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Al-'Omari

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Aḥmad ibn Yaḥyá Ibn Faḍl Allâh al-ʿUmarī
Biographie
Naissance
Décès
Nom dans la langue maternelle
يحيىlfzVoir et modifier les données sur Wikidata
Surnoms
أبو العبَّاس, شهاب الدينVoir et modifier les données sur Wikidata
Activités
Autres informations
Maîtres
ابن قاضي شهبة (d), Mahmoud al-Isfahani, Ibn-al-Firkāḥ (d), ابن الزملكاني (d), Ibn Taymiyya, Shams al-Din Ibn Al-Saʼigh (d), Sitt al-Wuzara' al-Tanukhiyyah (en)Voir et modifier les données sur Wikidata
Œuvres principales
Masalik al-absar fi mamalik al-amsar (d)Voir et modifier les données sur Wikidata

Ibn Faḍl Allâh al-ʿUmarī, Aḥmad ibn Yaḥyá[1], ou Shiḥāb al-dīn Aḥmad ibn Faḍl Allāh al-‘Umarī[2], souvent désigné en français sous le nom al-'Omari (1301 - 1349), est un historien et administrateur arabe, né et mort à Damas[3]. C'est l'un des plus importants représentants du courant encyclopédiste dans le domaine mamelouk[2].

Né à Damas en 1301, al-'Omari appartient à une famille de fonctionnaires. Comme l'indique son nom, il trace son ascendance jusqu'au calife Omar. Son père a été à la tête de la chancellerie (kātib as-sirr) au Caire. Al-'Omari, après avoir été emprisonné vers 1337, est libéré en 1339 et placé à la position de son père, mort entre temps. Après une nouvelle disgrâce, il emploie sa retraite à composer des ouvrages[3].

Il meurt en 1349 à Damas[3].

Ses travaux majeurs incluent at-Taʾrīf bi-al-muṣṭalaḥ ash-sharīf, une étude d'ensemble des principes de l'administration mamelouk, et Masālik al-abṣār fī mamālik al-amṣār (Voies des regards sur les royaumes des grandes villes), un ouvrage encyclopédique de plus de vingt volumes contenant aussi des notations sur les pratiques administratives. Il a également écrit une histoire de sa famille et quelques essais, épîtres et vers[2],[3].

Les écrits d'Al-'Omari sont en particulier, avec ceux d'Ibn Battûta, une importante source d'information sur l'empire du Mali[4].

Al-'Omari s'est rendu au Caire peu de temps après le pèlerinage à La Mecque du roi du Mali (mansa) Mansa Moussa. En particulier, il a noté que le Mansa a distribué tellement d'or que sa valeur a chuté en Égypte pendant une décennie après, une histoire qui est souvent répétée pour décrire la richesse de l'empire du Mali[5].

Traductions

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  • Masālik el Abṣār fi mamālik el Amṣār : I. L'Afrique, moins l'Égypte (trad. Maurice Gaudefroy-Demombynes), Paris, P. Geuthner, (BNF 36066544)

Bibliographie

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Références

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  1. BNF.
  2. a b et c Universalis.
  3. a b c et d Britannica.
  4. Yves Péhaut, « L'Ouest Africain au Moyen-Âge », Cahiers d'outre-mer, no 60,‎ , p. 407-414 (lire en ligne)
  5. (en) « Kingdom of Mali Primary Sources », sur Boston University: African Studies Center