Dragon des Mers

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Vue en coupe et profil du Dragon des Mers.
Comparaison entre un Sea Dragon et une Saturn V.

Le Dragon des Mers (en anglais : Sea Dragon) est un concept de fusée développé en 1962 par Robert Truax, à l'époque ingénieur chez Aerojet.

Caractéristiques[modifier | modifier le code]

Ce lanceur lourd réutilisable et à bas coût devait être lancé depuis l'océan. Pour réduire son coût, les installations de lancement étaient réduites au minimum : la fusée aurait été immergée avec un système de ballast solidaire de la base du premier étage pour que la fusée soit à la verticale au moment du lancement. Seule la capsule contenant la charge utile de 450 à 550 tonnes (120 t pour la Saturn V) devait émerger pour faciliter les interventions sur celle-ci. Le lanceur devait être construit avec des matériaux bon marché dans un chantier naval en bord de mer avant d'être remorqué jusqu'à sa position de lancement. Le lanceur devait avoir une masse de 18 000 tonnes, une longueur de 150 à 168 mètres pour un diamètre de 23 mètres et être propulsé par un mélange de RP-1 et d'oxygène liquide.

Historique[modifier | modifier le code]

Le projet suscita un certain d'intérêt au sein de la NASA mais ne connu aucun développement, suite à la disparition de la division « Projets futurs » de la NASA au milieu des années 1960.

Ce concept fut testé à petite échelle sur les engins d'essais dénommés Sea Bee en 1961, des fusées-sondes Aerobee modifiées[1], et sur Sea Horse, un des 39 missiles MGM-5 Corporal que Truax avait obtenu des surplus militaires. Ce dernier fut testé depuis une barge à Tiburon, dans le comté de Marin, dans la baie de San Francisco[2].

Dans les années 1990, Truax Engineering proposa de nouveau des concepts de lanceurs tirés en mer, Excalibur et SEALAR, qui n'ont jamais subi d'essais en vol[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sea Bee », sur Encyclopedia Astronautica (consulté le 26 octobre 2011)
  2. « Sea Horse », sur Encyclopedia Astronautica (consulté le 26 octobre 2011)
  3. « Truax », sur Encyclopedia Astronautica (consulté le 26 octobre 2011)

Source[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :