Élections législatives portugaises de 1980

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Élections législatives portugaises de 1980
  
83,94 %
Représentation de l'assemblée
Diagramme
Gouvernement
Sortant
Élu
Législature élue
IIe

Les élections législatives portugaises de 1980 (Eleições legislativas portuguesas de 1980) se sont tenues au Portugal le 5 octobre 1980, afin d'élire les deux cent cinquante députés de la deuxième législature de l'Assemblée de la République, pour un mandat de quatre ans. Elles ont de nouveau été remportées par l'Alliance démocratique (AD), coalition politique de centre-droit.

Contexte[modifier | modifier le code]

Lors des élections législatives intercalaires du 2 décembre 1979, l'Alliance démocratique avait remporté, de justesse, la majorité absolue avec 45,3 % des voix, offrant au centre-droit sa première victoire électorale, cinq ans après la révolution des Œillets. Le Parti socialiste, qui avait remporté les deux premières consultations, avait chuté sous la barre des 30 %, du fait également du bon score de la gauche communiste, réunie dans l'Alliance du peuple uni (APU) et qui avait obtenu plus de 18 % des suffrages exprimés.

Le principal dirigeant de l'Alliance, Francisco Sá Carneiro, avait alors été appelé par le président António Ramalho Eanes à former le gouvernement, le premier à disposer d'une majorité absolue directement après les élections. Toutefois, les dispositions en vigueur à l'époque prévoyaient que des élections anticipées ne faisaient que terminer la législature en cours, aussi des élections devaient régulièrement se tenir en 1980.

Coalitions[modifier | modifier le code]

À l'occasion du scrutin, le Parti social-démocrate (PPD/PSD), le Centre démocratique et social (CDS) et le Parti populaire monarchiste (PPM) avaient maintenu l'Alliance démocratique (AD). À gauche, le Parti socialiste avait constitué le Front républicain et socialiste (FRS) avec l'Union de la gauche pour la démocratie socialiste (UEDS) et l'Action sociale-démocrate indépendante (ASDI), tandis que le Parti communiste portugais (PCP) était de nouveau allié avec le Mouvement démocratique portugais (MDP-CDE) dans l'Alliance du peuple uni (APU).

Mode de scrutin[modifier | modifier le code]

Le mode de scrutin retenu prévoit l'élection des députés au scrutin proportionnel suivant la méthode d'Hondt, connue pour avantager les partis arrivés en tête. La loi électorale, conformément aux dispositions constitutionnelles, établissait le nombre de députés à 250, nombre maximum autorisé. Les députés sont élus dans vingt-deux circonscriptions électorales, à savoir les dix-huit districts du Portugal, les Açores, l'île de Madère, le continent européen et le reste du monde.

Principaux partis et chefs de file[modifier | modifier le code]

Parti Chef de file
Alliance démocratique
Aliança Democrática
Francisco Sá Carneiro
Premier ministre
Front républicain et socialiste
Frente Republicana e Socialista
Mário Soares
Alliance du peuple uni
Aliança Povo Unido
Álvaro Cunhal

Résultats[modifier | modifier le code]

Scores[modifier | modifier le code]

Parti Voix  % +/- Sièges +/-
Alliance démocratique (AD)
PPD/PSD
CDS
PPM
2 868 076



47,59 %



+2,23



134
• 82
• 46
• 6
+6
• +2
• +3
• +1
Front républicain et socialiste (FRS)
PS
UEDS
ASDI
1 673 279



27,78 %



+0,45



74
• 66
• 4
• 4
±
• -8
• +4
• +4
Alliance du peuple uni (APU)
PCP
MDP-CDE
1 009 505


16,75 %


-2,05


41
• 39
• 2
-6
• -5
• -1
Union démocratique populaire (UDP) 83 204 1,38 % -0,80 1 ±
Autres 254 669 4,22 % -2,21 0 ±
Bulletins blancs 34 522 0,57 % -0,14
Bulletins nuls 103 140 1,71 % -0,30
TOTAL (participation : 83,94 %) 6 026 395 100,00 % N/A 250 N/A

Analyse[modifier | modifier le code]

Dans un contexte de forte mobilisation des électeurs, toujours supérieure à 80 %, l'AD parvient encore à progresser et surpasser 47 % des voix, confortant sa courte majorité absolue de 1979. S'imposant à nouveau dans dix-neuf circonscriptions, elle réussit même à dépasser de trois points les score cumulés de la gauche, alors qu'elle était devancée de moins d'un point un an plus tôt. Ce scrutin marque en effet une vraie contre-performance pour l'opposition, le FRS ne parvenant même pas à progresser par rapport au score obtenu par le PS l'année précédente, ce dernier perdant même des sièges au profit de ses alliés, tandis que les résultats de l'APU marquent le premier recul de la gauche communiste depuis 1975, même si elle l'emporte encore dans trois circonscriptions du sud.

Conséquences[modifier | modifier le code]

Prenant acte de la victoire du centre-droit, le président Eanes a reconduit dans ses fonctions le Premier ministre Sá Carneiro et son gouvernement de coalition, qu'il avait formé le 10 janvier et qui ne connaît aucun remaniement.

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]