Îles Australes

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Îles Australes
Les Australes (en bas et en rouge) sur la carte de la Polynésie française
Les Australes (en bas et en rouge) sur la carte de la Polynésie française
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 23° S 150° O / -23, -150 ()23° S 150° O / -23, -150 ()  
Superficie 152 km2
Nombre d'îles 7
Île(s) principale(s) Tubuai, Rurutu, Rimatara, Raivavae, Rapa
Géologie Îles volcaniques
Administration
Statut Forme un district

Collectivité d'outre-mer Polynésie française
Démographie
Population 6 310 hab. (2007)
Densité 41,51 hab./km2
Autres informations
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Îles Australes
Îles Australes
Île de France

Les îles Australes constituent un archipel d'une superficie totale d'environ 152 km2 situé dans le sud de l'océan Pacifique. L'archipel s'étend entre 600 et 1 300 km au sud de Tahiti en Polynésie française. Il est parfois nommé îles Tubuai du nom de son île la plus étendue.

Géographie[modifier | modifier le code]

Îles, îlots et atolls[modifier | modifier le code]

Elles se composent de cinq îles hautes principales:

et de

Communes[modifier | modifier le code]

Drapeau des îles Australes

Histoire[modifier | modifier le code]

L'archipel des Australes ne se serait peuplé que relativement tard en comparaison avec les autres archipels de Polynésie. Ce n'est vraisemblablement qu'au XIe siècle voire au XIVe siècle que les îles auraient accueilli leurs premiers habitants, très certainement originaires de Tahiti, peuplé bien avant. Il n'y a jamais cependant eu de véritable fouille archéologique qui ait été entreprise sur ce sujet.

C'est James Cook qui sera le premier européen à découvrir une des îles Australes. Il découvre Rurutu le , qu'il appelle alors Oteroah. Il tente d'accoster en envoyant une baleinière qui ne peut cependant accoster à cause de l'hostilité des habitants. Le naturaliste à bord du bateau note la qualité des embarcations et des armes utilisées par les insulaires.

Lors de son troisième et dernier voyage,ce même navigateur découvre l'île de Tubuai le . Il n'accoste pas mais les insulaires viennent à sa rencontre. Il remarque alors des similitudes dans le langage avec le tahitien. Il note par ailleurs l'avantage que présente l'île pour des navires de passage en voyant une végétation dense mais précise toutefois qu'une large barrière de corail la rend inapte au mouillage. C'est cette caractéristique qui motivera le choix des mutins du HMS Bounty de s'y réfugier.

Raivavae fut découverte avant Tubuai, en 1775, par le navigateur espagnol Thomas Gayangos mais reste très à l'écart des routes maritimes et reçoit très peu de navires.

Rapa fut découverte par George Vancouver le . L'île est alors appelée Oparo. La langue de Rapa est le nom généralement donné, à tort, aux différentes langues australes qui en différent sensiblement.

Rimatara fut découverte tardivement en 1811 par le pasteur Henry, capitaine d'une goélette venant de Tahiti.

Les îles Maria furent découvertes en 1824 par la baleinière américaine Maria commandée par George Washington Gardner. Un autre navigateur, Jacques-Antoine Moerenhout, ignorant la découverte de ces îles, la revendiqua en 1829 en leur donnant son nom.

Marotiri fut découvert par George Bass, d'où l'appellation d'îlots de Bass, vraisemblablement en 1800.

Art et culture[modifier | modifier le code]

Les traces de culture originaires des Australes sont assez nombreuses et les œuvres d'art qui y ont été produites ont souvent été jugées comme les plus remarquables produites en Polynésie. Cependant, quasiment aucune de ces œuvres ne se trouve sur ces îles mais dans des musées renommés dans les pays occidentaux. En effet, les vaisseaux de passage y ont reçu de nombreuses offrandes mais ont également pillé certains sites des îles, notamment les missionnaires de la London Missionary Society, soucieux de faire disparaitre toute trace d'ancien culte. Les marae, lieux de culte polynésien, ont beaucoup disparu. A Raivavae par exemple, sur 62 marae que l'on pouvait trouver au début du XXe siècle, il n'en reste que 23 visibles.

La plus connue des œuvres d'art subtilisée aux Australes est très certainement la sculpture du Dieu A'a, découverte à Rurutu et actuellement exposée au British Museum de Londres[1]. Il en existe une reproduction sur l’île. Elle est composée de trente petites figures sculptées sur son corps, son dos comportait une cavité qui pouvait accueillir 24 petites autres sculptures qui ont cependant été détruites en 1822[1].

Les Australes sont aussi connues pour leur grand tambour verticaux ou ‘’pahu’’ souvent ornés de figures humaines qui accueillirent bien souvent les explorateurs ou missionnaires. On trouve également de nombreuses autres figures sculptées dans le bois ou même dans la pierre pour les marae, des chasse-mouches en bois sculpté généralement avec des figures anthropomorphes, parfois même avec des manches en ivoire, de grande cuillères décorées ainsi que des bols très décorés. Globalement, ces œuvres sont ornées très finement avec une grande complexité et souvent avec des figures anthropomorphes.

D’autres objets servant à habiller les personnes ou personnalités des îles ont été retrouvés, telles des coiffures élaborées ainsi que de grandes couronnes et colliers de cheveux ou de plumes avec des pendentifs en coquillage ou en ivoire.

Langues[modifier | modifier le code]

Activités[modifier | modifier le code]

Quatre îles possèdent un aéroport et sont desservies de manière régulière par avion : Rimatara (depuis 2006), Tubuai, Raivavae et Rurutu.

Tubuai et Raivavae ont une faible activité touristique. Rurutu est surtout fréquentée par des touristes durant la période de présence des baleines (de septembre à novembre) qui viennent mettre bas dans ses eaux.

L'activité la plus importante, en plus de la pêche, de l'artisanat (notamment la vannerie), de la culture vivrière et de l'élevage est le maraîchage, facilité par un climat plus frais qu'à Tahiti vers laquelle est exportée une part importante de cette production maraîchère.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b (en) « Carved wooden figure known as A'a », sur britishmuseum.org (consulté le 24 juin 2009)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Jean Guillin, L'Archipel des Australes, Editions A. Barthélémy & Editions Le Motu, Avignon, 2001, (ISBN 2-87923-138-8).
  • A. L. Kaeppler, C. Kaufmann, D. Newton, L'Art océanien, Citadelles et Mazenod, 1993, (ISBN 2-85088-061-2).