Rapa (île)

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Rapa
Rapa iti (ty)
Rapa sur la carte des Australes
Rapa sur la carte des Australes
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Archipel Îles Australes
Localisation Océan Pacifique
Coordonnées 27° 28′ 00″ S 144° 20′ 00″ O / -27.466667, -144.333333 ()27° 28′ 00″ S 144° 20′ 00″ O / -27.466667, -144.333333 ()  
Superficie 40 km2
Point culminant Mont Perau (650 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Collectivité d'outre-mer Polynésie française
Démographie
Population 515 hab. (2012)
Densité 12,88 hab./km2
Autres informations
Découverte George Vancouver en 1791
Fuseau horaire UTC-10

Géolocalisation sur la carte : Polynésie française

(Voir situation sur carte : Polynésie française)
Rapa
Rapa
Îles de France

Rapa (parfois nommée Rapa Iti, la « petite Rapa » pour la distinguer de Rapa Nui, l’île de Pâques, la « grande Rapa  ») est une île située dans l’archipel des Australes en Polynésie française.

Histoire[modifier | modifier le code]

Rapa fut découverte en 1791 par George Vancouver : elle s’appelait à l’époque Oparo, l’« île aux pare », sortes de forts (du maori « pa ») dont les ruines parsèment encore l’île, particulièrement sur les crêtes et les endroits escarpés ; de telles ruines peuvent également être aperçues sur les plus gros îlots de Marotiri. Thor Heyerdahl y fit, entre autres, des fouilles, cherchant des liens entre les deux Rapa. En fait le lien est démographique : après que la population pascuane d'origine (venue, selon la tradition orale, de Hiva aux Marquises) a été quasi-exterminée en 1861 par les esclavagistes péruviens (qui l'emmenèrent aux îles Chincha pour en extraire le guano), les colons français installés dans l'île de Pâques firent venir de Rapa des ouvriers agricoles à partir de 1864 (pour travailler dans les plantations et les élevages). C'est pourquoi les polynésiens pascuans actuels se dénomment enata Rapa-nui ("peuple de la Grande Rapa") et n'ont d'ailleurs pas oublié leurs racines, d'autant que jusqu'en 1911, la mission catholique de l'île de Pâques dépendait du vicariat de Tahiti.

Géographie[modifier | modifier le code]

L’île de Rapa a une superficie d’environ 40 km2 et est composée d’un ancien volcan, le mont Perau, haut de 650 m, dont l’un des pans s’est effondré et dont l’océan a rempli le cratère. Les dix îlots rocheux de Marotiri, à 70 km à l’est-sud-est de Rapa, constituent les points de terre les plus méridionaux de Polynésie française. C’est l’île habitée la plus au sud des Australes et la plus isolée, étant distante de 500 km de la plus proche île habitée, Raivavae, et de plus de 1 420 km de Tahiti. L’île ne possède aucune piste d'atterrissage et est reliée aux autres îles par le cargo mixte Aranui[1] tous les deux ou trois mois ; un patrouilleur de la Marine nationale effectue aussi des missions de liaison depuis Tahiti[2].

En raison de son isolement, le rapa, appelée localement reo rapa, est une langue nettement différenciée des autres langues des îles Australes.

L’île est le chef-lieu de la commune de Rapa. Ahurei, le principal village de l’île, est situé au bord du cratère immergé. 482 personnes habitaient l’île en 2007. L’autre village se nomme Area.

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat est subtropical humide. Du fait de sa situation australe, le climat de Rapa est caractérisé par des variations saisonnières plus marquées que dans le reste de la Polynésie française. Au cours de l'année 2007 les températures maximales ont varié de 19 °C à 26 °C et les minimales de 16 °C à 22 °C (degrés Celsius). La moyenne annuelle est de 20 °C. Les précipitations sont importantes, plus de 250 cm d'eau par an[3]. Il peut pleuvoir plus d'un mois d'affilée. La brume est fréquente et le ciel souvent couvert. Rapa est soumise à des vents d'ouest fréquents parfois très violents.

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (fr) Hanson, Allan, Rapa, Société des Océanistes N° 33, Musée de l'Homme, Paris, 1973.
  • (fr) Guillin, Jean, L'Archipel des Australes, Éditions A. Barthélémy & Éditions Le Motu, Avignon, 2001.
  • (fr) Albert t'Serstevens, Tahiti et sa couronne, Albin Michel, Paris, 1971.

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Cargo mixte Aranui, construit à Turnu Severin, sur le Danube, en Europe.
  2. http://www.defense.gouv.fr/marine/base/articles/la_tapageuse_en_visite_au_bout_du_monde
  3. En juillet 1999 il est tombé 300 litres d'eau au mètre carré