10e Panzerdivision SS Frundsberg

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10e Panzerdivision SS Frundsberg
Image illustrative de l'article 10e Panzerdivision SS Frundsberg

Période 19431945
Pays Flag of German Reich (1935–1945).svg Allemagne
Branche Schutzstaffel SS.svg Waffen-SS
Type Division SS
Guerres Seconde Guerre mondiale
Commandant Liste des commandants successifs

La 10e Panzerdivision SS Frundsberg est une division de Waffen-SS créée en janvier 1943. Son nom de Frundsberg fait référence au reître allemand du XVIe siècle Georg von Frundsberg.

Historique[modifier | modifier le code]

La division Frundsberg fut formée, comme sa division-sœur la division Hohenstaufen, en France en février 1943, comme SS-Panzergrenadier-Division 10, les deux divisions formant le IIe SS-Panzerkorps. La division est assemblée dans le Sud-Est de la France, et reçoit en juin 1943 le nom de Charles le grand (Charlemagne), en allemand: Karl der Grosse. Elle change toutefois de nom rapidement : en octobre 1943 elle devient la 10e Panzer Division Frundsberg[1].

En mars 1944, la division encore incomplète est intégrée dans le IIe SS-Panzerkorps avec sa jumelle la 9e Panzerdivision SS Honhenstaufen pour rejoindre le front de l'Est et faire face à l'avance soviétique.

La division se bat à Tarnopol et Lemberg avec pour mission (mission du IIe SS-Panzerkorps) de libérer les unités restantes de la 1re division SS Leibstandarte Adolf Hitler ainsi que des unités de la Division Das Reich qui étaient encerclées par les Soviétiques à Tarnopol. Les Divisions Frundsberg et Hohenstaufen malgré leur infériorité numérique parviennent à ouvrir un corridor dans le dispositif soviétique et parviennent à dégager les éléments de la 1re armée de Panzer.

La 10e division est de retour en France en juillet 1944 pour s'opposer aux forces alliées qui viennent de débarquer en Normandie. En septembre 1944, elle est à Arnhem où elle se reconstitue et s'oppose aux troupes américano-britanniques aéroportées engagées dans l'opération Market Garden.

En janvier 1945, la 10e Panzerdivision SS Frundsberg participe à l'Opération Nordwind en Alsace puis est transférée à l'est où elle se bat sur la Vistule. En mai 1945, elle est capturée par l'Armée rouge en Saxe.

Liste des commandants successifs[modifier | modifier le code]

Heinz Harmel et des membres de la division Frundsberg en février 1945
Début Fin Grade Nom
Mars 1943 15 février 1943 SS-Standartenführer Michel Lippert
15 février 1943 15 novembre 1943 SS-Gruppenführer Lothar Debes
15 novembre 1943 27 avril 1944 SS-Gruppenführer Karl Fischer von Treuenfeld
27 avril 1944  ?? avril 1945 SS-Gruppenführer Heinz Harmel
 ?? avril 1945 8 mai 1945 SS- Obersturmbannführer Franz Roestel

Ordre de bataille :

  • SS-Panzer-Aufklärung-Abteilung 10
  • SS-Panzer-Regiment 10 "Frundsberg"
  • SS-Panzer-Grenadier-Regiment 21
  • SS-Panzer-Grenadier-Regiment 22
  • SS-Panzer-Artillerie-Regiment 10
  • SS-Pionier-Batalion 10
  • SS-Nachrichten-Batalion 10

Polémiques[modifier | modifier le code]

Heinz Harmel, commandant de la division entre avril 1944 et 1945, était "Generalmajor" de la Waffen-SS en Normandie. Il fut fait Citoyen d'Honneur de Bayeux en 1984, lors du voyage commémoratif à Bayeux d'un groupe d'anciens combattants allemands[2]. Selon le maire de l'époque Bernard Roquet, son véritable passé n'avait alors pas été mis en exergue, ce qui avait constitué "une grave erreur" dont "il ne pouvait pas être fier"[3].

En août 2006, l'écrivain allemand Günter Grass a reconnu avoir été fantassin dans cette division à la suite de son enrôlement dans la Waffen-SS en novembre 1944[4]. Cette révélation a suscité de nombreuses réactions en Allemagne, en Pologne (Günter Grass est né à Gdansk) et dans la presse internationale, exacerbées par les positions critiques de l'écrivain sur le passé nazi de l'Allemagne[5],[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Historica n°30 : "1944 - Les Panzers T2"
  2. Jacques Leclercq, Dictionnaire de la mouvance droitiste et nationale, de 1945 à nos jours, éditions L'Harmattan, 2008, 695 pages.
  3. "Headliners", New York Times, 3 juin 1984 (consulté le 24 novembre 2013).
  4. Günter Grass reconnaît son passé chez les Waffen-SS, Le Nouvel Observateur, 16 août 2006.
  5. Günter Grass enrolé dans les Waffen SS, Le Figaro, 14 août 2006.
  6. Chronique de l'« affaire Günter Grass », La Vie des idées, 1er novembre 2006.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]