13e Panzerdivision

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
13. Panzer-Division
13e division blindée
Emblème de la 13e division blindée
Emblème de la 13e division blindée

Période 11 octobre 1940 – mai 1945
Pays Flag of German Reich (1935–1945).svg Allemagne
Branche Heer
Rôle division blindée
Fait partie de Wehrkreis XI
Ancienne dénomination 13e division d'infanterie (motorisée)
Surnom Magdeburger Division
Guerres Seconde Guerre mondiale
Batailles

La 13e division blindée (allemand : 13. Panzer-Division), surnommée Magdeburger Division[1], est une division blindée de l'armée de terre allemande durant la Seconde Guerre mondiale.

Son origine remonte à la création en 1934 de l'Infanterieführer IV qui devient l'année suivante la 13e division d'infanterie (allemand : 13. Infanterie-Division). Motorisée, elle est renommée 13. Infanterie-Division (motorisiert) en 1937 et participe à l'invasion de la Pologne puis à la campagne de l'Ouest. À l'automne 1940, elle est transformée en division blindée et est renommée 13. Panzer-Division en octobre. Elle prend ensuite part à l'invasion de l'URSS à travers l'Ukraine puis vers le Caucase avant de reculer et passer à la défensive. À l'été 1942 elle reprend l'offensive en direction du Caucase ; début 1943 elle se replie dans la tête de pont du Kouban où elle demeure jusqu'à la fin de l'été, elle participe ensuite à la défense du Dniepr jusqu'au printemps 1944 où la division retraite à travers l'Ukraine, épuisée à la fin de l'été elle part se reconstituer en Hongrie où elle reprend le combat dès octobre dans les plaines de Puszta. Les combats défensifs la mènent jusqu'à Budapest où elle est piégée en novembre et anéantie en janvier 1945. Dès novembre 1944, une nouvelle division est mise sur pied à partir de la 13. Panzer-Division, elle est baptisée Panzerdivision Feldherrnhalle 2 en mars 1945.

Emblèmes divisionnaires[modifier | modifier le code]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Commandants[modifier | modifier le code]

Début Fin Grade Nom
13. Infanterie-Division (mot.)
Création été 1939 Generalleutnant Paul Otto
Été 1939 6 septembre 1939 Generalleutnant Moritz von Faber du Faur
6 septembre 1939 11 octobre 1940 Generalleutnant Friedrich-Wilhelm von Rothkirch und Panthen
13. Panzer-Division
11 octobre 1940 25 juin 1941 Generalleutnant Friedrich-Wilhelm von Rothkirch und Panthen
25 juin 1941 30 novembre 1941 Generalleutnant Walter Düvert
1er décembre 1941 1er novembre 1942 General der Panzertruppen Traugott Herr
1er novembre 1942 1er décembre 1942 Generalleutnant Hellmut von der Chevallerie
1er décembre 1942 15 mai 1943 Generalmajor Wilhelm Crisolli
15 mai 1943 1er septembre 1943 Generalleutnant Hellmut von der Chevallerie
1er septembre 1943 26 décembre 1943 Generalleutnant Eduard Hauser
26 décembre 1943 18 mai 1944 Generalleutnant Hans Mikosch
18 mai 1944 25 mai 1944 Oberst Friedrich von Hake
25 mai 1944 9 septembre 1944 Generalleutnant Hans Tröger
9 septembre 1944 11 février 1945 (†) Generalmajor Gerhard Schmidhuber

Historique[modifier | modifier le code]

L'état-major de la 13e division d'infanterie est créé en octobre 1934 en tant qu'Infanterieführer IV à Magdeburg dans le Wehrkreis IV, avant de prendre le nom de 13. Infanterie-Division le 15 octobre 1935[2]. Elle est renommée 13. Infanterie-Division (motorisiert) le 12 octobre 1937[2].

Mobilisée le 18 août 1939, elle participe à l'invasion de la Pologne[2].

Dans le plan d'offensive à l'ouest, elle fait partie du 14e corps d'armée qui avance initialement en troisième échelon de la Panzergruppe von Kleist, 330 kilomètres derrière les unités en premières lignes attaquant à travers l'Ardenne[3].

Après la campagne, elle est réorganisée en tant que 13e Panzerdivision.

Barbarossa[modifier | modifier le code]

La 13e Panzerdivision est créée à Vienne en octobre 1940, à partir de la 13e Division d'infanterie motorisée et du 4e régiment de Panzer appartenant à la 2e Panzerdivision et est immédiatement envoyé en Roumanie pour la formation.

À la veille de l'opération Barbarossa, la 13e Panzerdivision avait une force totale de 149 blindés :

Elle prend part à l'opération Barbarossa, dans le cadre de la 1e Panzerarmee (Groupe d'armées sud), . Elle part de Lublin, et le 23 juin bouscule la 5e Armée Soviétique au sud de Kovel, s'empare de Luck le 25 juin et franchit la rivière Styr et fonce sur Dubno et Rovno s'emparant, le 28 juin, des ponts stratégiques sur la rivière Ustja.

Relevée par la 25e division d'infanterie motorisée, la division passe les rivières Horyn et Sluc et progresse à toute vitesse sur Novograd Volynsky et fonce sur Jitomir qu'elle atteindra le 9 juillet. Une fois Jitomir tombée, la 13e Panzerdivision progresse sur Kiev située à moins de 150 km et contribue au succès de l'encerclement des forces soviétiques à Kiev, puis elle entre à Krementchoug et Dniepropetrovsk sur les berges du Dniepr.

À la fin de 1941, elle est stationnée à Rostov-sur-le-Don mais est obligée de se retirer en raison de terribles contre-attaques soviétiques.

Caucase et Kouban[modifier | modifier le code]

En 1942 et 1943, faisaient partie de la 1e Panzerarmee (Groupe d'armées A), la division est impliquée dans les batailles pour les champs pétrolifères du Caucase et dans la défense désespérée de la péninsule de Kouban après la bataille de Stalingrad. À l'automne 1943, elle se retire dans l'ouest de l'Ukraine, où se déroule des combats défensives près de la rivière Dniepr.

Roumanie[modifier | modifier le code]

L'offensive de l'armée soviétique a poussé les Allemands à leurs positions de départ de juin 1941. La 13e Panzerdivision était rattachöe à l'Armée du Sud du Groupe Ukraine, qui a pour but d'empêcher les Soviétiques de saisir les champs pétrolifères roumains. L'offensive de l'Armée rouge d'août 1944 a entraîné la mort ou l'emprisonnement de la plupart des hommes de la division.

Première réforme et les batailles pour la Hongrie[modifier | modifier le code]

La division est réformée en octobre 1944 et reçoit un équipement moderne, comme le Panther G et le Jagdpanzer IV. Dans la bataille de Debrecen, la division contribue à anéantir trois corps de blindés soviétiques, toutefois, elle est encerclée à Budapest à la fin de 1944 et détruite en janvier 1945 avec la 6e Armée.

Fin de la guerre[modifier | modifier le code]

Au mois de mars 1945, la division est réformée sous le nom de Panzerdivision Feldherrnhalle 2. Le dernier des engagements avec les Soviétiques se déroule à la frontière austro-hongroise. La Panzerdivision se trouve en Autriche à la Capitulation.

Crimes de guerre[modifier | modifier le code]

Au cours de l'invasion de la Pologne, les soldats de la division ont pris part à des massacres dans le village de Drzewica les 8 et 9 septembre. Des colonnes médicales marquées du sigle de la Croix-Rouge ont également été attaqués. Les soldats de la division ont utilisé des civils comme boucliers humains.

Ordre de Bataille[modifier | modifier le code]

Juin 1940[modifier | modifier le code]

  • Schutzen-Brigade 13
    • Schutzen-Regiment 66
    • Schutzen-Regiment 93
  • Panzer-Regiment 4 (2 Abteilung)
  • Kradschutze-Bataillon 43
  • Aufklarung-Abteilung 13
  • Artillerie-Regiment 13 (3 Abteilung)
  • Panzerjager-Abteilung 13
  • Pionier-Abteilung 4
  • Nachrichten-Abteilung 13
  • Versorgungsdienste 13

Octobre 1944[modifier | modifier le code]

  • Panzer-Regiment 4
  • Panzer-Grenadier-Regiment 66
  • Panzer-Grenadier-Regiment 93
  • Panzer-Artillerie-Regiment 13
  • Feldersatz-Bataillon 13
  • Panzer-Aufklärungs-Abteilung 13
  • Heeres-Flak-Artillerie-Abteilung 271
  • Panzerjäger-Abteilung 13
  • Panzer-Pionier-Bataillon 4
  • Panzer-Nachrichten-Abteilung 13
  • Panzer-Versorgungstruppen 13

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « La « Magdeburger Division » déferle sur l’Ukraine ! », Batailles et blindés, Aix-en-Provence, Caraktère « Opération Barbarossa »,‎ , p. 49.
  2. a, b et c (de) « Infanterieführer IV, 13. Infanterie-Division », sur Lexikon der Wehrmacht (consulté le 9 mars 2015).
  3. Karl-Heinz Frieser (trad. de l'allemand par Nicole Thiers, préf. Werner Rhan), Le mythe de la guerre-éclair : La campagne de l'Ouest de 1940 [« Blitzkrieg-Legende : der Westfeldzug 1940 »], Paris, Belin,‎ , 2e éd., 479 p. (ISBN 978-2-7011-2689-0), p. 127.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Panzertruppen: Les Troupes Blindees Allemandes 1935-1945 de Francois De Lannoy et Josef Charita, Editions Heimdal, ISBN 978-2-84048-151-5
  • George Rosado et Chris Bishop (trad. de l'anglais par Christian Muguet), Le guide d'identification des blindés : Les divisions blindés de la Wehrmacht 1939-1945 [« The essential tank identification guide : Wehrmacht Panzer Divisions 1939-45 »], Paris, Éditions de Lodi,‎ , 192 p. (ISBN 978-2-84690-287-8)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]