François Mercier (entrepreneur)

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François Mercier

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Monument à la mémoire de François Mercier
devant la mairie de Tronget

Naissance 2 février 1858
Tronget (Allier)
Décès 3 avril 1920 (à 62 ans)
Paris
Nationalité française
Profession
Entrepreneur
Activité principale
Bâtisseur d'ouvrages d'art
Autres activités
Maire de Tronget
Distinctions
Officier de la légion d'honneur
Conjoint
Marie Anne Coulignon

François Mercier, né le 2 février 1858 à Tronget, dans l'Allier, et mort le 3 avril 1920 à Paris, est un entrepreneur dans les travaux publics et les chemins de fer[1]. Il fut maire de Tronget de 1912 à 1920.

Biographie[modifier | modifier le code]

Viaduc de Pélussin construit par François Mercier
Viaduc du chemin de fer du Val de Vouga au Portugal, construit par Mercier

François Mercier est le fils d'un petit entrepreneur du bâtiment de Tronget (Allier) et apprend son métier avec son père. Après son service militaire, il se marie avec Marie Anne Coulignon[2] le 2 août 1884 à Tronget. Il est entrepreneur de travaux publics, faisant de la petite entreprise héritée de son père une entreprise d'envergure nationale. Il construit un certain nombre de ponts et de voies ferrées.

En 1907, il entame une collaboration avec Eugène Freyssinet, ingénieur polytechnicien, dans l'utilisation du béton armé pour les ponts. Il fonde en 1911 la Société des Chemins de fer du Centre avec l'ingénieur Lapeyre, concessionnaire du tramway de Vichy à Cusset.

François Mercier est aussi fondateur de la Compagnie Française pour la Construction et l'exploitation des Chemins de fer à l'étranger qui construit le chemin de fer du Val de Vouga au Portugal. Parmi les membres, on trouve M. Lechatellier, ingénieur en chef des Ponts et Chaussées, président de la Société française de construction mécanique (Anciennes Usines Cail).

Il décède le 3 avril 1920 au no 87, rue Saint Lazare à Paris, avant d'avoir pu achever les travaux de construction de la dernière section du réseau des chemins de fer du Centre.

Il repose avec sa femme au cimetière de Tronget dans une chapelle funéraire bâtie par l'architecte Rabagliati et décorée d'une porte en bronze du ferronnier d'art Edgar Brandt.

Peu avant sa mort, il avait fait construire à Tronget un sanatorium ; sa veuve en fit construire un second en 1933 à Rocles. Ces centres médicaux ne sont plus des sanatoriums, mais existent toujours[3].

Réalisations[modifier | modifier le code]

Chemins de fer[modifier | modifier le code]

Ponts[modifier | modifier le code]

Hommages[modifier | modifier le code]

Inscription du monument de Tronget
  • Officier de la Légion d'honneur (1918).
  • Centre médical François Mercier à Tronget.
  • Monument commémoratif à Tronget. Inauguré en 1922 à l'initiative de son ami le sénateur Marcel Régnier, il est l'œuvre du sculpteur Émile Guillaume. Il a été restauré et déplacé en 2009.
  • Une rue de Moulins s'appelle rue Marie-et-François Mercier.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Robert Bouiller, Le Pays roannais 1900-1920, Éd. de Borée, 2007, p. 28 (ISBN 9782844945662). extraits en ligne (consulté le 24 juillet 2010).
  2. Marie Mercier (5 février 1865 - 3 mars 1933) était chevalier de la Légion d'honneur.
  3. Pavillon François-Mercier ; pavillon Marie-Mercier.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « François Mercier. Notice nécrologique ». ATP. no 463, avril 1920, p. 194-197.
  • Marguerite Delaruelle, « Un capitaliste éclairé : François Mercier », dans Bulletin de la Société des Études locales, no 189, 1974.
  • Pierre Bordes, « Marie et François Mercier : un couple entreprenant et philanthrope », dans Bulletin de la Société d'émulation du Bourbonnais, 2005, 183C, p. 255-270.
  • Pierre Bordes, François Mercier (1858-1920). Un entrepreneur républicain, Dompierre-sur-Besbre, Des figures et des lieux, 2011. Prix Achille-Allier 2012. (ISBN 978-2-914632-35-5)

Liens externes[modifier | modifier le code]