Ornithogale en ombelle

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Ornithogalum umbellatum

Ornithogalum umbellatum

L'ornithogale en ombelle (Ornithogalum umbellatum) est une petite plante printanière à fleurs blanches appartenant au genre Ornithogalum et à la famille des Asparagaceae. Cette plante est appelée communément dame d'onze heures, car ses fleurs s'ouvrent en plein soleil et se referment au soir. Elle est également nommée à tort, étoile de Bethléem, traduction de star of Bethlehem[1].

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le nom de genre ornithogalum est un emprunt au grec ornithogalē désignant déjà la plante chez Dioscoride (N.M. II, 144), dérivé de ornithos gala ορνιθος γαλα « lait d'oiseau ». L'épithète spécifique umbellatum est un emprunt au latin umbellatus, -a,-um « en forme d'ombrelle » (de umbella « ombrelle, parasol, parapluie »).

Description[modifier | modifier le code]

C'est une plante herbacée vivace de 10 à 30 cm de haut[2], à bulbe ovoïde, renouvelée tous les ans (géophyte à bulbe). Les parties aériennes disparaissent à la belle saison.

Elle comporte de 6 à 8 feuilles basales, de 3-6 mm de large, toutes basilaires, canaliculées et glabres. Elles sont de forme linéaire et portent une bande médiane longitudinale blanche, plus ou moins visible.

Les fleurs blanches, érigées, s'ouvrent en étoile au soleil et se ferment le soir. Elles demeurent fermées par temps couvert. Les 6 tépales pétaloïdes de 15-22 mm de long[3], sont d'un blanc pur en dedans et marquée d'une bande médiane verte en dehors. Les 6 étamines libres comportent un large filet blanc aplati. Les fleurs sont disposées en corymbes lâches. Les pédicelles atteignent 10-12 cm à la fructification.

La floraison a lieu d'avril à juin. La pollinisation se fait par les insectes.

Le fruit est une capsule en massue, à 6 angles.

Ornithogalum umbellatum est toxique, surtout le bulbe.

Distribution et habitat[modifier | modifier le code]

Elle est distribuée en Europe centrale et méridionale, en Asie mineure, et Afrique du Nord. Elle a été introduite dans de nombreuses régions du monde. C'est une plante assez commune presque partout en France et plus rare dans l'Ouest et en région méditerranéenne[4].

Elle se rencontre dans les prairies, aux bords des chemins, et jadis dans les vignes.

Elle aime les sols argileux et assez pauvres en matière organique.

Usages[modifier | modifier le code]

L'ornithogale en ombelle est cultivée comme plante ornementale.

Toxicité[modifier | modifier le code]

La plante contient des glycosides cardénolides, la convallatoxine et la convalloside, qui sont toxiques pour l'homme et le bétail[3]. On les trouve dans toute la plante mais plus concentrés dans les fleurs et le bulbe.

Histoire[modifier | modifier le code]

La plante est connue dès l'Antiquité grecque[5] sous le nom de bolbinē βολβινη, chez Théophraste (H.P. 7[6]) dès le IVe siècle av. J.-C., puis chez Pline (H.N. 1,20 ; 19, 95; 20, 107). Elle était aussi connue sous le nom d'ornithogalē ορνιθος γαλα ou ορνιθογαλον, selon les manuscrits, soit « lait d'oiseau », chez Pline (H.N. 1, 21, 62 ; 21, 102) et Dioscoride (N.M. II, 144). Ce dernier en donne une description botanique et indique que le bulbe est consommé cru, bouilli ou rôti[7]. À la même époque, au Ier siècle, Pline indique qu'on le fait cuire dans de la bouillie de farine[8].

Photos[modifier | modifier le code]

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Fiction[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]


Références[modifier | modifier le code]

  1. Mauric Natacha, « Ornithogalum umbellatum »
  2. D. Jeanmonod, J. Gamisans, Flora Corsica, Aix-en-Provence, Edisud,‎ (ISBN 978-2-7449-0662-6)
  3. a et b Référence Flora of North America : Ornithogalum umbellatum Linnaeus (en)
  4. J.C. Rameau et als, Flore forestière française t 2, Institut pour le développement forestier,‎
  5. Jacques André, Les noms des plantes dans la Rome antique, Les Belles Lettres,‎
  6. Suzanne Amigues, Recherches sur les plantes : À l’origine de la botanique, Belin,‎
  7. (en) Pedanius Dioscorides of Anazarbus, De materia medica (translated by Lily Y. Beck), Olms - Weidmann,‎ , 630 p.
  8. Pline l'Ancien, Histoire naturelle (traduit, présenté et annoté par Stéphane Schmitt), Bibliothèque de la Pléiade, nrf, Gallimard,‎ , 2131 p.

Liens externes[modifier | modifier le code]