Anselm Franz von Ingelheim

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Anselme-François d’Ingelheim
Image illustrative de l'article Anselm Franz von Ingelheim
Portrait
Biographie
Naissance 16 septembre 1634
Cologne
Décès 30 mars 1695 (à 60 ans)
Aschaffenbourg
Évêque de l’Église catholique
Consécration épiscopale 7 novembre 1679
Dernier titre ou fonction Prince-archevêque de Mayence
évêque de Mayence (1679)

Anselme-François d'Ingelheim (né le 16 septembre 1634 à Cologne et mort le 30 mars 1695 (à 60 ans) à Aschaffenbourg) est archevêque et prince-électeur de Mayence[1] de 1679 à 1694. À ce titre, il était également archichancelier du Saint-Empire romain germanique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Ses parents furent Georges-Jean d'Ingelheim et Anne-Elisabeth de Sturmfederin-d'Oppenweiler. Il était chanoine de cathédrale Saint-Martin de Mayence, nommé par l'archevêque Lothar Friedrich von Metternich-Bourscheid en 1674, camérier de la même ville et, l'année suivante, son lieutenant à Erfurt. Il succéda le 7 novembre 1679 l'archevêque Charles-Henri. L'an 1684 il souscrivit, le 15 août, à la trêve conclue à Ratisbonne, pour vingt ans, entre l'empire et la France ; et, le 20 octobre suivant, pour marquer à Dieu sa reconnaissance de cet heureux événement, il fit présent à-son église d'un magnifique ostensoir d'or, enrichi de diamants, pour y placer le saint sacrement.

Mais il ne jouit pas aussi longtemps qu'il l'espérait de cette tranquillité dont il était si flatté. Dès l'an 1688, la France rompit la trêve, et recommença la guerre à l'occasion des troubles de Cologne. L'électeur de Mayence, sommé par le dauphin Louis, qui commandait l'armée française, de livrer sa capitale, l'abandonna, dans l'impuissance de la défendre, par traité du 17 octobre, et choisit Erfurt pour retraite.

Le séjour qu'il y fit fut d'environ onze mois. Mayence ayant été rendue par Nicolas Chalon du Blé, le marquis d'Uxelles, le 8 septembre 1689, au duc de Lorraine, après sept semaines de tranchée ouverte, l'électeur ne tarda pas à y revenir.

Siège de Mayence[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Mayence (1689).

L’an 1690, il concourut, le 24 janvier, dans la diète électorale d'Augsbourg à l’élection de Joseph, roi des Romains, qu’il sacra deux jours après. Il avait couronné, dans la même ville, sept jours auparavant, l’impératrice Éléonore Madeleine, mère de ce prince. L'année suivante, accablé de la goutte, il se fit donner pour coadjuteur, par son chapitre, Louis-Antoine, grand-maître de l’ordre Teutonique et prévôt d'Elwangen, fils de l’électeur palatin Philippe-Guillaume, et l’obtint, le 19 avril, par une élection unanime.

Il résidait pour lors à Aschaffenbourg, dans la crainte que les Français, qui avaient toujours les yeux sur Mayence, ne réussissent à y rentrer ; ce qu’il pensa en effet arriver par la trahison de Consbruch, commissaire-général des guerres, dont ils avaient corrompu la fidélité. Au mois de mai de l’an 1691, il accéda au traité de confédération, fait entre l'empereur et d'autres princes contre la France. La mort le ravit à son église dans son palais d'Aschaffenbourg le château de Johannisburg, le 30 mars 1695. Il fut inhumé dans l’église de Saint-Pierre de cette ville, auprès de l'archevêque Thierri.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Les princes-évêques de Mayence étaient, comme la plupart des évêques allemands, à la fois seigneurs spirituels de leur diocèse et seigneurs temporels d'une série de possessions territoriales.