Achille Starace

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Achille Starace (né à Sannicola le , mort à Milan le ) est un homme politique et dirigeant sportif italien. Secrétaire du parti national fasciste et président du comité olympique national italien (CONI), il a été exécuté à la fin de la Seconde Guerre mondiale en même temps que Mussolini.

Biographie[modifier | modifier le code]

Achille Starace est né dans une famille aisée de la petite noblesse salentine. Il renonce à ses études débutées à Venise et entreprend une carrière militaire. Il participe à la Première Guerre mondiale, devient officier dans l'arme des bersagliers et obtient deux croix de la valeur militaire ainsi que de nombreuses reconnaissances de l'armée française. Il se marie tôt, laissant sa femme tout au long de sa carrière à Gallipoli. Ceci fut utilisé par d'autres hiérarques pour nuire à sa réputation publique et privée en insinuant quelques problèmes de virilité.

Il adhère, jeune, à la franc-maçonnerie, avant de devenir, après la guerre, un fidèle de Benito Mussolini au point qu'il est sarcastiquement défini, même par sa propre fille, comme « l'homme qui respirait par ordre du duce. »

De Mussolini, il reçoit la charge de mettre en place le fascisme dans le Trentin-Haut-Adige. Dans les années qui suivent la guerre, Starace est le fondateur du fascio de Trente en 1920, vice-secrétaire du parti national fasciste en 1921, inspecteur pour la Sicile en 1922 et député en 1924.

En 1935, il participe comme volontaire à la guerre d'Éthiopie, à laquelle il consacre deux ans plus tard un livre, La Marche sur Gondar (La marcia su Gondar).

Il est aussi président du comité olympique national italien, de 1933 à 1939, au cours d'une période où le mouvement sportif est instrumentalisé par le régime à des fins de propagande.

La foi inébranlable de Starace envers Mussolini lui vaut de faire une carrière, selon certains, bien au-delà de ses capacités : Il est de nouveau vice-secrétaire en 1926, et de 1931 à 1939 il s'impose comme secrétaire national du parti national fasciste, en remplacement de Giovanni Battista Giuriati. Aux objections émises par les autres hiérarques qui lui signalent sa modeste acuité d'esprit, Mussolini répond : «... un crétin, oui, mais obéissant!».

Par ses actions, il œuvre pour une diffusion de la présence du parti dans la vie de la société, intensifiant la fascisation des masses par l'organisation de manifestations qui encadrent les citoyens, de l'école élémentaire à l'université et dans le cadre du temps libre.

Dépouilles exposées à Milan le 29 avril 1945 : de gauche à droite, Nicola Bombacci, Benito Mussolini, Clara Petacci, Alessandro Pavolini et Achille Starace.

Starace dans la vie quotidienne italienne[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]