Forces armées argentines

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Fuerzas Armadas de la República Argentina
Branches Armée de terre

Marine
Force aérienne

Commandement
Commandant en chef Cristina Kirchner
Ministre de la Défense Arturo Puricelli
Chef d'état-major Lieutenant Général Jorge Chevalier
Main-d'œuvre
Troupes régulières 100 000
Réservistes 450 000
Budgets
Budget 4 milliards de $
Pourcentage du PNB 1,5 %

Les forces armées de la république d'Argentine (Fuerzas Armadas de la República Argentina ou FA en espagnol) ont pour commandant en chef le président de la nation argentine et dépendent du ministère de la défense. Elles sont composées par le Comité des chefs d’États-majors interarmées, l'armée de terre, la marine et la force aérienne. S'y ajoutent la gendarmerie nationale et la préfecture navale qui dépendent, elles, du ministère de l'intérieur.

En 2010, les dépenses de défense en Argentine étaient de 3,2 milliards de dollars, soit 1,07 % du PIB du pays, en dessous de la moyenne sud-américaine pour la même période (1,74 %). En 2011, les effectifs étaient de 540 000 personnes incluant les troupes actives et de réserve.

Histoire[modifier | modifier le code]

Les militaires des Provinces-Unies du Río de la Plata, dont une partie deviendra la Confédération argentine puis la république d'Argentine combattirent, de l'indépendance de leur pays jusqu'au années 1880, dans une longue série de guerres civiles. Ils furent longtemps très influents dans la politique du pays et interrompirent souvent les gouvernements démocratiques. Les coups d'états militaires firent tomber les gouvernements démocratiques en 1930, 1943, 1955, 1962, 1966 et 1976. La dictature instaurée en 1976 sous le nom de processus de réorganisation national se maintint jusqu'en 1983. Elle justifia ses actions brutales et illégales (détention, torture, exécutions, disparitions, enlèvement d'enfants) en arguant du terrorisme présent pendant les décennies 1970 et 1980.

En 1965, un groupe d'exploration de l'armée commandé par Jorge Edgar Leal, alors colonel, atteignit le pôle sud.

En 1978, le refus argentin de l'arbitrage au profit du Chili d'un contentieux au sujet des îles Lennox, Nueva et Picton mit les deux pays au bord de la guerre. Le gouvernement militaire qui dirigeait le pays donna l'ordre aux forces armées d'occuper militairement les îles lors de l'« opération souveraineté » et du conflit du Beagle. Celui-ci fut résolu par une médiation du Pape Jean-Paul II et déboucha sur un traité de paix et d'amitié en 1984.

Durant les gouvernements de Carlos Menem et Fernando de la Rúa les relations avec le Chili s'améliorèrent et des solutions furent trouvées à presque tous les conflits territoriaux limitrophes.

Enfin, au retour de la démocratie en 1983, le format des forces armées d'Argentine fut réduit ainsi que les dépenses militaires. L'armée devint peu à peu plus professionnelle, jusqu'à la suppression de la conscription en 1985. L'embargo du gouvernement britannique prit fin en 1990. L'Argentine fut désignée en 1998 Alliée important hors OTAN par le président américain Bill Clinton. Les forces armées commencèrent une politique de coopération et d'amitié avec les forces armées brésiliennes et chiliennes

En 2012, sa marine et son aviation sont peu opérationnelles suite à des manques de ressources pour la formation et la maintenance [1].

Interventions des forces armées[modifier | modifier le code]

En dehors des missions de paix, les uniques conflits internationaux dans lesquels intervinrent les forces armées argentines depuis leurs établissement officiel en 1853 furent la Guerre de la Triple Alliance et la Guerre des Malouines. Les forces armées collaborèrent lors de missions de paix de l'ONU à Chypre, en Yougoslavie, au Koweït, en Bosnie, en Libye et à Haïti. De 1999 à 2006, l'Argentine fut le seul État d'Amérique latine à maintenir ses troupes au Kosovo lors des opérations de la KFOR où les militaires argentins avaient intégré une brigade italienne.

À partir de l'an 2000, certains changements significatifs se produisirent :

  • L'immunité diplomatique fut retirée aux membres des forces armées des États-Unis ainsi qu'à 34 autres pays
  • L'Argentine et le Brésil s'éloignèrent des États-Unis dans leurs politiques étrangères, en opposition à la politique interventionniste de ce pays.
  • L'Argentine maintient une coopération militaire et de défense avec l'Allemagne, l'Espagne, les États-Unis, la France, l'Italie et Israël.
Les cadets des forces Armées s'apprêtant à interpréter l'hymne national argentin

Structure[modifier | modifier le code]

La structure actuelle se fonde sur la loi de défense nationale no 23554 approuvée en 1988 et relative à la modernisation de la doctrine des forces armées. Elle a pour objectif de définir le rôle de l'armée vis-à-vis de la société civile et des autres institutions de l'État, permettant que celles-ci puissent être utilisées en cas d'agressions étrangères en réduisant la hiérarchie et en centralisant les décisions.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en)« Argentine navy short on spares and resources for training and maintenance », sur Mercopress,‎ 22 novembre 2012 (consulté le 27 novembre 2012)

Liens externes[modifier | modifier le code]

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