Tremblay (Ille-et-Vilaine)

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Tremblay
Tremblay (Ille-et-Vilaine)
L'église Saint-Martin.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Ille-et-Vilaine
Arrondissement Fougères-Vitré
Canton Antrain
Intercommunalité Couesnon Marches de Bretagne
Maire
Mandat
Brigitte Mariau
2014-2020
Code postal 35460
Code commune 35341
Démographie
Gentilé Tremblaisien
Population
municipale
1 566 hab. (2015 en augmentation de 3,85 % par rapport à 2010)
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 25′ 20″ nord, 1° 28′ 33″ ouest
Altitude Min. 10 m
Max. 116 m
Superficie 36,22 km2
Localisation

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Liens
Site web www.mairie-de-tremblay.fr

Tremblay est une commune française située dans le nord-est du département d'Ille-et-Vilaine en Région Bretagne. Ses habitants, les Tremblaisiens et Tremblaisiennes étaient 1 566 habitants[Note 1] en 2015. A partir de janvier 2019, Tremblay fusionnera pour constituer une partie de la nouvelle commune Val Couesnon.

Géographie[modifier | modifier le code]

Tremblay est situé dans le nord du département d'Ille-et-Vilaine, dans la communauté des communes de Couesnon Marches de Bretagne (anciennement dans le canton d'Antrain). Elle est traversée par le Couesnon à l'est, délimitant sa superficie (36,22 km²) avec les communes voisines. Plusieurs axes routiers se rejoignent près du bourg, notamment la liaison entre Rennes - Mont Saint Michel et Fougères - Dol de Bretagne.

Communes limitrophes de Tremblay
La Fontenelle (Ille-et-Vilaine) Antrain
Saint-Ouen-la-Rouërie
Les Portes du Coglais
Bazouges-la-Pérouze Tremblay Maen Roch
Romazy
Rimou
Chauvigné Saint-Marc-le-Blanc

Villages, hameaux, écarts, lieux-dits[modifier | modifier le code]

La Chattière, la Daie, Champ de l'Ours, les Ruisselées…

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous les formes Trembleit en 1057, Trembliaco au XIIe siècle[1], [2].

Tremblay signifie « lieu planté de peupliers trembles »[3], du gallo-roman TREMULATU, basé sur TREMULU « tremble » et suffixe -ATU (devenu féminin en français moderne -aie), c'est-à-dire tremblaie.

Le nom de la commune est Kreneg en breton[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

L'abbaye Notre-Dame du Tronchet y possédait le prieuré de la Chattière.

La Révolution[modifier | modifier le code]

Pendant la Chouannerie la ville fut assiégée en 1795 par les Chouans commandés par Aimé Picquet du Boisguy.

Article détaillé : Combat de Tremblay.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

La mairie.
Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
(avant 2001[5]) mars 2008[6] Jules Ferron    
mars 2008 mars 2014 Roger Dugué[7]   Comptable
mars 2014[8] en cours Brigitte Mariau SE Agricultrice
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[9]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[10].

En 2015, la commune comptait 1 566 habitants[Note 2], en augmentation de 3,85 % par rapport à 2010 (Ille-et-Vilaine : +5,54 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 0661 9262 1381 9482 1182 0882 2492 4112 485
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 5622 5832 5082 5252 6262 7292 6942 5402 507
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 3412 2882 1802 0211 9901 9632 0032 0521 960
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
1 7071 7071 7361 6241 4531 4231 4921 5021 511
2013 2015 - - - - - - -
1 5511 566-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[11] puis Insee à partir de 2006[12].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Des commerces sont installés à Tremblay, comme une boulangerie, une supérette, pharmacie… En 2018, une petite zone artisanale est en construction près de la salle des fêtes et des sports.

En matière de santé, la commune dispose d'un cabinet médical avec des docteurs généralistes, ainsi que des dentistes et un kinésithérapeute. De plus, un centre hospitalier (EHPAD Les Landes) est en fonction.

L'hôtel, restaurant et discothèque Roc'Land se trouve à Tremblay, à deux minutes du centre-bourg.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Bâtiments civils[modifier | modifier le code]

  • Motte féodale de la Chattière[13], occupe un éperon long de 200 m et large de 50 m dominant de 20 m deux cours d’eau. Elle est haute de 8 m environ avec un diamètre d’une quarantaine de mètres. Le site est associé à deux manoirs, appelés l'un le Manoir et l'autre la Chattière, et à la chapelle Notre-Dame citée en 1186. Cette motte tire son nom selon toute vraisemblance de la famille Le Chat, alias Bouttier — ceci depuis l'époque de Thomas Le Chat Buterus[14] — : puissante famille issue des seigneurs de Combourg et Dol, branche qui fit souche au manoir du Plessis aux Chats sur la commune de Dingé. En effet, le miles Geoffroy Le Chat avait des droits dans un bois situé en Saint-Ouen-la-Rouërie ; or, la motte se situe juste en limite de la paroisse de Tremblay, le manoir de la Chattière étant situé en Saint-Ouen-la-Rouërie ;
  • Manoir du Pontavice (vestiges de la porte) XVe siècle ;
  • Manoir de la Coquillonais (XVe, XVIe et XIXe siècles) ;
  • Manoir des Noyers ou Nouillé (1549) ;
  • La maison du Bois-le-Bon (XVIe et XVIIe siècles) est la maison natale du botaniste Exupère Bertin ;
  • La maison de la Garenne (1568 - XVIIe et XVIIIe siècles), construite par son premier propriétaire de la famille Coupe ou les frères Mac-Goulde puis des Chastellier, seigneurs de Villavran. Elle servit de relais de Poste. Elle possède un cadran solaire ;
  • Ancienne maison Les Fossés (1613) à Bertin, sieur de Neuglé ;
  • La mairie (ancien presbytère) date de 1800, certains éléments : linteau, niche datant de 1654 ;
  • Fontaine de Budor, objet d'un culte superstitieux jusqu'au milieu du XVIIIe siècle ;
  • Puits de la Choboterie (XVIIIe siècle) ;
  • Moulins : Pontavice, Bonne-Fontaine, de la Hélandière, des Ardennes (à grain), des Ardennes (à papier), de la Chattière (à foulon, XVIIIe siècle), de Briand, de la Maleute, Neuf, de la Rochequibuc (à papier) et de la Rochequibuc (à grain).

Bâtiments religieux[modifier | modifier le code]

  • Église priorale Saint-Martin (XIe, XVIe et XIXe siècles) ;
  • Le prieuré Saint-Martin n'existe plus. Il appartenait à l'abbaye Saint-Florent de Saumur. Son église est aujourd'hui paroissiale ;
  • Prieuré de la Chattière avec sa chapelle déjà mentionnée en 1186. Elle fut reconstruite en 1692 et possédait son propre cimetière. Elle appartenait à l'abbaye Notre-Dame du Tronchet ;
  • Chapelle Notre-Dame du Pont de l'Ours, près du village de la Daie. Citée au XIIe siècle. Elle n'existe plus ;
  • Chapelle Saint-Aubin-sur-Couasnon, appartenait en 1186 au prieur du Tremblay. Reconstruite en 1672 elle est aujourd'hui disparue et remplacée en 1869 par une grotte dans laquelle fut placée une statue de saint Aubin, but du pèlerinage des fiévreux[15] ;
  • Chapelle Saint-Blaise, elle dépendait du prieuré du Tremblay, elle était située dans le bourg et déjà ruinée en 1490.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Jumelage[modifier | modifier le code]

Tremblay possède un accord de jumelage avec:

Galerie[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2015.
  2. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Jean-Yves Le Moing : Les noms de lieux bretons de Haute Bretagne. Coop-Breizh. 1990.
  2. Erwan Vallerie : Traité de toponymie historique de la Bretagne. (3 volumes). Editions An Here. 1995.
  3. Hervé Abalain, Noms de lieux bretons, Editions Jean-paul Gisserot, (ISBN 2877474828).[réf. incomplète]
  4. « La base de donnée KerOfis - Office Public de la Langue Bretonne », sur www.fr.brezhoneg.bzh (consulté le 9 mars 2016)
  5. « Élections municipales 2001 », sur municipales2001.ouestfrance.fr, Ouest-France (consulté le 17 octobre 2016)
  6. Maire sortant - LeMonde.fr
  7. « Ils ont été élus maires hier soir », Ouest-France (éd. Rennes), no 19320,‎ 22-23 mars 2008, p. 7 (ISSN 0999-2138)
  8. « Brigitte Mariau élue maire à l'unanimité », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 17 octobre 2016)
  9. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  10. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  11. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  12. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  13. Manoirs et château dans le comté de Rennes. Michel Brand’Honneur, PUR, Rennes
  14. Les descendants de la famille Boutier auraient dû normalement s'appeler Le Chat. Ce fut Thomas "filius Buterus" Catus qui en décida autrement en se faisant appeler Thomas Boutier.
  15. Pouillé de Rennes.
  16. « Tremblay. Le jumelage avec Mosna, en Roumanie, est acté », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le 28 juin 2017)

Liens externes[modifier | modifier le code]