Énergie en Turquie
| Énergie en Turquie | |
| Bilan énergétique (2006) | |
|---|---|
| Offre d'énergie primaire (TPES) | 94 M tep (3 935,6 PJ) |
| par agent | pétrole : 33,4 % charbon : 28,1 % gaz naturel : 27,6 % autres renouvelables : 5,5 % électricité : 5,4 % |
| Énergies renouvelables | 11 % |
| Consommation totale (TFC) | 67,7 M tep (2 833,5 PJ) |
| par habitant | 0,9 tep/hab. (38,8 GJ/hab.) |
| par secteur | ménages : 29,4 % industrie : 34,6 % transports : 22,1 % services : 8,6 % agriculture : 5,2 % pêche : 0 % |
| Électricité (2006) | |
| Production | 176,3 TWh |
| par filière | thermique : 74,7 % hydro : 25,1 % biomasse/déchets : 0,1 % éoliennes : 0,1 % autres : 0,1 % |
| Sources | |
| Agence internationale de l'énergie | |
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L'énergie en Turquie est aujourd'hui principalement fournie par la production thermique, qui requiert du charbon ou du gaz. La Turquie étant néanmoins en forte croissance (environ 5,5 % pour 2008[1]), ses besoins énergétiques augmentent grandement. Pour répondre à cette forte demande, Ankara a lancé deux grands projets : d'une part, le Projet d'Anatolie du Sud-Est inclut la construction de 19 centrales hydroélectriques ; d'autre part, le TAEK (Institut turc à l'énergie atomique) a lancé en 2007 un Programme national de développement de la technologie nucléaire, qui couvre la période 2007-2012 [2]. Ankara prévoit ainsi de faire passer la part de l'énergie nucléaire dans la production nationale d'électricité à un minimum de 8 % en 2020 et de 20 % en 2030[3].
Sommaire |
[modifier] Augmentation de la consommation énergétique
La Turquie arrive deuxième après la Chine en ce qui concerne l'augmentation de la consommation de gaz naturel et d'électricité [3]. Sa consommation d'électricité augmente de 8 % par an[3]; en comparaison, la consommation électrique de l'Europe n'augmente que de 1 % par an[3].
Selon des rapports du Ministère de l'Énergie, Ankara devrait investir 70 milliards de dollars dans la production énergétique et les réseaux de distribution, d'ici à 2020, pour pouvoir répondre à cette demande en expansion[3]. Le Ministère de l'Energie estime que les importations nettes énergétiques vont être d'environ 46 ou 47 milliards de dollars en 2008[3].
[modifier] Répartition de la production énergétique
Actuellement, la Turquie produit la moitié de son électricité avec des centrale thermique au gaz[3]. Un autre quart est produit à partir de centrales à charbon, tandis que les centrales hydroélectriques produisent la majorité du quart restant[3]. Bien qu'en augmentation, la part des énergies renouvelables reste négligeable[3]. Le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan veut répartir de manière équilibrée la production électrique entre cinq ressources principales: le gaz naturel, le charbon, l'eau, les énergies renouvelables et le nucléaire [3].
[modifier] Projet d'Anatolie du Sud-est
Pour répondre à ces besoins croissants, Ankara a d'une part lancé en vaste programme de construction de 19 centrales hydroélectriques, dénommé projet d'Anatolie du Sud-est (GAP). En 2000, le GAP fournissait 19 % des besoins énergétiques turcs ; et près de 13 % en 1999[4].
Le tableau ci-dessous présente la part du projet d'Anatolie du Sud-est (GAP) dans la production hydroélectrique de la Turquie ainsi que dans la production d'énergie électrique globale.
| Année | Turquie | Production hydroélectrique du GAP (GWh) |
Part du GAP | ||||
| Production thermique (GWh) |
Production hydroélectrique (GWh) |
Production éolienne (GWh) |
Total (GWh) |
Part du GAP dans la production hydroélectrique (%) |
Part du GAP dans la production totale (%) |
||
| 1995 | 52 548 | 31 973 | 16 114 | 84 521 | 50 | 19 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 2000 | 94 041 | 30 881 | 12 100 | 124 922 | 39 | 10 | |
| 2005 | 121 900 | 39 600 | 60 | 18 700 | 161 500 | 47 | 11 |
| 2006 | 131 400 | 44 200 | 130 | 21 400 | 175 200 | 48 | 12 |
[modifier] Programme nucléaire
D'autre part, le gouvernement de Recep Tayyip Erdoğan a donné son feu vert à la construction de trois centrales nucléaires, pour une capacité cumulée de 5 000 mégawatts[5]. La mise en service est prévue pour 2012. Lancé en mars 2008, l'appel d'offre prenait fin le 24 septembre 2008, et seule la compagnie russe Atomstroyexport a présenté une offre[6]
[modifier] Oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan
Enfin, l'oléoduc Bakou-Tbilissi-Ceyhan, qui part de l'Azerbaïdjan pour atteindre le port méditerranéen de Ceyhan, en Turquie, a été inauguré en 2005.
[modifier] Gazoducs
Le projet de gazoduc Nabucco doit relier l'Iran à l'Europe centrale en traversant la Turquie. Il est actuellement en cours de construction par le Hongrois MOL, le Turc Botas, le Bulgare Bulgargas, le Roumain Transgaz et l'Autrichien OMV, entreprise chef de file.
Un autre projet de gazoduc, le Blue Stream, doit alimenter la Turquie et l'Europe à partir de la Russie.
[modifier] Voir aussi
- Économie de la Turquie
- Politique de la Turquie
- Gazoduc South Stream
- Gazoduc Nabucco
- Catégorie:Énergie par pays
[modifier] Références
- The World Bank: Regional Economic Prospects
- Profil de la Turquie sur le site de l'Agence pour l'énergie nucléaire
- TUĞBA KİBAR, ABDULLAH ÜNAL Turkey moves one step closer to nuclear plant, Today's Zaman, 24 septembre 2008
- www.gap.gov.tr
- La Turquie veut accéder au nucléaire civil, Bulletins électroniques BE Turquie 6, 15/01/2008
- Turquie/nucléaire : une seule offre, AFP sur le site du Figaro, 24 septembre 2008
