Yves Lafontaine (médias)

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Page d’aide sur l’homonymie Cet article concerne le journaliste, éditeur et cinéaste québécois. Pour le musicien, luthier et écrivain québécois, voir Yves Lafontaine.
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Yves Lafontaine (Québec, 1965 - ) est un journaliste, un éditeur et un cinéaste québécois.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il a fait des études au Collège de Montréal (1977-82) et au Collège André-Grasset (1982-84), et des études universitaires à HEC Montréal (1984-87) et à l' Université de Montréal en études cinématographiques (1987-92). Bien qu'il soit l'auteur de quelques courts métrages primés, il est connu surtout comme le rédacteur en chef du magazine Fugues, qu’il a transformé dès son arrivée en 1994 et qu’il dirige encore aujourd’hui au sein des Éditions Nitram[1].

Réalisation de films[modifier | modifier le code]

Yves Lafontaine est l'auteur de quatre courts métrages qui se sont tous mérités des prix. Il appartient à la mouvance de cinéastes expérimentaux, issus de l'Université de Montréal, qui ont été actifs autour de la fin de la décennie 1980 et du début de la décennie 1990[2]. En 1991, il recevait le Prix Claude-Jutra pour la relève, remis chaque année au jeune cinéaste le plus prometteur[1],[3].

Il a aussi travaillé comme directeur de production ou assistant de production sur plusieurs films (1988-92) et il a notamment cofondé Images en Stock (en 1990) une coopérative (aujourd’hui disparue) de distribution de courts et moyens métrages[4].

Organisation de festivals[modifier | modifier le code]

De 1993 à 1999, il a été impliqué dans l'équipe de coordination de Diffusions gaies et lesbiennes du Québec (DGLQ), qui organise chaque année le festival Image & Nation gaie et lesbienne. Il était notamment directeur de la programmation[1],[4].

Avec René Lavoie, il a organisé, en 1995, le premier Festival du Film sur le VIH/sida à Montréal, qui a connu une seconde édition en 1996.

Journalisme et édition[modifier | modifier le code]

Pendant ses études secondaires, collégiales et universitaires, il a collaboré à plusieurs publications étudiantes (La Greffe, L'Hypothèque, Continuum). Il a dirigé le journal étudiant du Cégep André-Grasset, La Greffe, en 1983-84.

Pendant sept ans (1988-95) il a signé des entrevues et des critiques de films pour la revue de cinéma 24 Images.

Arrivé aux Éditions Nitram, en février 1994, Yves Lafontaine est responsable de la transformation de Fugues en véritable magazine d’information LGBT. D'abord journaliste, il devient rapidement le rédacteur en chef du magazine, avant de cumuler le rôle de directeur à partir de 2002[1].

Outre Fugues, il a également dirigé la rédaction du journal Village, aujourd'hui disparu (1996-98), ainsi que celle du Guide Arc-en-ciel/Quebec Rainbow Guide (depuis 1998) et du magazine DécorHomme (depuis 2007)[4].

Depuis 1996, il a participé à l'élaboration de nombreux concepts publicitaires et de campagnes de publicité reliés à la communauté gaie et lesbienne, pour diverses entreprises et il est à l'origine des stratégies de diffusion numérique des publications des Éditions Nitram[4].

Il a siégé sur plusieurs jurys (entre autres pour les Prix Arc-en-ciel, Phénicia, le festival Image+Nation et le Prix jeune entrepreneur gai du Québec).

Prix reçus et reconnaissances officielles[modifier | modifier le code]

  • 1991 : Récipiendaire du Prix Claude-Jutra pour la relève, remis chaque année au jeune cinéaste le plus prometteur[3].
  • 2006 : Hommage aux héros — Fondation Farha
  • 2010 : Prix Reconnaissance lors du Festival Black & Blue 2010
  • 2014 : Récipiendraire du Prix Honoris qui vise à reconnaître lors du Gala Arc-en-ciel le travail des pionniers de la communauté LGBT afin de réaliser le chemin parcouru depuis des décennies)[5].

Filmographie[modifier | modifier le code]

Film de fiction[modifier | modifier le code]

  • 1989 : Mémoire de lavoir (Canada : Québec, court métrage) [6].

Films expérimentaux[modifier | modifier le code]

  • 1990 : Corpusculaire (Canada : Québec, court métrage) [7].
  • 1991 : J'entends le noir (with English subtitles) (Canada : Québec, court métrage) [8].
  • 1992 : L'homme hippocampe (Canada : Québec, court métrage) [9].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b c et d (fr) « Entre l’artiste et l’homme d’affaires », sur www.fugues.com, (consulté le 30 juin 2017)
  2. (fr) « J'entends le noir (with English Subtitles) - La Cinémathèque québécoise », sur www.cinematheque.qc.ca (consulté le 30 juin 2017)
  3. a et b (fr) [1]
  4. a b c et d (fr) [2]
  5. (fr) Montreal LGBT community honours activists and allies at Gala Arc-en-Ciel https://montrealgazette.com/entertainment/theatre/montreal-lgbt-community-honours-activists-and-allies-at-gala-arc-en-ciel
  6. (fr) [3]
  7. (fr) [4]
  8. (fr) [5]
  9. (fr) [6]