Christian Prouteau
Christian Prouteau est un ancien préfet, et colonel de gendarmerie de réserve né le 7 avril 1944[1] à Béziers.
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Une jeunesse militaire [modifier]
Christian Prouteau, originaire de la Vendée, fut très vite plongé dans le monde militaire. Son père étant colonel de gendarmerie, il grandit dans une caserne.
Il est diplômé de l'école militaire interarmes en 1969 et après un début dans les transmissions, il a intégré l’école des officiers de la gendarmerie nationale (EOGN).
Aux origines du GIGN [modifier]
Christian Prouteau a créé l'unité d'élite de la gendarmerie nationale, le GIGN, le 1er mars 1974 à la caserne de Maisons-Alfort. Nommée à l'époque Groupe d'Intervention Régional, cette unité devient le Groupe d'intervention de la gendarmerie nationale.
À l'époque encore jeune lieutenant il dut se battre avec l'administration pour la reconnaissance par les préfets de région de l'utilité et de la compétence de son unité. Il réussit dans cet objectif grâce à plusieurs missions importantes réalisées sous son commandement comme l'affaire de Djibouti en février 1976, Clairvaux ou encore l'hôtel Fesch.
Après la création du GIGN et la venue au pouvoir de la gauche avec François Mitterrand en 1981, le GIGN se trouve pendant un temps menacé en raison de plusieurs rumeurs, très vite démenties. Il est obligé de quitter le GIGN après neuf ans de commandement actif. Naît ensuite le Groupe de sécurité de la présidence de la République (GSPR) en 1982 (le 1er juillet). Il sera chargé de la surveillance de François Mitterrand et de sa fille Mazarine Pingeot ; mais surtout pour contrecarrer les agissements de l'écrivain Jean-Edern Hallier. C'est d'ailleurs à ce moment que l'affaire des Irlandais de Vincennes éclate. Ses relations avec Paul Barril, qui avait dirigé l'opération, ont attiré l'attention sur lui.
Corps préfectoral [modifier]
Après 6 ans de services au GSPR, il se retire et devient préfet hors cadre en mars 1985[2]. Il est responsable de la sécurité des Jeux olympiques d'hiver à Albertville (1992). En décembre 1993, il est de nouveau nommé préfet hors cadre[3]. Un décret du 10 février 1995 le promeut colonel de réserve à compter du 1er octobre 1994[4]. Il est admis à faire valoir ses droits à la retraite le 9 février 2009[5].
Aspects politico-judiciaires [modifier]
Dans le cadre de l'affaire des Irlandais de Vincennes, il accumule des problèmes judiciaires sans oublier des problèmes politiques en raison du changement de pouvoir à la tête de la France. En 2005, il a été condamné à une peine de huit mois de prison avec sursis et au versement d'une amende de 5 000 euros dans le cadre de l'affaire des écoutes de l'Élysée.
Une retraite paisible [modifier]
Christian Prouteau réserve son temps à l'association des anciens et amis du GIGN.
Bibliographie [modifier]
- Mémoires d'état, Michel Lafon, 1998.
- Au service du président, Michel Lafon, 1999.
- La petite demoiselle et autres affaires d’État, Michel Lafon, 2010.