Bibliothèque royale (Danemark)

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Bibliothèque royale
Image illustrative de l'article Bibliothèque royale (Danemark)
Le « diamant noir »
Présentation
Coordonnées 55° 40′ 26″ N 12° 34′ 56″ E / 55.673825, 12.582208333333 ()55° 40′ 26″ Nord 12° 34′ 56″ Est / 55.673825, 12.582208333333 ()  
Pays Drapeau du Danemark Danemark
Ville Copenhague
Adresse Søren Kierkegaards Plads 1
Fondation 1653
Informations
Conservateur Erland Kolding Nielsen
Site web www.kb.dk/

La Bibliothèque royale (en danois Det Kongelige Bibliotek) est la bibliothèque nationale du Danemark et une des plus grandes bibliothèques de Scandinavie. Elle est située à Copenhague.

Histoire[modifier | modifier le code]

La bibliothèque a été fondée par le roi Frédéric III, qui en nomme le premier bibliothécaire le 25 octobre 1653. Ce roi acquiert trois importantes bibliothèques privées qui sont réunies à la sienne propre pour former le noyau des collections de la bibliothèque royale. Ce fonds est installé en 1673 dans un bâtiment propre (les actuelles Archives nationales) et le dépôt légal est institué en 1697. Le public est admis depuis 1793.

Cependant, avant que soit créée la bibliothèque nationale, existait déjà la bibliothèque universitaire, fondée en 1482. Celle-ci est partagée en 1938 entre le premier département et le second département, dévolu à la médecine et à la biologie. En 1989, ce second département a été intégré à la bibliothèque royale.

La bibliothèque aujourd'hui[modifier | modifier le code]

La bibliothèque royale se situe sur quatre sites :

L'ancien bâtiment (1906)

La bibliothèque royale possède une collection d'environ 4 600 000 livres et 6 000 manuscrits.

Parmi ses collections se trouvent : les manuscrits et correspondances de Hans Christian Andersen, les archives du philosophe Søren Kierkegaard ou encore la Bible de Hambourg (XIIIe siècle). Tous sont inscrits au registre international Mémoire du monde de l'Unesco[1].

Le « diamant noir »[modifier | modifier le code]

Le nouveau bâtiment, contigu au premier, a été ouvert en 1999 : on l'appelle couramment « le diamant noir » (Den sorte diamant), en raison des dalles de marbre noir et du verre fumé qui en forme l'enveloppe extérieure.

La surface du bâtiment tout entier est recouverte de granite noir du Zimbabwe, taillé au Portugal et lissé en Italie. Il recouvre cet imposant polygone d'un noir qui change de couleur au gré de la météo et du moment de la journée. Les blocs de granite de 75 kg chacun s'étalent sur une surface totale de 2500 mètres carrés. Quant à l'immense baie vitrée qui coupe le « diamant » en deux, elle est constituée de vitres produites uniquement en Allemagne. Chacune d'elles mesure 6 mètres de haut et 2.4m de large.

Au centre de l'édifice, un immense atrium de 8 étages de hauteur fait office d'entrée et de puits de lumière pour tout l'édifice. À l'inverse de l'extérieur, l'intérieur de cet atrium est entièrement blanc. Il possède des balcons à chaque étage, qui forment des vagues se répondant de chaque côté de l'espace. Les escalators permettant d'accéder à toutes les parties du bâtiment traversent l'atrium dans toute sa largeur, tandis que des passerelles coupent l'espace en plusieurs endroits.

Cette extension de la bibliothèque royale est séparée de la construction originale par une rue relativement passante. Trois couloirs connectent cependant les deux parties du bâtiment, au-dessus de la chaussée. Deux sont situés en hauteur et sont réservés au personnel, tandis que le plus grand est placé dans le prolongement de l'atrium. On y trouve une gigantesque peinture au plafond, signée Per Kirkeby.

Le "diamant noir" n'en oublie pas pour autant sa fonction principale de bâtiment public. S'il contient 450 pièces, fermées à l'aide de 800 portes sécurisées, il n'en recèle pas moins de vastes salles de lectures où tout un chacun peut venir s'attabler et consulter les nombreux ouvrages disponibles dans cette bibliothèque nationale. De plus, l'établissement propose une connexion internet Wi-Fi gratuite, d'où l'énorme affluence d'étudiants même le weekend.

D'un point de vue technologique, le "diamant noir" propose des ordinateurs et des bornes de consultation des collections un peu partout dans l'atrium et les couloirs. D'ailleurs, vous n'y verrez pas un seul livre, puisque presque toute la collection est numérisée. Pour obtenir un exemplaire papier, il faudra en faire la demande et on vous l'apportera dans les meilleurs délais. Avec ses 2.5 millions d'ouvrages, il devrait y avoir de quoi vous satisfaire, d'autant plus que cette bibliothèque, la plus importante de toute la Scandinavie, possède également une impressionnante collection de dizaines de milliers de manuscrits, de journaux, de photographies, de cartes ou de portraits

Le rez-de-chaussée du "diamant noir" ressemblerait presque à un centre commercial dans le sens où il dispose de son propre café, le Øeiblikket, et un restaurant assez cher : le Søren. Au sous-sol, on trouve des expositions temporaires régulièrement mises à jour, ainsi qu'une salle de concert disposant de son propre orchestre de réputation internationale.

Vol de livres[modifier | modifier le code]

Entre 1968 et 1978, plus de 3 200 livres anciens (pour une valeur dépassant les 50 millions de dollars) ont été dérobés à la bibliothèque. Le vol est découvert en 1975 mais ce n'est qu'en 2003 que l'affaire est résolue : après la mort du voleur, Frede Møller-Kristensen, sa famille continue à vendre les livres volés mais avec moins de précaution. Un des livres disparus est signalé en vente chez Christie's à Londres : la police trouve 1 500 ouvrages rares dans la maison du voleur. En juin 2004, trois membres de sa famille et un ami sont condamnés à des peines allant de 18 mois à 3 ans de prison ; l'ami est acquitté en appel. Un autre membre de la famille est à son tour condamné en avril 2005.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Page du Danemark pour le Registre Mémoire du monde sur le site de l'UNESCO

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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