Tokyo Electric Power Company

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Tokyo Electric Power Company

Description de l'image  Tepco.png.
Création 1951
Personnages clés Toshio Nishizawa (PDG)
Siège social Drapeau du Japon Tokyo (Japon)
Site web www.tepco.co.jp
Le siège de TEPCO

The Tokyo Electric Power Company, Incorporated (東京電力株式会社, Tōkyō Denryoku Kabushiki-kaisha?, TSE : 9501), plus connue sous l'appellation Toden (東電, Tōden?) ou encore TEPCO, est une multinationale japonaise et était le plus grand producteur privé mondial d'électricité. La compagnie exploite principalement des centrales thermiques et 3 centrales nucléaires (11 réacteurs). D'autre part, elle dispose de centrales hydroélectriques, de parcs éoliens et d'une centrale géothermique. Suite au coût exorbitant de la catastrophe de Fukushima, centrale dont TEPCO était l'exploitant, la compagnie est désormais nationalisée[1].

Sommaire

Capacité de production [modifier]

En mars 2010, la compagnie peut produire 64,5 gigawatts d'électricité dans 190 installations réparties comme suit[2] :

  • Hydraulique : 160 installations / 9 GW
  • Thermique classique (pétrole, charbon, gaz et géothermie) : 25 installations / 38,2 GW
  • Nucléaire : 3 installations / 17,3 GW
  • Nouvelles énergies : 2 installations / 0,004 GW

Suite à l'accident de nucléaire de Fukushima-Daiichi, l'entreprise a perdu définitivement 4 réacteurs nucléaires.

Elle fournit environ 29 millions de clients à Tokyo et aux alentours.

Valorisation [modifier]

La valorisation de la société a énormément baissé en 2011, le cours de l'action chutant de 83 % entre la clôture du 11 mars et le 5 avril à 362 yens[3].

Histoire [modifier]

La compagnie TEPCO a été fondée en 1951, succédant à la Tokyo Electric Light Company dont la fondation date de 1883.

L'entreprise a plusieurs fois été mise en cause pour défaut de préparation à un accident ou falsification de documents[4].

  • En avril 2003, le gouvernement japonais a ordonné à TEPCO de fermer tous ses réacteurs nucléaires pour un contrôle de sécurité après la découverte de documents falsifiés.
  • Le 16 juillet 2007, le séisme de Chūetsu-oki, de magnitude 6,8[5], endommage les installations nucléaires de TEPCO situées dans la région de Niigata. Un nombre important d'anomalies sont relevées, dont plusieurs graves. (Voir l'article Séisme de 2007 de Chūetsu-oki pour plus de précisions), qui à Niigata a été trois fois plus puissant que ce que les concepteurs de la centrale nucléaire la plus proche avaient prévu ou même imaginés selon le sismologue japonais Katsuhiko Ishibashi, l'un des principaux conseillers du gouvernement japonais sur la sécurité nucléaire en cas de tremblement de terre[6].
  • Le 11 mars 2011, suite au séisme suivi d'un tsunami qui ont touché la moitié Nord du Japon, plusieurs réacteurs gérés par la compagnie dans la région la plus touchée sont arrêtés. Dans les jours qui suivent, faute de moyens de refroidissement la pression augmente dans les enceintes de confinement de certains d'entre eux à la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi, où 4 réacteurs sont entrés en fusion partielle de leur cœur. TEPCO doit gérer une situation de crise grave, celle de l'accident nucléaire de Fukushima avec notamment le 12 mars 2011 la destruction par une explosion d'hydrogène du bâtiment recouvrant l'enceinte de confinement du réacteur no 1 (le plus ancien) de la centrale nucléaire de Fukushima-Daiichi. Peu d'information sont diffusées vers le public lors de cet épisode critique, avec même des informations contradictoires envoyées à l'AIEA qui a du corriger ses communiqués entre le 13 et 12 mars 2011. Le PDG de Tepco, Masataka Shimizu, est resté enfermé dans son quartier général à partir du 13 mars 2011, soit 2 jours après le séisme[7], puis a été en arrêt maladie jusqu'au 7 avril suivant pour cause de surmenage[8].

Les jours suivants, l'action de TEPCO entame une sérieuse chute boursière[9].

  • Le 28 juin 2012, la compagnie TEPCO a été nationalisée par l’État japonais[1].

Critiques [modifier]

La société TEPCO est mise en cause en 2002 par le gouvernement japonais pour falsification d'une trentaine de rapports[10], concernant notamment des fissures dans la structure de treize de ses réacteurs nucléaires[11],[12],[13], ce depuis les années 1970, début des constructions de centrales au Japon[14], et pour avoir dissimulé des accidents nucléaires, dont celui qui a conduit à une réaction en chaîne incontrôlée en 1978 dans le réacteur №3 de Fukushima[11],[14].

Des témoignages d'employés tendent à penser qu'elle « fait passer la rentabilité à court terme avant l'impératif de sécurité à long terme »[14]. Elle est critiquée pour avoir recours pour la maintenance de ses centrales à des « sous-traitants souvent inexpérimentés »[14]. Enfin, lors de l'accident nucléaire de Fukushima en 2011, pour TEPCO, « dans les deux premiers jours qui ont suivi le séisme et le tsunami, le souci de préserver les équipements semble l'avoir emporté sur la prise en compte du risque pour les populations »[14].

Sur le site de Fukushima travaillent majoritairement des intérimaires employés par des sous-traitants : en 2008 il y a 1 108 salariés réguliers de TEPCO ou d'autres entreprises, contre 9 195 employés de sous-traitants[15]. Or pour ces derniers, la NISA ne publie la répartition de la dose collective que centrale par centrale si bien que ces employés, qui passent de l'une à l'autre, n'ont pas accès au total de leur dose accumulée sur un an et plus, ce qui complique la reconnaissance en maladie professionnelle[15]. 255 ouvriers sous-traitants ont reçu en 1979 une dose supérieure à 10 mSv, contre seulement deux employés réguliers[15].

Par ailleurs, TEPCO confie pendant l'accident de Fukushima les tâches les plus ingrates et les plus exposées aux rayons ionisants à des travailleurs sans formation qui sont précaires et considérés comme des parias de la société japonaise, notamment les Burakumin[15],[16]. Selon Paul Jobin, sociologue spécialiste du Japon, « la propagande de Tepco et de la Nisa sont là pour minimiser les risques » de ces employés qui gèrent la crise[15].

Notes et références [modifier]

  1. a et b http://www.lemonde.fr/japon/article/2012/06/27/tepco-qui-gere-la-centrale-de-fukushima-nationalisee-par-le-japon_1725037_1492975.html
  2. (en) [PDF] Company Highlights
  3. http://www.lepoint.fr/bourse/l-action-tepco-plonge-de-18-10-a-tokyo-a-cause-de-la-crise-nucleaire-05-04-2011-1315351_81.php
  4. Quand le géant du nucléaire japonais cachait des incidents, Le Figaro, 14 mars 2011
  5. Goran Ekstrom, « Mécanisme focal et estimation de la magnitude de moment de Harvard », USGS, 2007. Consulté le 18 juillet 2007
  6. The Times (2007/07/21) : Genpatsu-shinsai: the language of disaster that is stalking Japan
  7. Libération - 25/03/2011 : La mystérieuse disparition du PDG de Tepco
  8. 20 Minutes - 07.04.11 : Japon: Le président de Tepco, hospitalisé pour surmenage, a repris le travail
  9. Le Point, 16 mars 2011 : l'action de la compagnie Tepco s'effondre.
  10. Quand le géant du nucléaire japonais cachait des incidents, Le Figaro du 15 mars 2011
  11. a et b Séisme atomique au Japon : le nucléaire civil ébranlé dans le monde (p. 34) du Réseau Sortir du nucléaire
  12. Information sur le nucléaire — Actualité internationale 2002 du RÉSEAU SOL(ID)AIRE DES ÉNERGIES !
  13. (en) Heavy fallout from Japan nuclear scandal CNN le 2 septembre 2002
  14. a, b, c, d et e Fukushima, silences coupables, Le Monde du 26 mars 2011, Philippe Mesmer et Philippe Pons
  15. a, b, c, d et e Fukushima cherche « petites mains » du nucléaire de Pierre-André Sieber, Rue89 et La Liberté, le 18/04/2011
  16. Japon: les « intouchables » de Fukushima de Régis Soubrouillard, Marianne, le 15/04/2011

Voir aussi [modifier]

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Liens externes [modifier]