à New York, le couple de Dmanissi en Géorgie, un « penseur » inspiré de celui de Rodin mais vieux de 200 000 ans en Allemagne, etc[2]. Sa renommée et son talent obtiennent leur consécration en 2006 avec son buste de Toutânkhamon en couverture du National Geographic ; l'exposition le présentant, entre-autres pièces, à Los Angeles et Chicago attire de très nombreux visiteurs[2].

L'exposition annuelle 2012 du musée départemental de Préhistoire d'Île-de-France de Nemours, intitulée « L’identité retrouvée, les reconstructions anatomiques d’Élisabeth Daynès », est une rétrospective de ses travaux[1].

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Élisabeth Daynès, L’identité retrouvée : Les Reconstructions anatomiques d’Élisabeth Daynès, Éditions d’Art /Département de Seine-et-Marne,‎ 2011, 156 p. (ISBN 978-2-916373-44-7)
    Préface d’Yves Coppens.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Corinne Bensimon, « Et Daynès créa les hominidés », Libération,‎ 28 décembre 2011 (consulté le 5 janvier 2012)
  2. a, b, c, d, e, f, g et h (fr) « Biographie » (consulté le 16 janvier 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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