Fernando de la Rúa

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Fernando de la Rúa
Fernando de la Rúa en 1999.
Fernando de la Rúa en 1999.
Fonctions
51e Président de la Nation argentine
Élection
Vice-président Carlos Álvarez (1999-2000)
Prédécesseur Carlos Menem
Successeur Ramón Puerta
1er Chef du Gouvernement de la Ville de Buenos Aires
Sénateur de la Nation argentine
pour la Capitale fédérale
Président Carlos Menem
Président Raúl Alfonsín (1983-1989)
Carlos Menem (1989)
Président Héctor José Cámpora (1973)
Raúl Alberto Lastiri (1973)
Juan Perón (1973-1974)
Isabel Martínez de Perón (1974-1976)
Député de la Nation argentine
pour la Capitale fédérale
Président Carlos Menem
Biographie
Date de naissance (76 ans)
Lieu de naissance Córdoba, Province de Córdoba, Argentine
Nationalité Drapeau de l’Argentine Argentine
Parti politique Union civique radicale
Diplômé de Université nationale de Córdoba
Profession Avocat

Signature

Fernando de la Rúa
Présidents de la Nation argentine

Fernando de la Rúa (né à Córdoba, le ) est un homme politique argentin du parti de l'Union civique radicale. Il fut élu président de l'Argentine, poste qu'il occupa du au . Il était le successeur de Carlos Menem.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il étudia au lycée militaire et fut reçu avocat à l'Université Nationale de Córdoba. Très jeune, il commença une carrière politique à l'Unión Cívica Radical. Sa première apparition sur la scène politique fut en 1973 lorsqu'il se présenta pour son parti comme candidat sénateur à la Capitale fédérale Buenos Aires. Il s'y révéla l'un des rares qui purent vaincre le justicialisme cette année. Ce fait amena Ricardo Balbín, patron des radicaux, à le choisir comme colistier, candidat à la vice-présidence pour l’élection présidentielle de septembre 1973.

En 1983, il fut élu député. Mais il ne réussit pas à être élu sénateur en 1989, devant faire face à un front entre les péronistes et l'Union du Centre Democratique ou Ucedé. Grâce à la réforme constitutionnelle de 1994, Fernando de la Rúa fut le premier chef de gouvernement élu par le peuple de la ville autonome de Buenos Aires, charge qu'il assuma entre et , lorsqu'il fut appelé pour présider la Nation.

Les élections du furent un grand échec pour le Parti justicialiste. Fernando de la Rúa, candidat d'un conglomérat de partis du centre et de la gauche modérée dirigé par l'Unión Cívica Radical dénommé "Alianza", fut élu et le justicialisme perdit la majorité à la Chambre des Députés. De la Rúa arrivait au pouvoir grâce à sa réussite dans la gestion de la ville autonome de Buenos Aires, qu'il dirigeait au sein d'une alliance de divers partis politiques du centre et de la gauche modérée. Mais sa victoire était avant tout due au rejet de la corruption des années du mandat de Menem et à la forte détérioration de l'économie depuis un an.

Cependant ses promesses électorales de rénovation du pays malmené par le régime ménémiste, promesses qu'il brandissait durant sa campagnes, furent rarement appliquées durant son mandat présidentiel.

Son gouvernement[modifier | modifier le code]

Menem avait laissé une Argentine malade économiquement. De la Rúa prit d'emblée des mesures sévères dans le but d'améliorer les choses, mais elles furent insuffisantes pour résoudre la détérioration des finances publiques et la capacité productive et exportatrice du pays.

Il maintint un type de change liant le peso au dollar américain, ce qui déboucha sur une situation de grave récession en 2000. De la Rúa demanda une aide complémentaire au Fonds monétaire international (FMI) et aux banques privées pour réduire la pression de la dette extérieure. En décembre 2000 on négocia un paquet de sauvetage de 40 000 millions de dollars, et le gouvernement annonça un investissement de 20 milliards de dollars pour des programmes de travaux publics afin de raviver l'économie. Cependant la récession et la fuite des capitaux continuèrent voire s'approfondirent. Circonstance aggravante, le mécontentement populaire lié aux mesures d'ajustement exigées par le FMI en échange de son aide[Lesquelles ?] monta rapidement.

À la fin de 2001, le chômage avait atteint le taux de 20 %.

Le système politique apparut totalement mis en échec à partir de la démission du vice-président Carlos "Chacho" Álvarez, le , en plein scandale de pots-de-vin au Sénat pour l'approbation d'une loi du travail qui ôterait aux travailleurs argentins leurs droits historiques.

Des saccages, des grèves, des manifestations populaires déferlèrent sur tout le pays à la fin de . De la Rúa décréta l'état de siège et ordonna une répression féroce (une de plus en Argentine) qui provoqua plus de 35 morts les 19 et 20 décembre. La rébellion populaire, loin de cesser, reçut l'appui des classes moyennes (dont les dépôts bancaires avaient été expropriés), face à quoi de la Rúa dut se démettre, ayant à peine accompli la moitié de son mandat. Une série de présidents intérimaires lui succéda, incapables de stabiliser la situation. En , le Congrès nomma finalement Eduardo Duhalde pour achever le terme présidentiel. Duhalde dévalua la monnaie argentine le peso, consacra l'expropriation des petits dépôts bancaires du secteur privé, protégeant ainsi les intérêts des grandes banques et le secteur exportateur. Le mot d'ordre principal de la rébellion populaire de décembre 2001 (connu comme « el Argentinazo ») avait été : « ¡Que se vayan todos! » - « Qu'ils s'en aillent tous ! ».

De la Rúa a aussi remercié[précision nécessaire] en 2000 les 500 derniers civils qui travaillaient encore pour le Bataillon d'Intelligence 601, l'un des fers-de-lance de la « guerre sale » dans les années 1970-80 [1].

Notes et références[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]


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