23e Panzerdivision

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23e Panzerdivision
Insignia
Insignia

Période Septembre 1941 – Mai 1945
Pays Flag of German Reich (1935–1945).svg Allemagne
Branche Wehrmacht
Type Division Blindée
Fait partie de District militaire (Wehrkreis) V
Garnison Caserne Mortier à Paris
Surnom Eiffelturm-Division (division Tour Eiffel)
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles
Commandant historique Hans Freiherr von Boineburg-Lengsfeld
Erwin Mack

La 23e Panzerdivision était une division blindée de la Wehrmacht durant la Seconde Guerre mondiale. Elle a été créée en septembre 1941 en France.

Elle combat uniquement sur le front de l'est, dans le Caucase en 1942, puis participe à la défense de l'Ukraine de 1943 à 1944, en juillet 1944 elle se bat en Pologne, puis en Hongrie, et est défaite en Autriche au printemps 1945.

Emblèmes divisionnaires[modifier | modifier le code]

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Histoire[modifier | modifier le code]

Véhicules de la 23e Panzerdivision près de Stalingrad, 21 juin 1942

La 23. Panzer-Division, également appelée Eiffelturm-Division (« division Tour Eiffel »), a été formée en France en 1941.

En avril 1942 elle est transférée à la partie sud du front de l'Est, où elle prend part à la seconde bataille de Kharkov, à l'opération Edelweiss contre le Caucase puis à l’opération Wintergewitter, destinée à libérer les troupes assiégées à Stalingrad (décembre 1942).

Gardée à l'arrière du Mious comme réserve du Groupe d'armées Sud pendant la bataille de Koursk, elle est amenée à s'opposer à la contre-offensive soviétique qui suit l'opération allemande.

Elle bat en retraite à travers l'Ukraine et la Pologne jusqu'en octobre 1944, date à laquelle elle est envoyée en Hongrie.

Elle combat en Hongrie et en Slovaquie avant d'être détruite par l'Armée rouge en Autriche.

Commandants[modifier | modifier le code]

Début Fin Grade Nom
25 septembre 1941 16 novembre 1941 Generalleutnant Hans Freiherr von Boineburg-Lengsfeld
16 novembre 1941 22 novembre 1941 Generalmajor Heinz-Joachim Werner-Ehrenfeucht
22 novembre 1941 20 juillet 1942 Generalleutnant Hans Freiherr von Boineburg-Lengsfeld
20 juillet 1942 26 août 1942 Generalmajor Erwin Mack
26 août 1942 26 décembre 1942 Generalleutnant Hans Freiherr von Boineburg-Lengsfeld
26 décembre 1942 25 octobre 1943 General der Panzertruppen Nikolaus von Vormann
25 octobre 1943 1er novembre 1943 Generalmajor Ewald Kräber
1er novembre 1943 18 novembre 1943 Generalmajor Heinz-Joachim Werner-Ehrenfeucht
18 novembre 1943 9 juin 1944 Generalmajor Ewald Kräber
9 juin 1944 8 mai 1945 Generalleutnant Josef von Radowitz

Ordre de batailles[modifier | modifier le code]

En 1942[modifier | modifier le code]

  • 201. Panzer Regiment
  • 126. Panzergrenadier Regiment
  • 128. Panzergrenadier Regiment
  • 128. Panzerjäger Battalion
  • 23. Reconnaissance Battalion
  • 128. Panzer Artillery Regiment
  • 278. Army Flak Battalion
  • 51. Panzer Pioneer Battalion
  • 128. Panzer Signals Battalion


En 1943[modifier | modifier le code]

  • 126. Panzergrenadier Regiment
  • 128. Panzergrenadier Regiment
  • 128. Panzer Régiment d'artillerie
  • 23. Bataillon de reconnaissance blindé
  • 128. Bataillon de remplacement sur le terrain
  • 278. Bataillon anti-aérien
  • 128. Bataillon de chasseurs de chars
  • 51. Bataillon blindé du génie

Théâtres d'opérations[modifier | modifier le code]

  • Septembre 1941 – avril 1942 : création et formation de la 23e Panzer-Division
  • Avril 1942 – août 1944 : front de l'Est
    • Août 1942 : la 23e PZD est envoyée sur le front du Caucase, dans le cadre de l’opération Edelweiss. Elle défend la rive nord du Baksan entre Terek et Naltchik.
    • 18 août : la division est à Novo-Poltavskoïe, puis à Baksan et bientôt à Pravourganski.
    • Le 26 août 1942, le Generalmajor Erwin Mack, commandant de la 23e Panzerdivision, est tué par un tir de mortier soviétique près de Novo-Poltavskoïe.
    • Mi-septembre : attaque des positions russes à Malgobek et Vosnessenskaïa
    • Le 21 septembre, la division est à Novo-Ivanovski, Maïski et Kotliarevskaïa
    • Novembre 1942 : les forces allemandes arrivent à proximité d'Ordjonikidze, en direction de Grozny, et tentent sans succès de s'en emparer. Les soviétiques déclenchent une offensive sur le front du Terek où plusieurs unités du 3e corps blindé, dont la 23e PZD, sont menacées d'être isolées du reste des forces allemandes et battent en retraite en subissant de lourdes pertes.
    • Décembre 1942 : participation à l’opération Wintergewitter dans le LVII Panzer corps
  • Juillet 1943 : fait partie de l'organigramme du XXIV. Panzerkorps, qui est gardé en réserve du Heeresgruppe Süd à l'arrière du Mious pour protéger les arrières de l'attaque sur Koursk. Dans ce cadre elle arrête l'attaque lancée le 17 juillet 1943 par le Front du sud sur le Mious en direction de Stalino, mais ne parvient pas à repousser les soviétiques sur leur base de départ, ce qui est fait ultérieurement par ou avec l'aide d'autres unités mobiles.
  • Août 1944 – octobre 1944 : combats en Pologne
  • Octobre 1944 – avril 1945 : combats en Hongrie
  • Avril 1945 – mai 1945 : combats en Slovénie et en Autriche où elle est détruite par l’Armée rouge.

Récompenses[modifier | modifier le code]

Personnalités ayant servi au 23e Panzerdivision[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Panzertruppen : les troupes blindées allemandes 1935-1945 de Francois de Lannoy et Josef Charita, éditions Heimdal, ISBN 978-2-84048-151-5
  • French Maclean - Quiet Flows the Rhine: German General Officer Casualties in World War II
  • Samuel W. Mitcham Jr - The Panzer Legions: A guide to the German Army Tank Divisions of WWII and Their Commanders

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]