Proposition (grammaire)

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En grammaire, une proposition est un syntagme articulé autour d'un verbe (qui peut-être sous-entendu : proposition elliptique). Cette notion est surtout utilisée dans l'apprentissage des langues, ainsi que dans les commentaires littéraires et analyses de textes.

Types de propositions[modifier | modifier le code]

Indépendante[modifier | modifier le code]

Les propositions indépendantes fonctionnent en autonomie, et ne dépendent donc d'aucune autre proposition[1]. Le nombre de verbes dans une phrase nous permet donc de savoir combien il y a de propositions (sauf dans le cas d'une ellipse, où le verbe est sous-entendu). Il en existe deux types :

Juxtaposée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Juxtaposition.

Les propositions juxtaposées sont reliées aux autres propositions à l'aide d'un signe de ponctuation, tels la virgule, le point-virgule, ou le deux-points. On dit alors qu'elles sont dans une structure paratactique.

Tu ne peux pas entrer, tu es trop jeune.

Coordonnée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Coordination.

Les propositions indépendantes coordonnées sont reliées à l'aide d'une conjonction de coordination ou à l'aide d'un adverbe de liaison.

Tu ne peux pas entrer car tu es trop jeune.
Tu es trop jeune donc tu ne peux pas entrer.
Je veux et j'exige d'exquises excuses.

Dans le dernier exemple, le complément d'objet direct des excuses est mis en facteur commun. De fait, je veux n'a pas toute son autonomie car il lui manque un actant nécessaire pour être saturé.

Principale[modifier | modifier le code]

Une proposition principale est une proposition qui a sous sa dépendance une ou plusieurs autres proposition, dites subordonnées[2].

J'écris un article qui peut être intéressant.

Ici, qui peut être intéressant est dépendant (ou subordonné) de la proposition J'écris un article, qui est donc une proposition principale.

Subordonnée[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Subordination (grammaire).

Dans le couple principale / subordonnée, l'une des propositions (son verbe, en fait) est subordonnée à la première, ce qui signifie qu'elle est dépendante de cette première. Sa nature est déterminée par le sens du terme qui sert à relier les deux propositions.

Relative[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Proposition subordonnée relative.

La proposition subordonnée relative est introduite par un pronom relatif. Sa fonction est le plus souvent complément de l'antécédent et elle sert généralement d'expansion du nom.

Je connais l'homme qui a loué cette voiture.
C'est la choucroute que j'ai achetée hier.
J'ai vu le film dont les critiques ont été bonnes.
Qui aime bien châtie bien

Le dernier exemple est ici un cas particulier. La relative qui aime bien n'a en effet pas d'antécédent et prend la fonction de sujet du verbe de la principale.

Conjonctive[modifier | modifier le code]

La proposition subordonnée conjonctive est introduite par une conjonction de subordination. Il en existe deux sortes: les propositions subordonnées conjonctives complétives ou pures, qui sont des constituants essentiels de la phrase et qui sont l'équivalent d'un Groupe Nominal; les propositions subordonnées conjonctives circonstancielles qui sont des constituants non essentiels de la phrase et qui indiquent les circonstances de l'action exprimée dans la proposition principale, leur fonction est toujours complément circonstanciel du verbe de la principale.

Je pense que je viendrai (complétive: COD du verbe "penser").
J'ai modifié cette page de sorte que/afin que/dans le but que vous compreniez (complément circonstanciel de but).
Je viendrai demain, si Dieu le veut (complément circonstanciel de condition).

Interrogative indirecte[modifier | modifier le code]

La proposition subordonnée interrogative indirecte est introduite soit par l'adverbe interrogatif "si", dans le cas d'une interrogation totale, soit par un terme interrogatif, similaire à celui de la version directe, tel un pronom (qui, que, quoi, lequel, etc.), un adjectif (quel, quelle, quels, quelles), ou un adverbe (, quand, comment, pourquoi, combien, etc.)[3].

Je ne sais pas si tu viendras (Viendras-tu ?).
Je me demande qui apportera le saint-nectaire (Qui apportera le saint-nectaire ?).

Sa fonction grammaticale est toujours COD du verbe de la proposition principale.

Infinitive[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Proposition infinitive.

La proposition subordonnée infinitive n'a pas de mot introducteur ; on la reconnaît par la présence d'un verbe rattaché à un sujet. On peut la remplacer, pour s'aider, par une proposition subordonnée conjonctive complétive en l'introduisant par une conjonction de subordination et mettant le verbe à l'indicatif ou au subjonctif (mais la phrase donnée ne sera pas forcément correcte).

J'entends la neige tomber (J'entends que la neige tombe).
Je lui ai demandé de venir (Je lui ai demandé qu'il vienne).

Participiale[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Proposition participiale.

La proposition subordonnée participiale n'a pas de mot introducteur ; on la reconnaît par la présence d'un participe présent ou passé rattaché au sujet.

Cicéron ayant été consul, il n'a aucun conseil à recevoir de vous.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Définition de proposition indépendante sur Synapse développement
  2. Définition de proposition principale sur Synapse développement
  3. Définition de la proposition interrogative indirecte sur Reverso

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]