Claque

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Une claque (ou une gifle) est un coup porté sur la joue avec le plat de la main ou un gant, éventuellement suivi par un coup semblable sur l'autre joue dans un mouvement inverse du bras.

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Description[modifier | modifier le code]

Une petite fille donne une claque ; une autre petite fille la reçoit.

Cette agression concentrée sur le visage a pour intentions plus ou moins confuses et mêlées de surprendre, de mettre en cause et d'ébranler psychologiquement la personne. La douleur physique est ordinairement superficielle, mais cet apparent caractère bénin aurait plutôt pour conséquence de laisser toute sa place à l'impact émotionnel. Les propos qui ont pu la précéder ou qui la suivent de la part de l'agresseur renforcent aussi habituellement son impact sur le receveur qui saisi et occupé à dominer son émotion peut ne pas répliquer ni en gestes ni en paroles comme il l'aurait fait en cas d'action plus proprement physique. Il est fréquent que des larmes plus ou moins abondantes apparaissent suite à une gifle.

Les diverses cultures codifient plus ou moins précisément les conditions de recours aux claques et de réponses de la part des giflés. Ne portant pas à conséquence physique, la claque est la réprimande dont sont gratifiés couramment les enfants accompagnée en principe de l'explication verbale nécessaire pour leur éducation selon certains points de vue. Cette pratique subie, constatée ou expérimentée, renforce le caractère humiliant du geste et induit la position de subordination du giflé adulte au gifleur qui lui serait indéniablement supérieur en se permettant cette infantilisation. Par réaction plus ou moins codifiée, la réponse de l'humilié peut être de privilégier la restauration de sa fierté et dignité, par exemple en répondant favorablement à la provocation en duel sous-jacente à la gifle proprement dite. Ces rapports intenses sont encore compliqués par la présence de tiers, d'un entourage ou d'un public, comme une circonstance qui influe souvent sur les effets immédiats de la gifle et qui module ses répercussions de plus longue durée.

Des claques sont aussi portées sur d'autres parties du corps comme le haut du dos ou les fesses dans le cadre d'une fessée plus ou moins insistante.

Usages non agressifs[modifier | modifier le code]

La claque est utilisée pour ramener une personne à la conscience, un peu brutalement s'il ne s'agit que d'interrompre un endormissement, mais de manière plus judicieuse s'il s'agit d'une perte de conscience.

Si la personne est bien vivante, la claque ramène le sang en surface de la peau avec plus ou moins d'intensité et rapidité susceptibles d'une interprétation sur l'état de la personne. Ainsi, pour satisfaire les questionnements de l'époque après l'invention de la guillotine, un bourreau jugea-t-il bon de tenter une expérience en giflant le chef de Charlotte Corday aussitôt séparé du reste de son corps, le constat du rosissement de l'épiderme devait être le signe permettant de conclure à un maintien de la conscience pendant quelques instants .

Langage[modifier | modifier le code]

En français, le champ lexical du mot claque étant assez riche, d'autres mots peuvent être employés selon la violence de l'action, soit synonyme simple comme gifle, un soufflet, soit plus familier ou argotique, comme tarte, volée, torgnole, baffe, mornifle, taloche.

Expressions
  • Tête à claques : se dit d'une personne qui mériterait de recevoir des claques ou à qui on en distribuerait volontiers
  • Claquer la porte : partir

Notes et références[modifier | modifier le code]