Dodo (oiseau)

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Dronte de Maurice

Description de cette image, également commentée ci-après

Reconstitution moderne d'un dodo au Muséum d’Histoire Naturelle d’Oxford

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Columbiformes
Famille Raphidae

Genre

Raphus
Brisson, 1760

Nom binominal

Raphus cucullatus
(Linnaeus, 1758)

Répartition géographique

Description de l'image  DodoRangeMauritius.gif.

Statut de conservation UICN

( EX )
EX  : Éteint

Synonymes

  • Struthio cucullatus (Linnaeus, 1758)
  • Didus ineptus (Linnaeus, 1766)

Le Dronte de Maurice[1] (Raphus cucullatus)[2], plus connu sous le nom de dodo, même si ce n'est pas la seule espèce dont le nom vernaculaire est dodo, est une espèce de grands oiseaux endémique de l'île Maurice[3]. Apparenté aux pigeons et appartenant à la famille des raphidés, ce dronte vivait dans les forêts ou les plaines. Il mesurait environ un mètre pour une masse moyenne de 10,2 kilogrammes[4]. Découvert en 1598, il était décrit comme lent, ne fuyant pas l'être humain, gros et presque cubique. Son plumage bleu gris était pourvu d'ailes atrophiées jaunes et blanches, ainsi que d'un panache de quatre ou cinq plumes de mêmes couleurs en guise de queue. Ses pattes jaunes comportaient quatre doigts (trois à l'avant et un à l'arrière) ornés de grands ongles noirs. Son bec crochu avait une tache rouge caractéristique à son extrémité. Sa tête noire ou grise possédait deux plis importants à la base du bec.

Le dodo s'est éteint moins d'un siècle après sa découverte, à la fin du XVIIe siècle avec l'arrivée des Européens. Il est aujourd'hui souvent cité comme un archétype de l'espèce éteinte car sa disparition, survenue à l'époque moderne, est directement imputable à l'activité humaine.

Découverte et étymologie[modifier | modifier le code]

Dessins d'un dodo tiré du journal de bord d'un vaisseau de la Compagnie des Indes Orientales, le VOC Gelderland, lors d’un voyage effectué entre 1601 et 1603.

Les premières descriptions connues du dodo ont été faites par les Hollandais. Ils l'avaient initialement appelé walgvogel (littéralement, « oiseau répugnant »), faisant allusion à son goût. Bien que, par la suite, de nombreux écrits affirmeront que la viande du dodo est mauvaise, les premiers journaux mentionnent uniquement que la viande est ferme mais bonne, bien que pas aussi bonne que celle des pigeons, disponible en abondance[5]. Le nom « walgvogel » a été utilisé pour la première fois dans le journal du vice-amiral Wybrand van Warwijck, qui a visité l'île en 1598 et qui lui a donné son nom actuel, Maurice, en l'honneur du prince néerlandais Maurice de Nassau.

L'étymologie du mot dodo n'est pas claire. Il pourrait être issu du néerlandais dodars ou dodoors, qui signifie « paresseux ». Il pourrait aussi provenir du néerlandais dodaars (« fesses nouées »), faisant référence à la forme de nœud que prennent les plumes de l'extrémité postérieure du dodo. La première apparition du terme dodaerse se trouve dans le journal de Willem van Westsanen, en date de 1602[6]. Thomas Herbert a utilisé le mot dodo en 1627[7], mais il n'est pas certain que ce soit la première apparition du mot. Les Portugais avaient déjà visité l'île en 1507, mais dans les écrits que l'on possède actuellement, ils n'avaient pas fait mention de l'oiseau. Néanmoins, selon le dictionnaire Encarta, le Chambers Dictionary et le Van Dale étymologique[8], « dodo » est un mot qui dérive du portugais doudo (actuellement doido), qui signifie fou, stupide[9]. Cependant, le mot portugais actuel pour l'oiseau, dodô, est tiré du mot utilisé internationalement, dodo.

David Quammen avait émis l'hypothèse que « dodo » renvoyait à une approximation de l'onomatopée du cri caractéristique de l'espèce, un son ressemblant à « dou-dou »[10].

En 1606, Cornelis Matelief de Jonge a écrit une importante description du dodo ainsi que d'autres oiseaux, plantes et animaux de l'île Maurice[11].

Systématique et évolution[modifier | modifier le code]

Une des premières illustrations du dodo, par l'artiste moghol Ustad Mansur.

Le dodo est un parent proche des pigeons modernes. Les analyses du génome mitochondrial et des séquences d'ADN du dodo[12] suggèrent que ses ancêtres ont divergé de ceux de son plus proche parent connu, le Dronte de Rodriguez (aussi éteint), aux environs de la frontière Paléogène-Néogène. Comme les îles Mascareignes sont d'origine volcanique et sont vieilles de moins de 10 millions d'années, les ancêtres des deux espèces sont probablement restés capables de voler durant un certain temps après la séparation de leurs lignées. La même étude a aussi été interprétée de façon à montrer que le Nicobar à camail est le plus proche parent vivant du dodo et de l'Ibis de la Réunion[13].

Cependant, la phylogénie proposée est légèrement discutable concernant les relations avec les autres taxons[14] et doit donc être considérée comme hypothétique jusqu'à de nouvelles recherches ; en regard des données biogéographiques, il est probable qu'elle soit erronée. Tout ce qu'on peut actuellement affirmer avec certitude est que les ancêtres du dodo et du dronte de Rodriguez sont des pigeons d'Asie du Sud ou de Wallacea, ce qui s'accorde avec l'origine de la plupart des oiseaux des Mascareignes. On ignore encore si le dodo et le dronte de Rodriguez sont plus proches du Nicobar à camail ou d'autres groupes de la même lignée telles que les groupes Ducula, Treron ou Goura.

Pendant longtemps, le dodo et le dronte de Rodriguez ont été placés dans une famille qui leur est propre, la famille des Raphidae, car leurs relations avec d'autres groupes d'oiseaux (comme les rallidés) devaient encore être résolues. Depuis peu, il semble plus justifié de voir le dodo et le dronte de Rodriguez comme formant une sous-famille des columbidés.

On suppose désormais que le supposé « dodo blanc » décrit par Willem IJsbrantsz Bontekoe sur La Réunion est basé sur des mauvaises interprétations de l'Ibis de la Réunion, ce qui a conduit à des peintures de dodos en apparence albinos[15], d'autant qu'aucun squelette proche de l'espèce Mauricienne n'a été découvert à La Réunion; la fréquence de l'albinisme ayant tendance à augmenter occasionnellement chez les espèces insulaires.

Morphologie et incapacité à voler[modifier | modifier le code]

En octobre 2005, une équipe internationale de chercheurs a effectué des fouilles sur une partie de la Mare aux Songes, le site le plus important de restes de dodos. De nombreux restes ont été trouvés, dont des os des oiseaux à différents stades de maturité[16] et plusieurs os appartenant manifestement au squelette d'un animal seul et conservés en position naturelle[9]. Ces résultats ont été rendus publics en décembre 2005 au Naturalis de Leyde. Avant cela, quelques espèces ayant un lien avec le dodo étaient connues, la plupart de ce qu'on dispose d'elles étant composé d'os isolés et dispersés. Le muséum d'histoire naturelle de Dublin et celui d'Oxford, entre autres, possèdent un modèle de dodo assemblé à partir de ces restes dissociés. Un œuf de dodo est exposé au musée d'East London, en Afrique du Sud.

Squelette de Dodo ré-assemblé à partir de plusieurs os.

Jusqu'à récemment, les restes de dodos les mieux en état, actuellement disponibles au muséum d'histoire naturelle d'Oxford, étaient formés d'os de pattes et de crâne, qui contenaient les seuls restes de tissus connues de l'espèce. Le Manchester Museum expose une petite collection d'os de dodos.

Les restes du dernier dodo empaillé connu avaient été conservés par l'Ashmolean Museum d'Oxford, mais au milieu du XVIIIe siècle, l'animal a commencé à se détériorer et le directeur ou le conservateur du musée a ordonné qu'on se débarrasse de celui-ci, à l'exception de ce qu'il en reste aujourd'hui, aux environs de 1755.

En juin 2007, un groupe d'aventuriers explorant une grotte située sur l'île Maurice a trouvé le squelette de dodo le plus complet et le mieux préservé jamais découvert[17].

D'après les illustrations d'artistes du dodo, celui-ci était doté d'un plumage grisâtre, un bec d'environ 23 centimètres avec une extrémité crochue, de très petites ailes, de robustes pattes jaunes et d'une touffe de plumes sur son derrière. Les dodos étaient de très gros oiseaux, pesant environ 23 kilogrammes. Le sternum était insuffisant pour permettre le vol ; les dodos ont évolué pour s'adapter à un écosystème insulaire sans prédateurs.

L'image traditionnelle du dodo est celle d'un animal gros, maladroit, d'où le synonyme Didus ineptus ; cependant, plusieurs contestations sont nées récemment sur cette approche de l'oiseau. Les scientifiques d'aujourd'hui avancent l'idée que les représentations anciennes du dodo sont celles de dodos suralimentés vivant en captivité[18]. Étant donné que l'île Maurice connaît des saisons sèches et humides, le dodo s'est probablement engraissé lui-même à la fin de la saison humide afin de pouvoir vivre durant la saison sèche, durant laquelle la nourriture se faisait plus rare ; les rapports contemporains décrivent des oiseaux « voraces » et parfois agressifs. En captivité, où la nourriture est disponible en grande quantité, les dodos se suralimentent très facilement.

Alimentation[modifier | modifier le code]

Plusieurs versions demeurent sur le régime alimentaire du dodo. Il y a plusieurs siècles, Henri de Blainville, pensant que le dodo était proche du vautour, voyait l'alimentation du dodo principalement constituée de chairs d'animaux morts, tandis que Linné ou Cuvier, pour qui il était plus proche des gallinacées, avançaient la possibilité selon laquelle le dodo se nourrirait de graines. Roelandt Savery pensait quant à lui que le dodo mangeait des coquillages et des escargots. L'hypothèse la plus répandue actuellement avance que l'alimentation du dodo se baserait essentiellement sur les graines et les fruits[19].

Les travaux du professeur américain Stanley Temple ont légèrement perturbé les connaissances sur l'alimentation du dodo. Celui-ci défendit l'explication selon laquelle seule l'ingestion des graines du tambalacoque par le dodo pouvait permettre leur germination ; il affirma que l'extinction du dodo était la cause de la disparition progressive des tambalacoques. Il gava dix-sept dindons sauvages de fruits de tambalacoque : trois d'entre eux ont germé. Temple n'a pas essayé de faire germer des graines de fruits non ingérés par les dindons, ce qui rend les résultats de son expérience peu certains. Temple a aussi ignoré les rapports sur la germination des graines de tambalacoque établis par A. W. Hill en 1941 et H. C. King en 1946, d'après lesquels les graines germaient, bien que très rarement, sans nécessiter l'abrasion de la graine dans le gésier du dodo[20],[21],[22],[23].

Extinction[modifier | modifier le code]

Illustration d'un dodo (XVIIe siècle)

Comme pour de nombreux animaux qui ont évolué séparément des prédateurs importants, le dodo n'avait développé aucune peur à l'encontre des êtres humains, et ceci, en plus de son incapacité à voler, en a fait une proie facile pour les hommes[24]. Les journaux de l'époque sont remplis de commentaires concernant le mauvais goût et la viande ferme du dodo, alors que d'autres espèces locales comme la poule rouge étaient appréciées pour leur goût. Cependant, pour les nombreux marins de la région, le Dodo avait l'avantage d'être comestible et d'être proche des routes commerciales. De plus, lorsque les premiers hommes sont arrivés sur l'île Maurice, ils ont aussi apporté avec eux d'autres animaux qui n'étaient pas sur l'île auparavant, dont des chiens, des porcs, des chats, des rats et des macaques crabiers, qui pillèrent les nids de dodos, alors que l'homme détruisait les forêts, que les dodos avaient pris pour foyers[25] ; en fait, l'impact de ces animaux — en particulier celui des porcs et des macaques — sur la population des dodos est considéré comme plus important que celui de la chasse. Les fragments trouvés lors de l'expédition de 2005 sont apparemment ceux d'animaux tués par une crue soudaine ; une telle mortalité aurait menacé d'extinction les espèces déjà vulnérables[26].

Bien qu'il existe des rapports concernant les massacres de dodos par les hommes dans le but d'approvisionner les navires, des fouilles archéologiques ont trouvé jusqu'à présent peu de preuves de la prédation par l'homme de ces oiseaux. Des ossements d'au moins deux dodos ont été trouvés dans des grottes à Baie du Cap, qui étaient utilisées comme abris par des esclaves fugitifs et des détenus du XVIIe siècle, mais en raison de leur isolement, elles n'étaient pas facilement accessibles par les dodos naturellement[27].

La date de l'extinction du dodo est sujette à controverse. Andrew R. Solow et David L. Roberts affirment que « l'extinction du dodo est généralement datée de la dernière observation confirmée d'un représentant de l'espèce, par le marin Volkert Evertsz en 1662 », mais de nombreuses autres sources suggèrent la date plus conjecturale de 1681. Roberts et Solow soulignent que, puisque la dernière observation de dodo antérieure à 1662 remonte à 1638, le dodo se faisait probablement déjà très rare dans les années 1660, et donc un rapport contesté de 1674 ne peut être écarté d'emblée[28]. L'analyse statistique des documents de chasse d'Isaac Johannes Lamotius donne une nouvelle date d'extinction estimée à 1693, avec un intervalle de confiance à 95 % de 1688 à 1715. L'examen d'éléments plus circonstanciés tels que les rapports des voyageurs ou le manque de bons rapports après 1689[27] montre qu'il est probable que le dodo ait disparu avant 1700, le dernier dodo étant mort un peu plus d'un siècle après la découverte de l'espèce en 1581[29].

Illustration d'origine (1865) du roman de Lewis Carroll, Alice au pays des merveilles.

Peu d'hommes se sont intéressés de près à l'extinction du dodo. Au début du XIXe siècle, beaucoup pensaient que l'espèce n'était qu'un mythe. Avec la découverte des premiers os de dodos dans la Mare aux Songes et les rapports écrits par George Clarke à leur sujet, l'intérêt pour les dodos a été ravivé. Dans la même année que celle où Clarke a commencé à publier ses rapports, l'oiseau est devenu un personnage des Aventures d'Alice au pays des merveilles de Lewis Carroll. Grâce à la popularité de l'œuvre, le dodo est devenu un animal célèbre et une icône de l'extinction des animaux facilement identifiable[30].

Les Anglais ont d'ailleurs tiré deux expression de son extinction :

  • dead as a dodo (« aussi mort qu'un dodo »), c'est-à-dire « tout à fait mort », qui a été par la suite adaptée en néerlandais : zo dood als en dodo [31] ;
  • to go the way of the dodo (« suivre le chemin du dodo »), c'est-à-dire « disparaître, s'éteindre ».

Il n'est plus connu que par des fossiles et quelques fragments de tête et de pattes existant dans les musées d'Oxford, de Londres, de Copenhague et de Prague. Quelques individus vivants, d’après lesquels on exécuta des peintures, furent apportés en Europe au XVIIe siècle mais ne purent être élevés. En 2002, l'analyse de son ADN a confirmé sa position phylogénétique.

Le 23 décembre 2005, l'Associated Press rapporta dans un article que des os de dodo avaient été découverts sur l’Île Maurice et qu'un squelette entier figurait probablement parmi ceux-ci.

Le réveil du dodo ?[modifier | modifier le code]

Des scientifiques anglais espèrent extraire de l'ADN de l'oiseau disparu afin de donner vie à un spécimen de cette espèce ou à un cousin très proche. Malgré les progrès faits en génétique ces dernières années, le pari reste difficile à réaliser. Une équipe de l'université d'Oxford travaille sur des tests d'ADN de pigeons de la région Afrique/océan Indien[32],[33]. Parallèlement, des travaux sont effectués pour « recréer » l'ADN du Dodo, avec l'espoir de le faire « revivre ».

Des cellules du dodo sont disponibles. Le musée d'histoire naturelle de l'université d'Oxford possède une tête et une patte de Dodo, une autre patte se trouve à Londres, et plusieurs os sont également conservés en Angleterre.

Les scientifiques espèrent en tirer de l'ADN en assez bon état pour le comparer à celui d'autres espèces, très proches, qui existent encore en Afrique ou dans la région océan Indien. Ceci, afin de mieux connaître les origines du Dodo et, de là, avoir de meilleures chances de redonner vie à l'espèce. Les scientifiques qui travaillent sur le projet veulent étudier, ainsi, le goura de Victoria (Victoria Crowned Pigeon), de Nouvelle-Guinée, un gros oiseau qui vit au sol et qui vole très peu. Des œufs de ce « cousin » du dodo, après implantation de l'ADN de l'oiseau disparu, pourraient servir à donner le jour à un dodo vivant. L'ADN de ces pigeons pourrait aussi compléter l'ADN endommagé du dodo.

Un autre moyen envisagé pour recréer le dodo ou, plus certainement, un animal très proche, est le croisement de différentes espèces de « cousins » du dodo, afin d'obtenir une nouvelle espèce réunissant le maximum de caractéristiques du dodo lui-même.

Culture populaire[modifier | modifier le code]

Le dodo, vu par Roelandt Savery, après observation d'un individu vivant importé en Europe au début du XVIIe siècle.

L’image populaire de l’oiseau stupide vient de la célèbre peinture de Roelandt Savery (1589-1654) exposée au musée de l’université d’Oxford, et dont Lewis Carroll s’inspira dans Les Aventures d'Alice au pays des merveilles. Andrew Kitchener, biologiste au Royal Museum of Scotland, a récemment[Quand ?] créé deux reproductions grandeur nature du Dodo, l’une au musée d’Édimbourg, l’autre au musée d’Oxford. Basées sur des squelettes réels, elles représentent un oiseau plus mince et plus agile que celui de la peinture de Savery, qui avait vraisemblablement vu des individus gavés de biscuits. En 1991, la reconstitution de Kitchener a été confirmée lorsqu’on redécouvrit à La Haye des schémas réalisés en 1601 par Wolphart Harmanszoon.

Le mot dodo comme symbole de stupidité[modifier | modifier le code]

Dans plusieurs langues, le mot dodo est devenu un substantif signifiant « idiot, imbécile, crétin » :

  • néerlandais dodo (langage des jeunes) [34].
  • russe додо, dodó (langage des étudiants; mot indéclinable) [35].

Le thème du dodo dans la culture populaire[modifier | modifier le code]

Marques, logos et emblèmes[modifier | modifier le code]

  • La « Dodo » est le nom donné par la majorité des Réunionnais à la bière Bourbon, dont le logotype est constitué dudit volatile.
  • Le dodo est le symbole du Zoo de Jersey, un parc zoologique qui s’est depuis longtemps spécialisé dans l’élevage et la protection des espèces en danger, participant aussi à de nombreux projets de conservation et/ou de réintroduction d’espèces menacées dans leurs pays d’origine, et notamment à l’île Maurice.
  • Le dodo est le logo de la Société Nationale Des Parcs Zoologiques (SNDPZ), association qui intervient dans les domaines de conservation des espèces, de la protection de la nature, de l'éducation à la préservation de la biodiversité, de l'information zoologique, de la recherche scientifique, des loisirs dans le respect des principes du développement durable.
  • Le dodo est l’emblème national de la République de Maurice.

Cinéma et télévision[modifier | modifier le code]

  • Le dodo apparaît dans certains dessins animés de la Warner Bros., où figure le personnage de Porky Pig.
  • Le personnage du Dappere Dodo, littéralement « le vaillant dodo », fut créé le 3 février 1955 par le marionnettiste Bert Brugman pour la KRO (Katholieke Radio Omroep, une radio catholique néerlandaise), puis dans une série télévisée pour enfants. Cette série popularisa également la chanson du Dappere Dodo qui commence ainsi : Jongens, meisjes, kijk nu goed / Wat die dapp're Dodo doet, « les garçons, les filles, regardez bien maintenant / ce que fait le vaillant dodo ». Elle est aussi à l'origine de l'emploi, dans le langage des jeunes néerlandais, du mot dodo au sens d'imbécile, idiot [34].
  • Dans les années 80, s’inspirant du dronte, le journaliste globe-trotter Bernard Pichon crée le personnage de Dodu Dodo à la Télévision suisse romande. L’immense succès de cette série présentant l’oiseau — sous forme de marionnette — comme l’ambassadeur des espèces disparues ou menacées se propagera à travers toute la francophonie[36].
  • Dans les années 90, le personnage du Dodo fait son apparition dans la série "Dodo le Retour"[37]. Série éducative créée par Christian Joller et produite par Francis Nielsen. Mélange de dessin animé et de reportages sur le thème de l'écologie, cette série explique aux enfants comment vivent certaines espèces d'animaux et les conséquences de nos comportements sur l'environnement[38].
  • Un groupe de dodos apparaît dans le film en images de synthèse L’Âge de glace (Europe) ou L’Ère de glace (Amérique) (Ice Age en anglais). Ils y tentent de s’organiser pour survivre mais leur maladresse comique entraîne la mort de la plupart d’entre eux.
  • Un dodo est au cœur de l'intrigue du film Les Pirates ! Bons à rien, mauvais en tout (The Pirates! Band of Misfits) de Peter Lord en 2012.
  • Ils apparaissent dans l'épisode 4 de la saison 1 de Nick Cutter et les Portes du temps (dite aussi Primeval). Ils transmettent des parasites qui dévorent les organes.
  • Dans la série Les Simpson, lors de l'épisode Homer fait son Smithers (Saison 7, épisode 17), Mr Burns demande à Homer de lui cuisiner un œuf de dodo.
  • Dans la série American Dad (Saison 9 épisode1: Steve & Snot's Test-Tubular Adventure) Stan doit protéger un dodo qui lui est confié par la CIA.

Jeux vidéo[modifier | modifier le code]

  • Jeu vidéo Action/Puzzle tous publics intitulé DodoGo! sur Nintendo DSiWare.
  • Le "Dodo" est aussi le nom du seul avion pilotable dans le jeu vidéo "GTA 3", mais celui-ci est incapable de s'envoler plus de quelques secondes du sol car ses ailes sont partiellement manquantes.
  • Un compagnon animal dans le jeu vidéo Soleil est un Dodo.

Musique[modifier | modifier le code]

Littérature, édition et presse[modifier | modifier le code]

  • Dans Les Aventures d'Alice au pays des merveilles, Lewis Carroll fait apparaître un personnage de dodo parlant. L'animal était déjà éteint à l'époque de la publication du roman.
  • The Last Dodo, « le dernier dodo », est un roman original de Jacqueline Rayner (BBC Books) publié le 19 avril 2007 et basé sur la série télévisée britannique Doctor Who, où apparaissent entre autres les personnages du 10e Docteur Who et de Martha Jones.
  • Les Aventures de Cosmo, le Dodo (initialement, le Dodo de l'espace) sont une série d'ouvrages destinés à la jeunesse, et publiés à partir de 2008 par l'éditeur Origo. Ils tendent à sensibiliser leurs jeunes lecteurs à différents problèmes liés à l'écologie (ressources renouvelables, modification du climat, etc.).
  • Dodo Press est une sous-marque de la compagnie britannique de vente de livres en ligne The Book Depository, rééditant de nombreux classiques et ouvrages épuisés.
  • La voix du dodo, dont le sous-titre est : « le journalisme bouge encore », est un organe de presse en ligne, propulsé par WordPress.
  • Thursday Next, héroïne éponyme de la série de livres de Jasper Fforde, possède un dodo comme animal de compagnie.
  • Dans la pièce de théâtre "Sous la varangue, une histoire mauricienne" de Christophe Botti (éditions Les Cygnes 2013), le personnage principal est un scientifique qui mène des recherches à l'île Maurice sur le dodo. Christophe Botti fait apparaître à la fin de l'histoire un squelette de dodo qui danse !

Philatélie[modifier | modifier le code]

Plusieurs pays ont fait figurer un dodo sur leurs timbres. Le plus ancien d'entre eux semble être un timbre de l'île Maurice, émis en 1954[39]. On peut citer entre autres :

  • Île Maurice : 1954 [Scott 261], 1965 [Scott 287], 1968 [série de trois; Scott 322, 324, 326], 1968 [Scott 332], 1978 [Scott 464c], 1979 [Scott 485], 1992 [Scott 761], 1997 [Scott 844].
  • Cuba : 1974 [Scott 1914].
  • Laos : 1994 [Scott 1156].
  • Micronésie : 1999 [Scott 347h].

Numismatique[modifier | modifier le code]

Comme on peut s'y attendre, le dodo figure ou a figuré sur quelques pièces de monnaie de l'île Maurice :

  • Pièce commémorative « Mauritius Independence » de 10 roupies, émise en 1971 ;
  • Pièces d'or de 100, 250, 500 et 1 000 roupies, émises à partir de 1988.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Nom normalisé français, selon la Commission internationale des noms français d'oiseaux (Cinfo)
  2. Le terme cucullatus est formé sur le latin cucullus, « capuchon », soit « qui porte un capuchon ».
  3. Congrès ornithologique international, version 3.4
  4. Delphine Angst, « The end of the fat dodo? A new mass estimate for Raphus cucullatus », Naturwissenschaften, vol. 98, no 3,‎ mars 2011, p. 233-236 (lire en ligne)
  5. (en) « A true report » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2013-03-30
  6. (en) France Staub, « Dodo and Solitaires : Myths and Reality », dans Proceedings of the Royal Society of Arts and Sciences of Mauritius, vol. 6, 1993, p. 89-122. (Texte intégral. Consulté le 21 avril 2012.)
  7. Strickland, H.E. (1848) The Dodo and its Kindred London: Reeve, Benham and Reeve. p. 128
  8. Dr P. A. F. van Veen, dr. Nicoline van der Sijs, Etymologisch woordenboek, De herkomst van onze woorden, Van Dale Lexicografie, Utrecht / Antwerpen, 1997, p. 225b.
  9. a et b (en) « Dodo skeleton find in Mauritius », BBC News,‎ 2006 (consulté le 28 août 2006)
  10. Quammen, David (1996): The Song of the Dodo: Island Biogeography in an Age of Extinction. Touchstone, New York. (ISBN 0-684-82712-3)
  11. (en) France Staub, op. cit.
  12. Shapiro, Beth; Sibthorpe, Dean; Rambaut, Andrew; Austin, Jeremy; Wragg, Graham M.; Bininda-Emonds, Olaf R. P.; Lee, Patricia L. M. & Cooper, Alan (2002): Flight of the Dodo. Science 295: 1683. DOI:10.1126/science.295.5560.1683 Supplementary information
  13. (en) « DNA yields dodo family secrets », BBC News,‎ 2002 (consulté le 7 septembre 2006)
  14. (en) Kevin P. Johnson et Clayton Dale H. (2000): Nuclear and Mitochondrial Genes Contain Similar Phylogenetic. Signal for Pigeons and Doves (Aves: Columbiformes). Molecular Phylogenetics and Evolution 14(1): 141–151. PDF fulltext
  15. « Des Dodos blancs », Potomitan
  16. (en) « Scientists find 'mass dodo grave' », BBC News,‎ 2005 (consulté le 7 septembre 2006)
  17. (en) « Dodo Skeleton Found on Island, May Yield Extinct Bird's DNA », National Geographic,‎ 2007 (consulté le 9 juillet 2007)
  18. A. Kitchener, « On the external appearance of the dodo, Raphus cucullatus », Archives of natural History, 20, 1993.
  19. Emmanuel Richon, « Le Musée du Dodo - Quel régime alimentaire ? » (consulté le 1er janvier 2010)
  20. Temple, Stanley A. (1977): Plant-animal mutualism: coevolution with Dodo leads to near extinction of plant. Science 197(4306): 885-886. HTML abstract
  21. (en) Hill, A. W. (1941): The genus Calvaria, with an account of the stony endocarp and germination of the seed, and description of the new species. Annals of Botany 5(4): 587-606. PDF fulltext (demande un compte)
  22. King, H. C. (1946). Interim Report on Indigenous Species in Mauritius. Government Printer, Port Louis, Mauritius.
  23. (en) Witmer, M. C. & Cheke, A. S. (1991): The dodo and the tambalacoque tree: an obligate mutualism reconsidered. Oikos 61(1): 133-137. HTML abstract
  24. (en) « Scientists pinpoint dodo's demise », BBC News,‎ 2003 (consulté le 7 septembre 2006)
  25. (en) Jonathan Fryer, « Bringing the dodo back to life », BBC News,‎ 14 septembre 2002 (consulté le 7 septembre 2006)
  26. (en) Tim Cocks, « Natural disaster may have killed dodos », Reuters,‎ 2006 (consulté le 30 août 2006)
  27. a et b (en) Anwar Janoo, « Discovery of isolated dodo bones [Raphus cucullatus (L.), Aves, Columbiformes] from Mauritius cave shelters highlights human predation, with a comment on the status of the family Raphidae Wetmore, 1930 », Annales de Paléontologie, vol. 91,‎ 2005, p. 167–180 (DOI DOI:10.1016/j.annpal.2004.12.002).
  28. Roberts, David L. & Solow, Andrew R. (2003): Flightless birds: When did the dodo become extinct? Nature 425(6964): 245. DOI:10.1038/426245a
  29. Dodo Bird FAQs - WikiFAQ - Answers to Frequently Asked Questions (FAQ)
  30. (en) Hillary Mayell, « Extinct Dodo Related to Pigeons, DNA Shows », National Geographic News,‎ 2002 (consulté le 19 janvier 2009)
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  34. a et b (nl) Marc De Coster, Groot scheldwoordenboek, Standaart Uuitgeverij, Antwerpen (Anvers), 2007, p. 80a.
  35. (en) Valdimir Shlyakhov et Eve Adler, Dictionary of Russian slang, 3rd edition, Barron's, New York, 2006, p. 73b.
  36. Archives de la TSR.
  37. « Dodo le Retour », sur planète jeunesse
  38. http://www.pipangai.fr/Productions/Productions.php
  39. Pib's Home on the Web.

Annexes[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]