Énergie au Japon

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Énergie au Japon
Centrale thermique d'Oi (1050 MW, fioul), dans la Préfecture de Tokyo.
Centrale thermique d'Oi (1050 MW, fioul), dans la Préfecture de Tokyo.
Bilan énergétique (2012)
Offre d'énergie primaire (TPES) 452,3 M tep
(18 936,1 PJ)
par agent énergétique pétrole : 46,5 %
charbon : 24,8 %
gaz naturel : 23,3 %
électricité : 3,2 %
Énergies renouvelables 2,3 %
Consommation totale (TFC) 270,8 M tep
(11 339,2 PJ)
par habitant 3,55 tep/hab
par secteur ménages : 17,3 %
industrie : 30,2 %
transports : 27,5 %
services : 23,4 %
agriculture : 0,6 %
pêche : 0,6 %
Électricité (2012)
Production 1 034,31 TWh
par filière thermique : 85,2 %
hydro : 8,1 %
biomasse/déchets : 3,7 %
nucléaire : 1,5 %
autres : 0,9 %
éoliennes : 0,5 %
Combustibles (2012)
Production pétrole : 644 ktep
gaz naturel : 3055 ktep
charbon : 0
Commerce extérieur (2012)
Importations électricité : 0
pétrole : 182,4 Mtep
gaz naturel : 102,0 Mtep
charbon : 113,2 Mtep
Exportations électricité : 0
pétrole : 0
gaz naturel : 0
charbon : 1,04 Mtep
Sources
AIE[1]

Le secteur de l'énergie au Japon est l'un des plus importants au monde ; le Japon est un pays très densément peuplé (127,35 millions d'habitants en juillet 2013 sur 377 488 km², soit 337 hab/km², à peine moins qu'en Inde : 368 hab/km² en 2011) et d'un niveau de vie très élevé (PIB en parité de pouvoir d'achat : 36 266 $/hab en 2012), donc gros consommateur d'énergie. La consommation d'énergie primaire par habitant était de 3,55 tep au Japon en 2012 contre 1,90 tep de moyenne mondiale, mais 6,81 tep pour les États-Unis.

Son secteur énergétique dépend fortement des importations, notamment des combustibles fossiles : 1er importateur mondial de gaz naturel, 2e pour le charbon et 4e pour le pétrole ; ces importations ont été fortement accrues à partir de 2011, du fait de l'arrêt presque complet de la production des centrales nucléaires après l'accident nucléaire de Fukushima ; en 2010, le nucléaire assurait 29 % de la production d'électricité du pays, qui se classait au 3e rang mondial pour sa production nucléaire. L'arrêt de la production nucléaire a fortement accru les importations de combustibles fossiles, faisant basculer la balance commerciale, autrefois largement excédentaire, dans le rouge ; en 2013, le déficit de la balance commerciale japonaise a même dépassé celui de la France. Le gouvernement arrivé au pouvoir en décembre 2012 a annoncé son intention de faire redémarrer ces centrales dès que les inspections de la nouvelle Autorité de sureté nucléaire (NRA) auront été terminées.

En 2012, la consommation totale d'énergie primaire du Japon se répartissait en 94 % d'énergies fossiles (pétrole : 46,7 %, charbon : 23,4 %, gaz : 23,9 %), 0,8 % de nucléaire (13 % en 2010) et 5,3 % d'énergies renouvelables (dont 3,6 % d'hydroélectricité).

Comparaisons internationales[modifier | modifier le code]

Les statistiques de l'Agence Internationale de l’Énergie et celles d'Observ'ER classent le Japon aux tous premiers rangs pour nombre d'indicateurs du domaine de l'énergie ; cependant, il n'est en tête que pour les importations de combustibles fossiles et leur transformation (raffinage, production d'électricité) ; pour le nucléaire il passe du 3e rang avant Fukushima au 6e en 2011 et en 2012 disparait au moins provisoirement du classement ; pour les énergies renouvelables, il se distingue pour l'hydroélectricité, la biomasse, la géothermie et le solaire, mais ne figure pas dans les 10 premiers pays producteurs d'énergie éolienne :

Place du Japon dans les classements mondiaux
Source d'énergie indicateur rang année quantité unité % monde commentaires
Pétrole brut[k 1] Importation nette 4e 2012 179 Mt 8,7 % 1er : États-Unis (442 Mt), 2e : Chine (269 Mt), 2e : Inde (185 Mt)
Gaz naturel[k 2] Importation nette 1er 2013 123 Mds m³ 14,7 % 2e : Allemagne (76 Mds m³)
Charbon[k 3] Importation nette 2e 2013 196 Mt 15,4 % 1er : Chine (320 Mt)
Nucléaire[k 4] Puissance installée 3e 2012 44 GW 11,8 % 1er : États-Unis (102 GW), 2e : France (63 GW)
Hydroélectricité[k 5] Production 8e 2012 84 TWh 2,2 % 1er : Chine (872 TWh)
Puissance installée 6e 2012 49 GW 4,8 % 1er : Chine (194 GW)
% hydro/élec 9e 2012 8,1  % 1er : Norvège (96,7 %)
Produits pétroliers[k 6] Production 5e 2012 169 Mt 4,3 % 1er : États-Unis (787 Mt)
Importation nette 1er 2012 37 Mt 8 % 2e : Indonésie (27 Mt)
Prod.élec.fossiles**[k 7] Charbon/lignite 4e 2012 303 TWh 3,3 % 1er : Chine (3785 TWh)
Pétrole 1er 2012 181 TWh 16 % 2e : Arabie saoudite (150 TWh)
Gaz naturel 3e 2012 397 TWh 7,8 % 1er : États-Unis (1265 TWh)
Électricité[k 8] Production 5e 2012 1026 TWh 4,5 % 1er : Chine (4985 TWh)
Biomasse[O 1] Production élec. 4e 2012 31,8 TWh 9,8 % 1er : États-Unis (63,3 TWh)
Géothermie[O 2] Production élec. 8e 2012 2,5 TWh 3,6 % 1er : États-Unis (19,6 TWh)
Solaire[O 3] Production élec. 5e 2012 7,2 TWh 6,9 % 1er : Allemagne (28,0 TWh)
* % nucléaire/total production d'électricité
** production d'électricité à partir de combustibles fossiles

Faits marquants 2011-13 :

  • le Japon régresse du 3e au 6e rang pour la production d'électricité nucléaire en 2011 ; sa part dans la production mondiale passe de 10,4 % à 3,9 % ; en 2012, il disparait du classement avec l'arrêt quasi-total des centrales nucléaires ;
  • le Japon passe en tête du classement mondial des producteurs d'électricité à partir de pétrole en 2011, devant l'Arabie Saoudite ; sa part dans la production mondiale passe de 9,8 % à 14,5 %, puis à 16 % en 2012 ;
  • pour la production d'électricité à partir de gaz naturel, le Japon passe de 6,4 % du total mondial à 7,7 % en 2011, puis à 7,8 % en 2012 ;
  • pour la production d'électricité totale, le Japon régresse du 3e au 5e rang, avec une production en baisse de 6 % en 2011, passant de 5,2 % à 4,7 % du total mondial, puis à 4,5 % en 2012.

Secteur charbonnier[modifier | modifier le code]

La production nationale de charbon a pris fin en 2002, mais le charbon reste une ressource largement utilisée, en particulier pour la production d'électricité : 27 % de la puiisance installée des centrales électriques fonctionnait au charbon en 2010. Le japon importe la totalité de ses besoins en charbon, principalement d'Australie ; en 2011, ces importations ont totalisé 194 millions de tonnes courtes (short tons), soit 176 Mt (187 Mt en 2010) ; le Japon a été pendant trois décennies le plus gros importateur mondial de charbon, mais en 2012 la Chine l'a dépassé. Plusieurs centrales à charbon ont été endommagées par le séisme du Tōhoku en mars 2011, si bien que l'utilisation n'a pas pu progresser entre 2011 et 2012, laissant la production d'électricité dépendre massivement du gaz naturel et du pétrole pour remplacer les centrales nucléaires arrêtées. Deux nouvelles centrales charbon, d'une capacité de 1,6 GW au total, sont entrées en fonction dans le nord du Japon au début 2013 ; 2 GW de la centrale de Haramachi ont été remises en service en 2013 après réparation des dommages causés par le séisme. Le gouvernement encourage les compagnies électriques à construire des centrales charbon supplémentaires en réduisant les contraintes réglementaires environnementales. Au 2è et 3è trimestres 2013, la consommation de charbon s'est accrue de 20 % ; cela permet de moins utiliser les centrales au pétrole, les plus coûteuses[E 1].

Secteur pétrolier[modifier | modifier le code]

Le Japon dispose de très peu de ressources pétrolières sur son territoire. Selon le journal Oil and Gas International (OGI), ces ressources se montaient à 58 millions de barils en 2007, ramené à 44 millions de barils en 2011. Ces ressources se trouvent principalement sur le littoral ouest. Du pétrole se trouve aussi en mer de Chine orientale, mais les différends avec la Chine sur les revendications territoriales de cette zone n'en permettent pas l'exploitation. Ainsi, le Japon est fortement tributaire des importations.

Le Japon était en 2012 le 3e importateur net mondial de pétrole après les États-Unis et la Chine, avec en moyenne 4,6 millions de barils par jour ; après l'accident de Fukushima, le Japon a accru ses importations de brut pour combustion directe dans ses centrales électriques ; le pays dépend surtout du Moyen-Orient pour ces importations (83 % en 2012, contre 70 % vers 1985), mais essaie de les diversifier (Russie ; Afrique : Gabon et Angola ; sud-est asiatique : Vietnam, Indonésie, Malaisie) ; la répartition des importations de pétrole brut était en 2012[E 2] :

  • Arabie Saoudite : 33 % ;
  • Émirats arabes unis : 22 % ;
  • Qatar : 11 % ;
  • Koweit : 8 % ;
  • Iran : 5 % ;
  • Russie : 4 % ;
  • reste du monde : 17 %.

Le Japon maintient des stocks stratégiques importants pour se prémunir contre une interruption de l'approvisionnement en pétrole. Fin décembre 2010, 54 % de ces stocks sont détenus par le gouvernement, 46 % sont des stocks commerciaux.

En 2010, la consommation journalière de pétrole atteint 4,4 millions de barils par jour. Le Japon est ainsi le troisième pays plus gros consommateur de pétrole derrière les États-Unis et la Chine. Cette consommation est néanmoins en baisse depuis 2005. Cette baisse peut être expliquée par différents facteurs : une substitution des carburants, une population vieillissante, des objectifs d'efficacité énergétique mandatés par le gouvernement. De plus, le secteur industriel remplace petit à petit le pétrole par le gaz naturel. Enfin, les prix élevés ont réduit la demande des dérivés du pétrole pour le chauffage domestique.

En 2006, puis en 2012, le gouvernement japonais a annoncé une nouvelle stratégie énergétique. Le gouvernement souhaite réduire la part du pétrole dans sa consommation énergétique globale, ainsi que la part du pétrole dans le secteur des transports.

Secteur gazier[modifier | modifier le code]

Selon le journal Oil and Gas International (OGI), le Japon avait 738 milliards de pieds cubes (20,9 milliards de mètres cubes) de réserves prouvées de gaz naturel en janvier 2013. Ces réserves prouvées ont diminué de près de moitié depuis 2007, où elles étaient estimées à 1 400 milliards de pieds cubes (40 milliards de mètres cubes). La plupart des champs de gaz naturel sont situés le long de la côte ouest. La production a été de 116 milliards de pieds cubes en 2012, en baisse par rapport à la moyenne de 185 milliards de pieds cubes des dix dernières années ; le principal champ gazier du Japon est celui de Minami-Nagaoka sur la côte ouest de Honshu, qui assure 40 % de la production nationale de gaz[E 3].

Des hydrates de méthane ont été découverts au large de la côte est ; en mars 2013, JOGMEC a conduit les premiers tests réussis d'extraction d'hydrates de méthane offshore et a confirmé les estimations de réserves de 40 Tcf (1012 pieds cubes) dans le bassin de Nankai sur la côte sud-est du pays ; le démarrage de la production est prévu pour 2018, bien que le coût élevé de tels projets puisse repousser cette perspective[E 4]. De nombreux experts dénoncent les dangers de tels projets pour l'environnement.

Les importations de gaz naturel liquéfié (GNL, ou LNG en anglais) au Japon représentaient 37 % du marché mondial du GNL en 2012 (33 % en 2011) ; le japon a commencé à importer du GNL d'Alaska en 1969, devenant ainsi un pionnier de ce marché ; le gouvernement a encouragé la consommation de gaz naturel pour des raisons environnementales ; lors de l'arrêt du nucléaire en 2011-2012, le gaz naturel a été choisi comme source préférentielle de substitution ; en 2012, le Japon a consommé environ 4,4 Tcf de gaz naturel, soit 50 % de plus qu'en 2000 ; plus de 95 % de cette demande est couverte par l'importation de GNL ; le séisme de mars 2011 a entrainé une hausse de 24 % de ces importations entre 2010 et 2012, de 3,5 Tcf/an à 4,3 Tcf/an ; le secteur de la production d'électricité est le principal consommateur de gaz (64 %), suivi par l'industrie (21 %), le secteur résidentiel (9 %) et le secteur commercial (4 %) ; l'arrêt du nucléaire a fait monter la part de la production d'électricité de 57 % en 2010 à 64 % en 2012, sa consommation de gaz ayant augmenté de 33 % en 2 ans[E 4].

Le Japon dispose de 30 terminaux d'importation de GNL dont la capacité totale est de 8,6 Tcf/an, largement supérieure à la demande, mais les importations de GNL sont contraintes par des limites de capacité d'accostage, de taille des méthaniers, et d'autres limites dues aux infrastructures ; le Japon a aussi la plus grande capacité de stockage de regazéification : 565 MMcf, qui sert de stock-tampon pendant les saisons de forte demande ; cinq terminaux supplémentaires sont en construction ; ils ajouteront 350 Bcf/an de capacité d'ici 2016[E 5].

La forte progression de la demande pour l'électricité ainsi que la situation plus tendue sur le marché mondial on conduit à une augmentation importante des prix à l'importation de gaz, de 9 $/MMBtu avant la crise à plus de 16 $/MMBtu en 2012 ; le METI incite les entreprises électriques à négocier des contrats supprimant la référence au prix du pétrole ; après Fukushima, la part des achats de GNL sur les marchés à court terme a augmenté jusqu'à 27 % du total des importations de GNL[E 5].

Les sources des importations japonaises de GNL sont assez diversifiées ; des compagnies japonaises ont pris des parts dans le capital de projets de liquéfaction de gaz en Australie ; des projets d'approvisionnements supplémentaires sont à l'étude, à partir de la Nouvelle-Guinée et surtout des États-Unis : un accord préliminaire a été signé par Chubu Electric et Osaka Gas pour importer 100 Bcf/an chacun sur 20 ans depuis le terminal GNL de Freeport dans le Golfe du Mexique à partir de 2017 ; Sumitomo a signé un accord pour importer 110 Bcf/an sur 20 ans depuis le terminal GNL de Cove Point sur la côte est ; en mai 2013, Mitsubishi and Mitsui ont acquis une part de 33 % dans le projet Cameron LNG sur le Golfe du Mexique, qui devrait leur fournir 384 Bcf/an à partir de 2017[E 6].

Les importations de GNL se répartissaient en 2012 entre[E 7] :

  • Qatar : 18 % ;
  • Australie : 18 % ;
  • Malaisie : 17 % ;
  • Russie : 10 % ;
  • Indonésie : 7 % ;
  • Brunei : 7 % ;
  • Émirats arabes unis : 6 % ;
  • Oman : 5 % ;
  • Nigeria : 5 % ;
  • autres : 7 %.

Dépendance énergétique[modifier | modifier le code]

Le Japon est très dépendant envers ses importations énergétiques : plus de 90 % de son approvisionnement en énergie est issu des importations ; l'arrêt des centrales nucléaires après Fukushima a nettement aggravé cette dépendance : la part des combustibles fossiles, presque entièrement importés, est passée de 85 % en 2010 à 96 % en 2013[2] ; la facture énergétique s'est tellement accrue que le pays, réputé jusque-là pour sa balance commerciale largement excédentaire, est devenu importateur net : l'exercice fiscal d'avril 2011 à mars 2012 s'est soldé par un déficit commercial de 42 milliards d'euros ; les importations du Japon ont augmenté de 11,6% par rapport à celles de l'année précédente, à 69 692 milliards de yens (658 milliards d'euros), à cause d'un bond des achats de pétrole brut, produits pétroliers et gaz naturel liquéfié, carburants nécessaires pour faire turbiner les centrales thermiques et compenser l'absence d'électricité d'origine nucléaire[3]. En 2013, le déficit de la balance commerciale s'est accru de 83 % du fait de la politique de dépréciation du yen qui renchérit les importations d'énergie, atteignant 76 milliards d'euros, dépassant largement celui de la France[4].

Consommation d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Le Japon est un pays très densément peuplé (127,35 millions d'habitants en juillet 2013 - 10e rang mondial - [5] sur 377 488 km², soit 337 hab/km², à peine moins qu'en Inde : 368 hab/km² en 2011) et d'un niveau de vie très élevé (PIB en parité de pouvoir d'achat : 36 266 $/hab en 2012[6]), donc très gros consommateur d'énergie.

La consommation d'énergie primaire par habitant était de 3,55 tep au Japon en 2012 contre 1,90 tep de moyenne mondiale[k 9], mais 6,81 tep pour les États-Unis[k 10].

En 2012, la consommation totale d'énergie primaire du Japon se répartissait comme suit[7] :

  • pétrole : 46,7 % ;
  • charbon : 23,4 % ;
  • gaz naturel : 23,9 % ;
  • nucléaire : 0,8 % ;
  • hydroélectricité : 3,6 % ;
  • autres renouvelables : 1,7 %.

Les données plus récentes, mais non exhaustives, de l'IEEJ (Institute of Energy Economics of Japan)[2] permettent de constater l'effet de l'accident nucléaire de Fukushima (mars 2011) :

Évolution de l'approvisionnement en énergie primaire (Mtep)
Source 2009 2010 2011 2012 2013 part 2013 2013/2012 2013/2009
Charbon 105,3 120,0 113,8 120,2 124,5 25,1 % +3,6 % +18,2 %
Pétrole brut 193,3 196,5 188,8 193,8 191,9 38,6 % -1,0 % -0,7 %
Produits pétroliers 37,2 41,6 45,8 48,9 44,9 9,0 % -8,2 % +20,8 %
Gaz naturel 3,7 3,5 3,4 3,4 3,1 0,6 % -8,5 % -15 %
Gaz naturel liquéfié 84,2 91,3 102,4 113,9 114,1 23,0 % +0,2 % +36 %
total fossiles 423,7 452,9 454,3 480,2 478,5 96,3 % -0,4 % +12,9 %
Nucléaire 57,8 61,5 34,3 3,8 3,1 0,6 % -18,8 % -94,7 %
Hydraulique 15,5 16,7 15,3 14,3 14,6 2,9 % +2,1 % -5,8 %
Géothermie 0,6 0,5 0,5 0,5 0,5 0,1 % -4,9 % -12 %
Total énergie primaire 497,5 531,7 504,4 498,8 496,6 100 % -0,4 % -0,2 %

L'effondrement du nucléaire (-95 %) a été compensé par une forte hausse de la consommation de combustibles fossiles : +13 %, en particulier de charbon (+18 %) et de gaz naturel (+33,4 %) ; pétrole et produits pétroliers progressent faiblement : +2,7 %. La consommation totale reste constante, aux fluctuations climatiques près (effet température : en particulier, 2010 a été marqué par un été très chaud qui a causé une forte augmentation de la climatisation).

Secteur électrique[modifier | modifier le code]

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

Production d'électricité au Japon.

En 2012, la production brute d'électricité au Japon atteignait 1 036,4  TWh, répartis comme suit[8] :

L'évolution sur 10 ans est la suivante :

Évolution de la production brute d'électricité[8]
Source 2002 2009 2010 2011 2012 part 2012 2012/2011 2012/2002*
Thermique fossile 650,5 656,1 692,0 808,5 888,6 85,7 % +9,9 % +3,2 %
Nucléaire 295,1 279,8 288,2 101,8 11,2 1,1 % -89,0 % -27,9 %
Déchets non renouv. 3,1 4,0 4,3 5,1 5,1 0,5 % +0 % +5,3 %
Hydraulique 91,8 83,8 90,7 91,7 85,7 8,3 % -6,6 % -0,7 %
Autres EnR 17,7 26,7 41,9 44,2 45,8 4,4 % +3,6 % +10 %
Production brute 1 058,2 1 050,3 1 117,1 1 051,3 1 036,4 100,0 -1,4 % -0,2 %
* taux de croissance moyen annuel

La demande d'électricité n'ayant quasiment pas diminué, le secteur électrique a compensé l'arrêt du nucléaire par une augmentation massive de sa production à base de combustibles fossiles (+28,4 % de 2010 à 2012), en particulier fioul et gaz. Les centrales au charbon étant déjà saturées, il a dû recourir aux vieilles centrales au fioul ou au pétrole, peu utilisées habituellement à cause de leur coût marginal élevé.

L'Institute of Energy Economics fournit des données plus récentes, mais limitées aux 10 majors (les 10 grandes compagnies électriques du Japon) qui en 2011 ont produit 74,3 % de l'électricité du Japon et en ont distribué 89 % : pour l'année 2013, l'évolution par rapport à 2012 est la suivante[2] :

  • production : -2,0 %, dont hydraulique : +2,6 % ; nucléaire : -18,8 % ; fossile : -1,9 % ;
  • consommation de combustibles fossiles : charbon +16,1 % ; pétrole brut : -25,2 % ; fioul : -20,6 % ; GNL : -0,9 %.

La baisse de la demande (hiver doux) a permis aux opérateurs de mieux profiter des bas prix du charbon sur le marché international (en baisse de 17,3 % en 2013), aux dépens du pétrole (et marginalement du gaz).

Centrales thermiques fossiles[modifier | modifier le code]

Cuves à fioul lourd endommagées par le tsunami de 2011 à la centrale de Haramachi.
"Twin towers", centrale thermique de Yokohama, 2009.

Les centrales thermiques fossiles représentent 65 % de la puissance installée totale en 2011 avec 185 GW ; elles ont produit 781 TWh en 2011, soit 74 % de la production totale, part qui est estimée à 89 % en 2012 après l'arrêt des centrales nucléaires ; leur taux d'utilisation était assez bas jusqu'en 2010 ; le Japon avait donc assez de marge pour remplacer le nucléaire. Selon le Japan Electric Power Information Center, le parc thermique fossile compte actuellement (2013) 65 grandes centrales thermiques appartenant aux opérateurs intégrés, et cinq autres centrales sont en construction : 4 au GNL pour 2016 et une au charbon pour 2023 ; les centrales anciennes au pétrole sont utilisées à la pointe ; certaines centrales ont des possibilités duales (charbon/fioul ou gaz/fioul), apportant une flexibilité d'approvisionnement qui s'est avérée précieuse après la perte du nucléaire[E 1].

Centrale Puissance (MW) Combustible Ville Préfecture Région Opérateur
Hekinan[9] 4100 charbon Hekinan Aichi Chūbu
Haramachi[10] 2000 charbon Minamisōma Fukushima Tōhoku Tohoku Electric Power Company
centrale thermique de Kashima 5204[11] fioul+gaz Kashima Ibaraki Kantō Tepco
centrale thermique d'Anegasaki 3600 gaz/fioul[12] Ichihara Chiba Kantō Tepco
centrale thermique de Futtsu 4534 gaz Futtsu Chiba Kantō Tepco
centrale thermique de Hirono 3800 fioul/pétrole+charbon[13] Hirono Fukushima Tōhoku Tepco
centrale thermique de Chita 4000 gaz Chita Aichi Chūbu Chubu Electric Power
centrale thermique de Yokohama 3325 gaz/fioul/pétrole[14] Yokohama Kanagawa Kantō Tepco
centrale thermique de Sodegaura 3600 gaz Sodegaura Chiba Kantō Tepco
centrale thermique de Kawagoe 4800 gaz Kawagoe Mie Tōkai Chubu Electric Power

Centrales nucléaires[modifier | modifier le code]

Centrale nucléaire d'Ikata.
Carte du Japon
Fukushima Daiichi
Fukushima Daiichi
Genkai
Genkai
Higashidori
Higashidori
Ikata
Ikata
Kashiwazaki-Kariwa
Kashiwazaki-Kariwa
Mihama
Mihama
Ohi
Ohi
Onagawa
Onagawa
Sendai
Sendai
Shika
Shika
Shimane
Shimane
Takahama
Takahama
Tōkai
Tōkai
Tomari
Tomari
Tsuruga
Tsuruga
Kori
Kori
Wolsong
Wolsong
Ulchin
Ulchin
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Centrales nucléaires au Japon et sur la côte Est de la Corée du Sud.

Le Japon comptait 54 réacteurs nucléaires opérationnels avant l'accident nucléaire de Fukushima dont 52 sont à l’arrêt en février 2012[15]. Quatre réacteurs de la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi sont définitivement arrêtés et doivent être démantelés. Les deux réacteurs qui restent actuellement opérationnels ont été stoppés à leur tour à la suite des inspections de maintenance et des tests de résistance de sûreté[16] . Deux nouveaux réacteurs sont encore en construction (leur construction avait commencé avant la catastrophe)[17].

Le Japon ne figure plus parmi les grands pays producteurs d'électricité nucléaire dans le monde en 2012[k 4] ; en 2010, il était au 3e rang, après les États-Unis et la France, avec 288  TWh, soit 10,4 % de la production nucléaire mondiale.

En 2012, les 2 réacteurs encore en service n'ont produit que 17 TWh, soit 2,07 % de la production d’électricité japonaise (825,2 TWh)[18].

En mai 2013, deux ans après le tremblement de terre, seulement deux réacteurs nucléaires sur les cinquante disponibles sont encore en service. La diminution de la production nucléaire a été compensée par une baisse de la consommation du pays et une augmentation de la production via les filières fossiles (charbon, gaz, fioul)[19].

Dès son arrivée au pouvoir le 26/12/2012 à la suite des élections législatives, le Premier Ministre Shinzō Abe a affirmé son intention de faire redémarrer le parc nucléaire dans les meilleurs délais, dès que les opérateurs se seront adaptés aux nouvelles normes de sécurité édictées par l’autorité japonaise de régulation nucléaire, la NRA, institution indépendante créée après l'Accident nucléaire de Fukushima ; les dossiers de demande de réouverture devraient concerner une douzaine de réacteurs sur six centrales, qui feront l'objet d’un examen complet de leurs installations, ce qui pourrait durer « six mois pour chaque réacteur », selon le président de la NRA ; mais le plus difficile pour les opérateurs sera d'obtenir l’accord des autorités locales[20] ; cependant, un sondage publié par le journal Yomiuri Shimbunau début janvier 2013 révèle que seuls 18% des maires des communes japonaises qui abritent des réacteurs nucléaires sont opposés à leur redémarrage[21]. Le Ministre japonais de l’Industrie, Toshimitsu Motegi, a estimé possible une relance des réacteurs nucléaires sur l’archipel dès l'automne 2013[22].

Le Conseil des ministres japonais a adopté le 11 avril 2014 le plan énergétique du pays qui reconnait le nucléaire comme "une ressource de base importante" et met fin officiellement au projet "zéro nucléaire" du précédent gouvernement ; les réacteurs seront remis en marche dès qu'ils auront été jugés sûrs par l'autorité de régulation du secteur ; aucun calendrier n'est fourni, et aucun objectif chiffré de mix énergétique[23].

Deux des 48 réacteurs nucléaires du Japon sont entrés le 9 juillet 2014 dans l'avant-dernière étape de certification de leur sûreté avec l'approbation par l'Autorité de régulation nucléaire, le 9 juillet, du dossier de certification de la sûreté des réacteurs Sendai 1 et 2, situés dans le sud-ouest du pays ; il faut cependant encore obtenir l'accord des autorités politiques locales[24]. Cet accord a été donné fin octobre par le conseil municipal de Satsumasendai, puis par l’assemblée provinciale et finalement le 7 novembre 2014 par la préfecture de Kagoshima, ouvrant la voie à la remise en service au premier trimestre 2015 de ces deux premières unités conformes aux normes durcies depuis l'accident de Fukushima en 2011. A chacune de ces étapes, les élus de la zone ont souligné la morosité économique qui a suivi l’arrêt des réacteurs de la région ; les prix de l’électricité ont bondi, comme partout dans le pays, depuis l’arrêt des centrales et des emplois ont été perdus près des sites ; mais l’interruption a surtout privé les villes établies près des réacteurs des généreuses « subventions » distribuées traditionnellement par les électriciens pour amadouer les opinions publiques[25].

Le redémarrage des réacteurs japonais ne sera ni massif et ni rapide : 5 ou 6 en 2015, du fait de la méticulosité des contrôles de la NRA et de l'extrême rigueur des standards de sûreté mis en place dans le pays après la catastrophe de Fukushima-Daiichi. Les analystes divisent dès lors grossièrement le parc japonais en quatre groupes de réacteurs : une douzaine devraient voir la NRA valider sans encombre leur redémarrage en 2015 et 2016 ; une douzaine d'autres effectueront les travaux nécessaires à une relance, mais devront batailler plus longuement pour convaincre les autorités de sûreté ; pour un troisième groupe, les électriciens s'interrogeront sur la pertinence économique de coûteux travaux de mise à niveau de leurs sites et se heurteront aux réticences du régulateur ; enfin, une quinzaine de tranches sont déjà semble-t-il définitivement condamnées au regard de la NRA. Plusieurs électriciens, tels que Kansai Electric Power ou Chugoku Electric Power, ont d'ailleurs commencé à envisager publiquement, eux-mêmes, le démantèlement de leurs réacteurs les plus obsolètes[26].

Le 17 décembre 2014, la Commission de réglementation de l'énergie nucléaire japonaise a déclaré les unités 3 et 4 de la centrale nucléaire de Takahama (ouest du Japon) conformes aux nouvelles exigences techniques légales ; les deux réacteurs vont pouvoir redémarrer courant 2015[27].

Centrales hydroélectriques[modifier | modifier le code]

L'hydroélectricité est la principale source d'énergie renouvelable du Japon, avec une puissance installé de 49 GW en 2012, soit 4,8 % du total mondial et une production d'électricité de 84 TWh en 2012 (pompage-turbinage inclus), soit 2,2 % de la production mondiale d'hydroélectricité (8e rang mondial) et 8,2 % de la production totale d'électricité du Japon[k 5].

Les centrales hydroélectriques représentent 16 % de la puissance installée totale en 2011 avec 48 GW, dont environ la moitié en pompage-turbinage ; un groupe a été mis en service à la centrale de Kannagawa en 2012, et 3,3 GW supplémentaires seront mis en service d'ici 2022[E 8].

Grandes centrales[modifier | modifier le code]

L'article en anglais Hydroelectricity in Japan fournit une liste de plusieurs dizaines de centrales hydroélectriques japonaises ; on constate que les 20 plus puissantes sont des centrales de pompage-turbinage ; parmi les autres, que l'on désigne usuellement comme centrales conventionnelles, les trois plus puissantes sont :

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Centrales de pompage-turbinage[modifier | modifier le code]

Le Japon est particulièrement bien équipé en centrales de pompage-turbinage[28] :

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Le Japon se classe au 3e rang mondial (derrière la Chine et les États-Unis) pour le nombre de centrales de pompage-turbinage de grande taille (1 000 MW et plus) : il possède 7 centrales d'une puissance totale de 9 293 MW, plus 2 centrales en construction (4 420 MW). La plus puissante de ces centrales, celle d'Okutataragi (1932 MW), dans la Préfecture de Hyōgo, a été mise en service en 1974 et appartient à Kansai Electric Power Company. La centrale en construction de Kannagawa, dont la mise en service est programmée pour 2020, sera la 2e plus puissante du monde avec 2 820 MW, après celle de Bath County aux États-Unis ; deux de ses 6 groupes de 470 MW ont déjà été mis en service en 2005 et 2012.

Le Japon a commencé à s'équiper de centrales de pompage-turbinage à partir de 1930. Tokyo Electric Power Company (TEPCO) a 9 de ces centrales totalisant environ 10000 MW, dont la centrale de Kannagawa en cours de construction[29].

Le Japon est le premier pays à avoir construit une centrale de pompage-turbinage d'eau de mer (ou STEP marine), dans l'île d'Okinawa[30], en 1999 avec un dénivelé moyen de 136 mètres et une puissance turbinable de 30 MW utilisable pendant 8 heures[31],[32].

Petite hydraulique[modifier | modifier le code]

En septembre 2011, le Japon comptait 1 198 petites centrales hydroélectriques avec une puissance totale de 3 225 MW. Ces petites centrales représentaient 6,6% de la puissance hydroélectrique installée totale du Japon. le reste correspondait aux grandes et moyennes centrales, en général associées à de grands barrages. Le coût de production par kilowatt-heure des petites centrales était élevé : ¥15-100, empêchant le développement de cette source d'énergie[33].

Autres énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

En 2012, le Japon produit 11,9 % de son électricité à partir d'énergies renouvelables (EnR) : hydraulique (7,5 %), biomasse (3,1 %), solaire (0,7 %), éolien (0,4 %) et géothermie (0,2 %) ; la part des EnR est passée de 9,5 % en 2002 à 9,9 % en 2009 et 11,9 % en 2012 ; la production a baissé de 3,1 % en 2012 (déficit de précipitations et de vent) et progressé de 2,1 % par an en moyenne sur la décennie ; les mesures de soutien aux EnR décidées par le gouvernement (feed-in tariff) n'ont pris effet qu'en juillet 2012, ce qui a limité leur effet sur l'année[8]. Les données d'Observ'ER ont été corrigées pour en soustraire la production du pompage-turbinage, qui n'est pas renouvelable.

Évolution de la production brute d'électricité des énergies renouvelables (TWh)[8]
Source 2002 2009 2010 2011 2012 part 2012* 2012/2011 2012/2002**
Hydraulique 91,8 83,8 90,7 91,7 85,7 8,3 % -6,6 % -0,7 %
dont pompage-turbinage 9,4 6,9 8,5 8,5 8,0 0,8 % ns ns
Éoliennes 0,415 3,6 4,0 4,6 4,3 0,4 % +26,3 % +31,6 %
Biomasse 13,5 17,4 31,6 31,8 31,8 3,1 % +0 % +9,0 %
Solaire 0,45 2,8 3,8 5,2 7,2 0,7 % +39,5 % +31,9 %
Géothermie 3,4 2,9 2,6 2,7 2,5 0,2 % -5,6 % -2,9 %
Production brute 100,1 103,6 124,1 127,4 123,5 11,9 % -3,1 % +2,1 %
Part EnR/prod.élec.* 9,5 % 9,9 % 11,1 % 12,1 % 11,9 %
* part 2012 : part dans la production totale d'électricité ; ** 2012/2002 : taux de croissance moyen annuel.
Biomasse[modifier | modifier le code]

La biomasse est la 2e énergie renouvelable au Japon, après l'hydroélectricité ; elle a fourni 31,8  TWh en 2012, comme en 2011 ; cette production a connu en moyenne une progression de 9 % par an sur la décennie 2002-2012 ; le Japon est au 4e rang mondial (le n°1, les États-Unis, produit 63,3 TWh)[O 1] ; la biomasse est dominée par sa composante solide (bois) : 28,8 TWh ; les 3 TWh restants sont produits à partir des déchets municipaux. Le ministère de l'Écologie prévoit d'augmenter la contribution de la biomasse de 4,6 Mtep en 2005 à 8,6 Mtep en 2020, 9 Mtep en 2030 et 10 Mtep en 2050 ; l'utilisation massive de granulés de bois est le principal moyen d'y parvenir : 13,2 Mt de ces granulés devraient être consommés en 2020 et 16,4 Mt en 2050 ; le gouvernement a mis en place en 2012 un système de tarif d'achat EnR, valable également pour les centrales en co-combustion, qui remplace le système "RPS" qui obligeait les compagnies électriques à utiliser les EnR. Sumitomo Forestry a annoncé en mai 2013 son intention de construire pour 2016 la plus grande centrale électrique biomasse du Japon (50 MW) qui alimentera la ville de Hokkaido, et le raffineur pétrolier Showa Shell a annoncé pour fin 2015 une centrale biomasse de 49 MW au sud de Tokyo[8].

La filière biomasse repose en majeure partie sur la valorisation des résidus de l'industrie du bois, très développée dans ce pays couvert à près de 70 % par les forêts, dont 40 % exploitées industriellement ; en février 2011 a été mise en service la centrale de Kawasaki, dans la région de Kantō, la plus grande centrale 100 % biomasse du pays : 33 MWe, qui consomme 180 000 plaquettes de bois par an[34].

Les villes génèrent de grandes quantités de déchets valorisables dans les 1900 centres d'incinération dont 190 produisent de l'électricité, avec 1500 MW de puissance électrique ; par contre, le Japon ne dispose pas de surface disponible pour des cultures destinées à la production de biocarburants ; le Japon compte 61 centrales électriques alimentées par de la biomasse (hors déchets urbains), 10 usines de production de biogaz et 14 centrales bi-combustible charbon-biomasse. La Japan Forestry Agency projette d'utiliser les débris laissés par le tsunami dans la région de Tōhoku ; elle a demandé 300 millions de yens (3,7 millions de dollars) pour subventionner l'achat de machines de broyage par les collectivités locales. Environ 80 % des 25 millions de tonnes de débris seraient du bois[35].

Géothermie[modifier | modifier le code]
Carte des centrales géothermiques japonaises (juin 2012).
Centrale géothermique de Matsukawa dans la Préfecture d'Iwate (1998).

Le Japon, situé dans l'une des zones volcaniques les plus actives au monde, produit de l'électricité à partir de la géothermie ; en 2009, les 18 centrales géothermiques japonaises produisaient seulement 0,2 % de l'électricité du pays[36]. En 2012, cette part n'a pas varié ; le potentiel est encore peu exploité, mais le principal obstacle est l'existence de parcs nationaux protégés qui concentrent plus de 60 % des sources géothermiques du pays[8].

Le Japon se classe en 2012 au 8e rang mondial pour la production d'électricité géothermique avec 2,5 TWh (3,6 % du total mondial), très loin derrière le no 1 : les États-Unis (19,6 TWh)[O 2].

Les premières expérimentations de production d'électricité géothermique au Japon remontent à 1923, mais la production n'a vraiment démarré qu'après la Seconde guerre mondiale ; la puissance totale des centrales géothermiques atteignait 9,5 MW en 1966, 133 MW en 1989 (six centrales), et 535 MW en 2011 ; 7 des 18 centrales géothermiques du pays étaient situées dans la région d'Aso-Kuju, dans l'île méridionale de Kyūshū, avec une puissance de 140 MW, les autres sont dans la Région de Tōhoku (nord de Honshū), principalement dans les préfectures d'Akita et Iwate, ainsi que dans l'île méridionale de Kyūshū, dans les préfectures d'Oita et Kagoshima. Une étude du National Institute of Advanced Industrial Science and Technology en 2008 estime que le Japon se classe au 3e rang mondial pour les ressources géothermiques, derrière l'Indonésie et les États-Unis. Le potentiel est estimé à 23,5 GW, l'équivalent d'une vingtaine de réacteurs nucléaires[37].

Solaire[modifier | modifier le code]
Article détaillé : Énergie solaire au Japon.
Éolien[modifier | modifier le code]
Ferme éolienne du Plateau de Nunobiki, une des plus importantes au Japon : 69 MW pour 33 éoliennes.
Ferme éolienne de Yokohama.

En 2012, les éoliennes du Japon produisait seulement 4,3 TWh, soit 0,4 % de l'électricité du pays ; cette production a reculé de 5,6 % en 2012 du fait de mauvaises conditions de vent, mais elle a progressé de 26,3 % par an depuis 2002 ; malgré la mise en place d'un nouveau tarif d'achat attractif, le décollage attendu prend du retard, du fait de difficultés pour le raccordement au réseau des nouvelles installations ; de plus, la décision du ministère de l'Écologie de mettre en place un programme d'estimation des impacts environnementaux (EIA) de l'éolien, afin de mieux réguler le secteur, complexifie la situation[8].

Le Japon détenait 1807 éoliennes en septembre 2011, avec une puissance installée totale de 2440 MW. Le manque de sites favorables (vent régulier, proximité du réseau électrique, hors des zones urbanisées ou protégées) et la préférence des opérateurs électriques pour les centrales à combustibles fossiles ou nucléaires freinent le développement de l'éolien au japon[38].

Évolution de la puissance installée éolienne au Japon[39]
Année Puissance Variation  % var.
2000 136
2001 302 166 122 %
2002 338 36 12 %
2003 580 242 72 %
2004 809 229 39 8%
2005 1 049 240 30 %
2006 1 309 260 25 9%
2007 1 538 229 17,5 %
2008 1 880 342 22 %
2009 2 085 205 11 %
2010 2 304 219 10,5%
2011 2 536 232 10 %
2012 2 614 78 3 %

L'article en anglais List of power stations in Japan fournit une liste d'une trentaine de parcs éoliens japonais ; on note leur taille souvent modeste.

La ferme éolienne de Shin Izumo est la plus grande du Japon en 2011, avec 26 turbines d'une puissance totale de 78 MW[40].

Éoliennes flottantes[modifier | modifier le code]

La préfecture de Fukushima projette de construire un parc d'éoliennes flottantes, avec une installation expérimentale de 2 MW en 2013, puis 2 éoliennes de 7 MW en 2015 ; le gouvernement japonais a fait de l’éolien offshore l’une des pierres angulaires de sa stratégie dans les énergies renouvelables. Selon le promoteur de ce projet, Ishihara Takeshi, professeur en ingénierie civile à l’Université de Tokyo, le potentiel de l'éolien offshore au Japon serait de 1600 GW[41],[42]. En 2013, le projet a pris de l'ampleur : le 12 juillet 2013, le chantier a démarré avec l’ancrage des chaînes géantes qui relieront les 143 éoliennes par 200 mètres de fond. D’ici 2020, elles produiront 1 gigawatt d'électricité, deux fois plus que le plus grand champ éolien offshore actuel[43]

Depuis août 2012, une éolienne flottante de 100 kW (pales de 22 m de diamètre) est testée à 1 km de la côte de l'île de Kabajima dans la Préfecture de Nagasaki, dans le cadre d'un projet du Ministère de l'Environnement visant à développer une éolienne flottante à bas coût ; un prototype de plus grande taille (pales de 80 m) produirait 2000 kW[44].

Transport et distribution[modifier | modifier le code]

Le réseau de distribution du Japon est particulier. En effet, deux réseaux électriques différents sont présents sur l'archipel : dans le Nord un réseau basé sur du courant à 50 Hz et dans le Sud un réseau basé sur du 60 Hz. Des convertisseurs de fréquences sont donc nécessaires pour interconnecter les deux réseaux.

Consommation d'électricité[modifier | modifier le code]

Les statistiques japonaises récentes sont partielles et les statistiques complètes sont anciennes. Dans la première catégorie, on trouve celles de la Fédération des Compagnies Électriques Japonaises (FEPC) :

Consommation finale d'électricité par secteur (10 grandes compagnies)
TWh 1990 1995 2000 2005 2008 2009 2010 2011 % 2011
Résidentiel 177,4 224,6 254,6 281,3 285,3 285,0 304,2 288,9 33,6 %
Industrie et commerce 481,5 532,3 583,3 601,2 603,6 573,5 602,2 570,9 66,4 %
dont commerce 116,3 152,8
dont industrie 348,2 362,7
TOTAL 658,9 757,0 837,9 882,5 888,9 858,5 906,4 859,8 100,0
Source : Federation of Electric Power Companies (FEPC)[45]

À partir de 2000, du fait de l'ouverture de la concurrence, les opérateurs ne font plus la distinction clients industriels/clients commerciaux, mais clients éligibles/clients non éligibles. On note la forte baisse de la demande des clients industriels et commerciaux en 2009 (crise économique) : -5 % , et leur baisse encore plus marquée en 2011 (dégâts causés par le séisme de Tōhoku) : -5,2 % ; les clients résidentiels, dont la demande n'avait guère réagi à la crise en 2009, ont par contre réduit leur consommation de 5 % en 2011, mais cela résulte surtout d'une baisse de la consommation des climatiseurs, l'été 2011 ayant été beaucoup moins chaud que celui de 2010[2].

Transport : véhicules électriques[modifier | modifier le code]

Les constructeurs japonais sont à la pointe dans le développement des véhicules hybrides et de la voiture électrique :

  • Toyota est le pionnier des hybrides, dont il est le premier constructeur mondial (Prius, lancée en 1997, qui fut la première voiture Full Hybrid de grande diffusion, et Lexus ; il s’est vendu plus de cinq millions de véhicules hybrides Toyota et Lexus dans le monde[46]), et des hybrides rechargeables : Prius Plug In, dont la commercialisation en Europe a débuté en juillet 2012[47] ;
  • Mitsubishi a commencé très tôt la production de voitures électriques : Mitsubishi i MiEV, lancée au Japon en 2009 et en France en 2010 sous les marques Peugeot : Ion et Citroën : C-Zéro ;
  • Nissan est le numéro un mondial du véhicule électrique : l'Alliance Renault-Nissan a fêté sa 100 000e livraison de véhicules électriques au début de juillet 2013 ; elle affirme avoir investi 4 milliards d'euros dans cette technologie ; plus de 71.000 Leaf ont déjà été vendues à ce jour, ce qui en fait le modèle électrique le plus vendu au monde ; ses principaux marchés sont les États-Unis, avec environ 30 000 exemplaires, le Japon (28 000) et l’Europe (12 000) ; aux États-Unis, la Leaf figure parmi les dix véhicules les plus vendus à San Francisco, à Seattle et à Honolulu ; elle s’inscrit également parmi les dix meilleures ventes en Norvège[48] ;
  • Honda vend des voitures hybrides : Honda Insight lancée en 2009, Honda Civic, Honda CR-Z lancée en 2010, etc dont il a annoncé en 2012 avoir vendu plus d'un million d'exemplaires[49] ; Honda a un programme de futures modèles hybrides rechargeables ;
  • les quatre grands constructeurs japonais ont annoncé le 29 juillet 2013 un accord pour installer des points de recharge supplémentaires pour véhicules électriques et hybrides rechargeables au Japon : Toyota, Nissan, Honda et Mitsubishi jugent "crucial de développer rapidement des infrastructures pour promouvoir l'usage des véhicules utilisant l'électricité" ; le Japon a actuellement seulement quelque 1 700 bornes de recharge rapide (recharge quasi complète en moins de 30 minutes) et 3 000 bornes publiques normales (temps de charge allant jusqu'à huit heures). Le communiqué commun annonce le déploiement de 4 000 bornes rapides et de 8 000 bornes normales supplémentaires[50].
  • le gouvernement japonais espère que la part des modèles électriques et hybrides rechargeables atteindra 15 à 20% des ventes de nouveaux véhicules dans l'archipel en 2020 ; afin de soutenir les efforts des constructeurs, il a budgété une subvention de 100 milliards de yens (770 millions d'euros) pour l'année fiscale en cours[50].

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Émissions de gaz à effet de serre[modifier | modifier le code]

Du fait de son énorme consommation d'énergies fossiles, le Japon se situait en 2012 au 5e rang mondial pour les émissions de gaz à effet de serre, en particulier de CO2 : ses émissions de CO2 dues à la consommation d'énergie atteignaient 1223 Mt de CO2 en 2012 (en hausse de 3,1 %)[k 9], soit 3,9 % du total mondial : 31734 Mt (États-Unis : 5074, Chine : 8251 Mt[k 10]).

Ses émissions par habitant étaient en 2012 de 9,59 t CO2, largement supérieures à la moyenne mondiale : 4,51 t CO2/hab, mais inférieures à la moyenne OCDE : 9,68 t CO2/hab, et encore plus à celle des États-Unis : 16,15 t CO2/hab grâce au nucléaire ; mais elles dépassaient de loin le niveau de la France : 5,10 t CO2/hab et celui de la Chine : 6,08 t CO2/hab. Après Fukushima, ces émissions se sont accrues (en 2011 : de 8,97 t CO2 à 9,28 t CO2, puis à 9,59 t CO2 en 2012 (+7 % en 2 ans), du fait de l'utilisation massive des centrales au charbon, au fioul et au gaz pour compenser l'arrêt des centrales nucléaires.

Risques d'accident nucléaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Accident nucléaire de Fukushima.

Le Japon est situé sur la ceinture de feu du Pacifique ; il est donc confronté à des risques sismiques parmi les plus élevés du monde ; ces risques ont été pris en compte dans la conception des centrales, comme en témoigne le fait que, lors du Séisme de 2011 du Tōhoku, le plus puissant jamais mesuré, les quatre centrales nucléaires situées dans la zone affectée par ce séisme se sont arrêtées automatiquement. Par contre, le risque de tsunami avait été largement sous-estimé, d'où l'Accident nucléaire de Fukushima, qui a été fortement aggravé par un système de contrôle et de gestion de crise défectueux, ainsi que par l'inexistence de dispositifs de protection qui existent dans les principaux pays équipés de centrales nucléaires.

Le 7 juin 2011, le gouvernement japonais a créé le Comité d'enquête sur l'accident des centrales nucléaires de Fukushima de la Tokyo Electric Power Company. Ce comité d’experts indépendant, présidé par un professeur à l'Université de Tokyo, Yotaro Hatamura, spécialiste en analyse des défaillances, a autorité pour interroger aussi bien les dirigeants de TEPCO que les membres du gouvernement ou des agences officielles[51],[52]. Un rapport d'étape a été publié le 26 décembre 2011, qui critique tout à la fois le manque de préparation de TEPCO, les défaillances de l'Agence japonaise de sûreté nucléaire et les erreurs ou insuffisances du gouvernement Kan[53],[54].

Suivant la publication de ce rapport d'étape, le parlement japonais a décidé à son tour la mise sur pied d'une commission d'enquête parlementaire, dirigée par le Dr. Kiyoshi Kurokawa, médecin et universitaire spécialiste en santé publique[55]. Le rapport de cette commission indépendante d’experts a été publié le 5 juillet 2012[56]. Point final d'une enquête durant laquelle plus de 1100 personnes ont été auditionnées, neuf sites nucléaires visités, 800 000 personnes ont assisté en direct à la retransmission de toute les réunions de la commissions (à l’exception de la première)[57]. Bien que déclenché par ces événements cataclysmiques, l’accident qui s’est ensuivi à la centrale nucléaire de Fukushima Daiichi ne peut pas être regardé comme un désastre naturel. Ce fut un désastre profondément causé par l’homme – qui aurait pu et aurait dû être prévu et prévenu. Et ses effets auraient pu être atténués par une réponse humaine plus efficace.[58]. Un rapport qui pointe sévèrement la gestion de la crise par l'opérateur TEPCO, mais également du gouvernement japonais. Selon ce rapport la catastrophe de Fukushima serait d'origine humaine.

Inaugurée le 19 septembre 2012, en remplacement des organismes chargés de la sureté nucléaire à l'époque de la catastrophe, l'Agence de sûreté nucléaire et industrielle (NISA) et la Commission de sûreté nucléaire (NSC), critiquées pour leur gestion défaillante de l'accident nucléaire, une nouvelle instance de régulation du nucléaire, la Nuclear Regulatory Authority (NRA) est chargée de mettre en place de nouvelles règles de sûreté des centrales nucléaires japonaises. Placée sous la tutelle du ministère de l'environnement, la NRA bénéficie d'un statut similaire à celui de la Commission de la concurrence, censé garantir son indépendance[59].

Prospective[modifier | modifier le code]

Deux ans après la catastrophe de Fukushima, la question du mix énergétique japonais se pose de manière encore plus importante.

Un article du Yomiuri shinbun estime que la géothermie pourrait également y prendre une place importante [60]. La production géothermique en mars 2013 s'élevait à 539 mégawatts, le potentiel géothermique du Japon pouvant atteindre selon une étude américaine, 23 000 mégawatts [61].

Les programmes de développement et de mise en place des énergies renouvelables sont largement relancés.

Les recherches et l'exploration des ressources en combustibles fossiles non conventionnels comme les hydrates de méthane est intégrée dans la réflexion globable sur l'avenir de la politique énergétique au Japon.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. p. 11
  2. p. 13
  3. p. 15
  4. a et b p. 17
  5. a et b p. 19
  6. p. 21
  7. p. 25
  8. p. 27
  9. a et b p. 52-53
  10. a et b p. 48-56
  1. a et b p. 13
  2. a et b p. 22
  3. p. 17
  1. a et b p. 16
  2. p. 7
  3. p. 8
  4. a et b p. 9
  5. a et b p. 10
  6. p. 11
  7. p. 12
  8. p. 18
  • Autres
  1. (en)Données 2012 sur le Japon, site AIE, 13 octobre 2014.
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  9. (en)Fourth Hekinan Thermal Power Station Unit Commences Commercial Operations
  10. gravement endommagée par le séisme et le tsunami de mars 2011, elle a été remise en service en 2013 après réparation
  11. 4400 MW fioul + 3 turbines à gaz de 268 MW chacune (upgrade à 416 MW en 2014)
  12. 6 turbines de 600 MW qui peuvent brûler du gaz, du fioul ou du pétrole brut.
  13. 4 groupes fonctionnant au fioul et au pétrole brut et un groupe de 600 MW au charbon ; endommagée par le séisme et le tsunami de mars 2011, elle a été réparée depuis.
  14. cycle combiné ; peut brûler du gaz naturel, du fioul ou du pétrole brut.
  15. Chine-Informations, le 17/02/2012 : Le Japon va fermer un autre réacteur nucléaire, seulement deux unités sont restées en ligne
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  60. Research for geothermal projects to start in natl parks
  61. Japan squanders Fukushima moment: Suzukis

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]