Énergie en Iran

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Énergie en Iran
Cheminée de torchage, dans le champ pétrolifère de la province de Khuzestan.
Cheminée de torchage, dans le champ pétrolifère de la province de Khuzestan.
Bilan énergétique (2012)
Offre d'énergie primaire (TPES) 219,6 M tep
(9 193,8 PJ)
par agent énergétique gaz naturel : 58,4 %
pétrole : 40,4 %
charbon : 0,5 %
électricité : 0,4 %
Énergies renouvelables 0,5 %
Consommation totale (TFC) 145,7 M tep
(6 099,9 PJ)
par habitant 2,87 tep/hab
par secteur ménages : 30,9 %
industrie : 28,5 %
transports : 29 %
services : 6,8 %
agriculture : 4,6 %
Électricité (2012)
Production 254,28 TWh
par filière thermique : 94,3 %
hydro : 4,9 %
nucléaire : 0,7 %
éoliennes : 0,1 %
biomasse/déchets : 0 %
Combustibles (2012 - ktep)
Production pétrole : 167914
gaz naturel : 132211
charbon : 697
Commerce extérieur (2012)
Importations électricité : 3897 GWh
pétrole : 1408 ktep
gaz naturel : 3947 ktep
charbon : 657 ktep
Exportations électricité : 11029 GWh
pétrole : 67921 ktep
gaz naturel : 7875 ktep
charbon : 224 ktep
Sources
AIE[1]

Le secteur de l'énergie en Iran est extrêmement important dans l'économie nationale et très important également au niveau mondial.

L'Iran dispose des 4e plus importantes réserves de pétrole au monde et est un des principaux pays exportateurs de pétrole ; il a été le premier pays du Moyen-Orient à exploiter cette ressource, depuis 1913. Sa production de pétrole le plaçait au 5e rang mondial en 2011, mais au 7e rang en 2013 du fait de l'embargo décidé par les pays occidentaux ; ses exportations se situaient au 3e rang mondial en 2011 mais ne figuraient plus parmi les dix principaux pays exportateurs en 2012.

Le pays possède également les premières réserves mondiales de gaz naturel, dont il était en 2013 le 3e producteur mondial avec 4,9 % de la production mondiale.

La consommation finale d'énergie en Iran dépend pour l'essentiel des combustibles fossiles : 89 % ; l'électricité n'en couvre que 10,5 %, elle-même produite à 94 % par des combustibles fossiles.

L'Iran cherche à développer ses capacités nucléaires civiles en vue de produire de l'énergie avec cette source alternative au pétrole et au gaz ; le nucléaire assurait 0,7 % de la production d'électricité iranienne en 2012, contre 94,3 % pour les combustibles fossiles (surtout gaz : 67 % et pétrole : 27 %) et 5 % pour les énergies renouvelables (hydroélectricité 4,9 %, éolien 0,1 %).

La consommation d'énergie primaire du pays atteignait 2,87 tep par habitant en 2012, soit 1,51 fois la moyenne mondiale (1,90 tep/hab) mais seulement 42 % de celle des États-Unis.

Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie en Iran ont atteint 6,96 tonnes CO2 par habitant en 2012 (moyenne mondiale : 4,51 ; États-Unis : 16,15 ; France : 5,10).

Vue d'ensemble[modifier | modifier le code]

Énergie en Iran[1]
Population Consommation
énergie primaire
Production Exportation
nette
Production
électricité
Émissions
de CO2
Année Million Mtep Mtep Mtep TWh Mt CO2éq
1990 56,36 69,3 187,8 117,6 59,1 178,7
2000 65,91 123,0 253,7 130,3 121,4 315,1
2008 72,66 204,6 337,7 131,1 214,5 497,7
2009 73,54 207,5 341,8 127,7 221,4 515,1
2010 74,46 207,5 349,9 135,4 233,0 508,5
2011 75,42 212,4 353,9 138,8 240,1 525,8
2012 76,42 219,6 302,9 82,7 254,3 532,15
variation
1990-2012
+36 % +217 % +61 % -30 % +330 % +198 %

La baisse de 46 % des exportations d'énergie en 2012 témoigne de l'efficacité des sanctions internationales dans le cadre de la crise du nucléaire iranien.

Ressources énergétiques de l'Iran[modifier | modifier le code]

Production d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Production d'énergie primaire en Iran par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Charbon 0,6 0,3 0,8 0,3 0,7 0,2 0,8 0,7 0,3 +25 %
Pétrole 167,4 89,1 202,6 79,9 226,0 64,6 224,3 167,9 55,4 +0,3 %
Gaz naturel 19,1 10,2 49,8 19,6 121,7 34,8 127,2 132,2 43,6 +592 %
Total fossiles 187,1 99,6 253,2 99,8 348,5 99,6 352,3 300,8 99,3 +61 %
Nucléaire 0 0 0 0,1 0,5 0,2 ns
Hydraulique 0,5 0,3 0,3 0,1 0,8 0,2 1,0 1,1 0,4 +105 %
Biomasse-déchets 0,2 0,1 0,15 0,06 0,6 0,2 0,5 0,5 0,2 +132 %
Solaire, éolien, géoth. 0 0,003 0,001 0,014 0,004 0,02 0,02 0,01 ns
Total EnR 0,7 0,4 0,5 0,2 1,45 0,4 0,6 1,6 0,5 +115 %
Total 187,8 100 253,6 100 349,9 100 353,9 302,9 100 +61 %
Source des données : AIE[1]

On peut noter qu'en 2012 la production de pétrole a chuté de 25 % sous l'effet des sanctions internationales.

Pétrole[modifier | modifier le code]

Carte des gisements pétroliers et gaziers iraniens. L'Iran détient 9 % des réserves pétrolières prouvées mondiales et 18 % des réserves de gaz.

Données AIE sur le pétrole pour 2012[1] :

  • production : 167,9 Mtep (-25 % par rapport à 2011)
  • consommation : 103,8 Mtep
  • exportations : 67,9 Mtep (-46 % par rapport à 2011, effet des sanctions internationales)
  • importations : 1,3 Mtep.

Les réserves pétrolières prouvées de l'Iran étaient estimées fin 2013 à 21,6 milliards de tonnes (157 milliards de barils), soit 9,3 % des réserves mondiales, au 4e rang mondial ; ces réserves représentent 121 années de production au rythme actuel : 3 56 millions de barils par jour en 2013 (en baisse de 6 % par rapport à 2012 et de 18 % par rapport à 2011, du fait des sanctions internationales), soit 4 % de la production mondiale (7e rang mondial) ; au rythme atteint en 2011, il reste 99 années de production en réserve[2].

La première découverte de pétrole commercialisable en Iran date de 1908, à Masjid-i-Sulaiman ; de nombreux gisements majeurs ont été découverts au cours des deux décennies suivantes, dont ceux d'Āghā Jārī et de Gach Saran. Environ 14 % des réserves de brut et 55 % de celles de liquides de gaz naturel sont situées en mer dans le golfe Persique ; plus de 50 % des réserves terrestres sont concentrées sur cinq gisements géants, dont les plus grands sont Marun (22 Mds bl), Ahwaz (18 Mds bl) et Aghajari (17 Mds bl) ; plus de 80 % des réserves terrestres sont situées dans le bassin du Khouzistan au sud-ouest, près de la frontière irakienne ; l'Iran aurait aussi, selon FACTS Global Energy, des réserves de 100 Mbbl en mer Caspienne[3].

La production de pétrole iranienne (151 Mt) se plaçait au 5e rang mondial en 2011, mais au 10e rang en 2012 du fait de l'embargo décidé par les pays occidentaux ; les exportations se situaient au 3e rang mondial en 2011 mais ne figuraient plus parmi les dix principaux pays exportateurs en 2012[4].

Les exportations iraniennes de pétrole, qui dépassaient 2,5 millions de barils par jour en 2011, sont tombées à 1,1 millions de barils/jour en 2014. L’Union européenne n’achète pratiquement plus de brut iranien, alors qu’elle en absorbait 0,6 millions de barils/jour en 2011. La Chine et l’Inde ont aussi réduit leurs achats d’un tiers[5].

En 2012, l'Iran produisait environ 3,5 Mbbl/j d'hydrocarbures liquides, dont 3 Mbbl/j de pétrole brut ; la production était en baisse de 17 % par rapport aux 4,2 Mbbl/j de 2011, du fait des sanctions économiques imposées par les pays occidentaux à cause du programme nucléaire iranien[3]. La production maximale a été de 6 millions de barils par jour en 1974. Après la révolution iranienne de 1979, le gouvernement a réduit la production de pétrole quotidienne dans l'optique d'une politique de conservation des réserves de pétrole. D'autres baisses de la production de pétrole se sont produites lors des dommages aux installations pétrolières survenues pendant la guerre avec l'Irak. Au début des années 2000, l'infrastructure industrielle était de plus en plus inefficace en raison des retards technologiques.

La National Iranian Oil Company, entreprise publique fondée en 1948, produit et distribue le gaz naturel et le pétrole iranien et appartient au Ministère du pétrole iranien.

Malgré ses réserves de pétrole importantes, l'Iran a dépensé en 2005 quatre milliards de dollars pour des importations de carburant. Ces importations sont dues à une sous-capacité de raffinage dans le pays et à une consommation nationale en constante augmentation. Des subventions sur le prix du carburant sont accordées par l'État aux particuliers. De plus, la contrebande de carburant iranien bon marché vers les pays voisins est assez répandue.

Gaz naturel[modifier | modifier le code]

Les réserves gazières prouvées de l'Iran sont estimées par BP à 33 800 milliards de m³ fin 2013, soit 18,2 % des réserves mondiales ; elles se situent au 1er rang mondial devant celles de la Russie ; elles représentent 203 années de production au rythme actuel : 166,6 milliards de m³ en 2013 (en hausse de 0,8 %), soit 4,9 % de la production mondiale, au 3e rang mondial, loin derrière les États-Unis (687,6 milliards de m³) et la Russie (604,8 milliards de m³). Les sanctions internationales ont eu peu d'impact sur la production iranienne de gaz, car elle est presque entièrement consommée sur place : 162,2 milliards de m³ en 2013 (en hausse de 0,7 %), soit 4,8 % de la consommation mondiale, au 3e rang mondial[2].

Les réserves sont principalement situées en mer, bien que la production soit en grande partie terrestre, associée au pétrole ; plus des deux tiers des réserves prouvées ne sont pas associées au pétrole, et n'ont pas été développées ; les principaux gisements sont : South Pars, North Pars, Kish, Kangan-Nar, Golshan et Ferdowsi ; le gisement offshore géant de South Pars, dont une partie seulement est sur le territoire iranien (la partie qatarie est dénommée North Dome), contient 47 % des réserves totales et produit 35 % du gaz iranien ; l'USGS estime les réserves non encore découvertes entre 5 660 et 22 640 milliards de m³[6].

Selon l'AIE, l'Iran était en 2013 le 4e producteur mondial de gaz naturel avec 159 milliards de m³, soit 4,6 % de la production mondiale[4].

L'Iran importe du gaz naturel de son voisin le Turkmenistan ; les importations ont bondi à 1,1 milliards de Pied cube/jour en 2011 à la suite de l'achèvement du gazoduc Dauletabad-Hasheminejad ; l'Iran exporte du gaz par gazoduc vers la Turquie et l'Arménie[6].

Consommation d'énergie primaire[modifier | modifier le code]

Consommation d'énergie primaire en Iran par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Charbon 0,7 1,0 1,5 1,2 1,5 0,7 1,5 1,1 0,5 +59 %
Pétrole 50,4 72,7 68,5 55,7 82,8 39,9 80,6 88,7 40,4 +76 %
Gaz naturel 17,5 25,2 52,6 42,8 122,1 58,8 129,2 128,3 58,4 +634 %
Total fossiles 68,6 98,9 122,6 99,7 206,4 99,5 211,2 218,1 99,3 +218 %
Nucléaire 0 0 0 0,085 0,5 0,2 ns
Hydraulique 0,5 0,8 0,3 0,3 0,8 0,4 1,0 1,1 0,5 +105 %
Biomasse-déchets 0,2 0,3 0,15 0,1 0,6 0,3 0,5 0,5 0,2 +133 %
Solaire, éolien, géoth. 0 0,003 0,002 0,014 0,007 0,02 0,02 0,01 ns
Total EnR 0,7 1,1 0,5 0,4 1,5 0,7 1,6 1,6 0,7 +115 %
Solde exp.électricité 0 -0,06 -0,05 -0,3 0,15 -0,4 -0,6 -0,3 ns
Total 69,3 100 123,0 100 207,5 100 212,4 219,6 100 +217 %
Source des données : AIE[1]

La consommation d'énergie primaire du pays atteignait 2,87 tep par habitant en 2012, soit 1,51 fois la moyenne mondiale (1,90 tep/hab) mais seulement 42 % de celle des États-Unis[4].

Consommation finale d'énergie[modifier | modifier le code]

La consommation finale d'énergie en Iran (après raffinage, transformation en électricité, transport, etc) a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie en Iran par source (Mtep)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Charbon 0,2 0,3 0,3 0,4 0,3 0,2 0,3 0,3 0,2 +70 %
Produits pétroliers 40,8 74,5 55,1 59,3 64,3 41,0 58,1 59,5 36,6 +46 %
Gaz naturel 9,4 17,1 29,2 31,5 75,6 48,2 87,9 85,1 52,3 +810 %
Total fossiles 50,3 92,0 84,6 91,1 140,2 89,4 146,4 145,0 89,1 +188 %
Biomasse-déchets 0,16 0,3 0,14 0,15 0,6 0,4 0,5 0,5 0,3 +208 %
Électricité 4,2 7,8 8,1 8,7 16,0 10,2 16,3 17,1 10,5 +304 %
Total 54,7 100 92,9 100 156,8 100 163,1 162,6 100 +197 %
Source des données : AIE[1]

La répartition par secteur de la consommation finale d'énergie a évolué comme suit :

Consommation finale d'énergie en Iran par secteur (Mtep)
Filière 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Industrie 14,2 25,9 18,6 20,0 38,5 24,6 40,1 41,5 25,5 +193 %
Transport 13,0 23,8 25,5 27,5 40,0 25,5 40,6 42,3 26,0 +224 %
Résidentiel 12,6 23,0 29,6 31,9 46,5 29,6 48,4 45,0 27,7 +258 %
Tertiaire 4,1 7,6 7,5 8,1 11,2 7,1 10,1 9,9 6,1 +139 %
Agriculture 4,2 7,7 4,3 4,7 6,4 4,1 6,5 6,8 4,2 +61 %
Non spécifié 0,3 0,5 1,6 1,7 0,3 0,2 0,3 0,3 0,2 +19 %
Usages non énergétiques (chimie) 6,3 11,6 5,7 6,2 13,8 8,8 17,1 16,9 10,4 +167 %
Total 54,7 100 92,9 100 156,8 100 163,1 162,6 100 +197 %
Source des données : AIE[1]

Secteur électrique[modifier | modifier le code]

Le barrage Karun-3 et sa centrale hydroélectrique ont été mises en service en 2005. La centrale, d'une puissance installée de 2 000 MW produit en moyenne 4 137 GWh d'énergie par année.

En 2004 la puissance installée des centrales électriques de l'Iran dépassait 39 000 MW, dont 50 % brûlant du gaz naturel, 18 % du pétrole et 6 % hydroélectriques. En 2004, l'Iran a ouvert son premier parc éolien et des centrales géothermiques, et la première centrale solaire était prévue pour 2009. La démographie et l'industrialisation intensive ont produit une augmentation moyenne de la demande en énergie électrique de 5 % par an de 1967 à 2004. Le gouvernement prévoyait une accélération de cette croissance à 7 % par an et projetait d'atteindre une capacité installée de 53 000 mégawatts en 2010 en mettant en service de nouvelles centrales thermiques au gaz financées par des producteurs indépendants d'énergie (y compris ceux s'appuyant sur des investissements étrangers) et en développant la capacité de production hydroélectrique et nucléaire[7].

Avec la construction de du barrage Karun-3 dans le Khuzestan, l'Iran a émergé en tant qu'important constructeur de barrages au cours des dernières années, tandis que son gaspillage d'énergie électrique atteint $1,1 milliard en 2006[8].

Production d'électricité[modifier | modifier le code]

Production d'électricité en Iran par source (TWh)
Source 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Charbon 0,07 0,1 0,5 0,4 0,4 0,15 0,4 0,4 0,2 +515 %
Pétrole 22,0 37,1 25,4 20,9 46,0 19,8 66,6 69,3 27,3 +216 %
Gaz naturel 31,0 52,5 91,8 75,7 176,9 75,9 160,4 170,0 66,9 +448 %
Total fossiles 53,0 89,7 117,7 97,0 223,3 95,8 227,4 239,8 94,3 +352 %
Nucléaire 0 0 0 0,3 1,8 0,7 ns
Hydraulique 6,1 10,3 3,65 3,0 9,5 4,1 12,1 12,4 4,9 +105 %
Biomasse-déchets 0 0 0,01 0,004 0,02 0,02 0,01 ns
Éolien 0 0,037 0,03 0,16 0,07 0,22 0,21 0,08 ns
Solaire 0 0 0 0 0 0 ns
Total EnR 6,1 10,3 3,7 3,0 9,7 4,2 12,3 12,7 5,0 +108 %
Total 59,1 100 121,4 100 233,0 100 240,1 254,3 100 +330 %
Source des données : AIE[1]

Programme nucléaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Programme nucléaire de l'Iran.

L'Iran projetait de produire 6 000 MW d'électricité par la technologie nucléaire d'ici 2010 pour satisfaire sa demande croissante d'énergie. La première centrale nucléaire produisant de l'électricité, la Centrale nucléaire de Bouchehr, est un réacteur à eau pressurisée de type VVER-1000 de 915 MW, dont la construction, débutée en 1975 par Siemens, puis interrompue par la guerre Iran-Irak, a été achevée par les Russes en 2010, inaugurée en septembre 2011 et a atteint sa pleine puissance à la fin de 2012.

La Russie a conclu le 11 novembre 2014 avec l'Iran un accord prévoyant la construction de deux nouveaux réacteurs nucléaires et des activités en Iran dans le domaine des combustibles nucléaires[9].

Énergies renouvelables[modifier | modifier le code]

En 2010, le gouvernement iranien annonça des plans pour construire 2 000 MW d'installations à énergies renouvelables sur les cinq années suivantes. L'Iran disposait alors de 8 500 MW de centrales hydroélectriques et 130 MW d'éoliennes. Des officiels iraniens ont déclaré que des compagnies privées avaient signé des contrats pour construire plus de 600 MW de centrales à biomasse et 500 MW de nouveaux projets éoliens[10].

Hydroélectricité[modifier | modifier le code]

Barrage de Seimare, Province d'Ilam, en construction en septembre 2013.
Barrages iraniens
Centrale Province Rivière Mise en service Puissance Notes
Karun-3 Khouzestan Karun 2005-06 2 280 MW [11]
Karun-1 (Shahid Abbaspour) Khouzestan Karun 1976-2004 2 000 MW [11]
Karun-2 (Masjed Soleyman) Khouzestan Karun 2002-07 2 000 MW [11]
Siah Bishe Mazandéran 2013 1 040 MW pompage-turbinage
Karun-4 Khouzestan Karun 2010-11 1 020 MW [11]
Gotvand Khouzestan Karun 2012 1 016 MW [11]
Dez Khouzestan Dez, affluent du Karun 1962-70 520 MW [11]
Seimare Ilam Seimare, affluent du Karkheh 2013 480 MW [11]
Karkheh Khouzestan Karkheh, affluent du Tigre 2002-03 420 MW [11]

Le barrage de Bakhtiari sur la rivière du même nom, affluent de la Dez, dans la province du Lorestan, est en construction depuis 2013 ; avec une puissance de 1 500 MW, il prendra place au 4e rang parmi les plus puissantes centrales hydroélectriques iraniennes[12].

Éolien[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Énergie éolienne en Iran.

L'Iran se classe au 4e rang de la région Afrique-Moyen Orient avec une puissance installée de 91 MW fin 2013[13].

Consommation finale d'électricité[modifier | modifier le code]

La répartition par secteur de la consommation finale d'électricité a évolué comme suit :

Consommation finale d'électricité en Iran par secteur (TWh)
Secteur 1990 % 2000 % 2010 % 2011 2012 % 2012 var.
2012/1990
Industrie 14,4 29,3 33,0 34,9 63,1 33,9 69,1 72,0 36,1 +399 %
Transport 0 0,01 0,01 0,3 0,2 0,4 0,4 0,2 ns
Résidentiel 17,3 35,2 31,3 33,2 60,9 32,7 56,8 61,4 30,8 +254 %
Tertiaire 11,9 24,2 17,3 18,3 34,0 18,3 29,4 30,4 15,3 +155 %
Agriculture 3,7 7,5 9,1 9,7 24,2 13,0 30,0 31,6 15,9 +752 %
Non spécifié 1,9 3,8 3,8 4,0 3,6 1,9 3,8 3,6 1,8 +92 %
Total 49,3 100 94,4 100 186,1 100 189,5 199,4 100 +304 %
Source des données : AIE[1]

Impact environnemental[modifier | modifier le code]

Les émissions de gaz à effet de serre liées à l'énergie en Iran ont atteint 6,96 tonnes CO2 par habitant en 2012 (moyenne mondiale : 4,51 ; États-Unis : 16,15 ; France : 5,10)[4].

Annexes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i (en)Iran, Islamic Republic of : Balances for 2012, site AIE, 23 octobre 2014.
  2. a et b (en) [PDF] BP Statistical Review of World Energy June 2014
  3. a et b (en)World Energy Resources: 2013 Survey - chap.2 : Oil (voir p.8, 10, 24), site du Conseil mondial de l'énergie consulté le 3 avril 2014.
  4. a, b, c et d (en) [PDF] Agence internationale de l’énergie (AIE - en anglais : International Energy Agency - IEA) Key World Energy Statistics 2014, octobre 2014.
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  12. (en)News: Bakhtiari, World 's Highest Dam, Kicks off in the Presence of Mahmood Ahmadinejad, Iran Water and Power Resources Development Co, 25 mars 2013.
  13. [PDF] (en) « Global Installed Wind Power Capacity 2013 », Global Wind Energy Council (GWEC),‎ 2014 (consulté le 29 mars 2015)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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