Tiers-Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel

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Tiers-Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel
Image illustrative de l'article Tiers-Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel
Ordre de droit pontifical
Approbation pontificale 1476
par Sixte IV
Type Ordre séculier composé de laïcs
Spiritualité Carmélitaine
Structure et histoire
Fondation 1452
Fondateur Jean Soreth
Patron Élie, Notre Dame du Mont-Carmel
Rattaché à Grands carmes
Liste des ordres religieux

Le Tiers-Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel (également appelé Carmes Laïques) est une branche de l'Ordre des Carmes de l'Ancienne Observance (Grands Carmes). Cet branche laïque a été fondée en 1476 par la bulle du pape Sixte IV. Cet ordre est connu pour sa dévotion à la Vierge Marie sous l'appellation de Notre Dame du Mont-Carmel.

Les laïques qui composent ces communautés suivent la règle révisée en 1678 qui prescrit la récitation de la liturgie des heures et un temps d'oraison. Les communautés carmélitaines se développent dans le monde entier. Les membres font vœux de chasteté et d'obéissance.

Histoire[modifier | modifier le code]

L'Ordre du Carmel[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de l'Ordre du Carmel.

Fondation du Tiers-Ordre Carmélite[modifier | modifier le code]

Le Tiers-ordre carmélitain s'est développé à partir de 1452 avec la bulle Cum nulla, promulguée par le pape Nicolas V sous le généralat du bienheureux Jean Soreth. La règle révisée en 1678 est toujours utilisée aujourd'hui.

Article détaillé : Histoire du Tiers-Ordre_carmélite.

La règle observée par le Tiers-Ordre[modifier | modifier le code]

La règle observée par les tertiaires, qu'elles vivent dans le monde ou rassemblées dans des communautés, était à l'origine la même que celle des frères carmes, avec des modifications requises par leur condition. Si au départ, les laïcs étaient appelés à imiter la vie cloîtrée des religieux, le père Miguel de la Fuente fait évoluer la règle en invitant les membres du Tiers-ordre à concentrer les temps de prière formelle sur plusieurs périodes de la journée, ce qui est plus compatible avec une vie hors des monastères[1]. Teodoro Straccio, général des Carmes de l'Ancienne Observance, compose en 1635, une nouvelle règle, révisée en 1678, qui est toujours observée chez les tertiaires de l'ordre des carmes chaussés comme chez les Carmes Déchaux.

Cette règle prescrit la récitation de l'office canonique, ou encore du Petit office de la Sainte Vierge, ou, à sa place, un Notre Père et un Je vous salue Marie à dire trente-cinq fois par jour (cinq fois en lieu et place de chacune des sept heures canoniales) ; ainsi qu'une demi-heure d'oraison matin et soir ; le jeûne tous les vendredis ainsi que les mercredis et samedis du 14 septembre à Pâques, l'abstinence durant l'Avent et le Carême, ainsi que diverses actions de mortification, la dévotion et la charité. Les supérieurs peuvent, à leur discrétion, dispenser de certaines de ces obligations.

Les membres des communautés[modifier | modifier le code]

Comme pour les autres ordres mendiants, les membres de cet ordre sont des laïques ou des séculiers (par exemple des prêtres, diacres)[2] qui ne vivent pas en communauté (ni n'ont prononcé de vœux), et souhaitent vivre leur vie dans la spiritualité de l'Ordre du Carmel, et adopter sa règle de vie quotidienne (la prière, le jeûne, les réunions, etc), en se mettant sous la direction spirituelle de Carmes. Librement, ils font vœux de chasteté et d'obéissance.

De nos jours[modifier | modifier le code]

Au début du XXe siècle, il était impossible d'évaluer, même approximativement, le nombre de tertiaires vivant dans le monde. D'autant qu'il existe de nombreux groupes de laïcs du Tiers-Ordre à travers le monde, regroupés en communautés ou en confréries[2]. Certains de ces groupes sont les mouvements : Famille domestique ou la famille en Italie, le mouvement carmélite (Pays basque), la Famille Missionnaire Internationale Donum Dei, la Confrérie du Scapulaire du Mont Carmel, etc.

  • Au début du XXIe siècle, on comptait plusieurs centaines de membres profès dans la province carmélite de Grande-Bretagne.
  • En France, après le retour des Grands Carmes à Nantes, deux fraternités carmélitaines ont été fondées (Toulon en 1992, et Nantes en 2001), elles comptent aujourd'hui une vingtaine de membres[3].
  • Aux États-Unis, le Tiers-Ordre de la Bienheureuse Vierge Marie du Mont Carmel est également présent, avec deux congrégations comptant 125 membres.

Source[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) « Miguel de la Fuente (1574-1626) O.Carm. Priest », sur ocarm.org, Ordine dei Carmelitani (Italie) (consulté le 1er juillet 2014)
  2. a et b (en) « Lay Carmel », sur the British Province of Carmelites, carmelite.org (consulté le 11 octobre 2013)
  3. « Histoire du Tiers-Ordre », sur Les Grands Carmes de France, carm-fr.org (consulté le 14 octobre 2013)

Annexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Estienne de Saint-François-Xavier, Le Tiers-Ordre de Nostre-Dame du Mont-Carmel, confirmé par les papes Nicolas V et Sixte IV, A. Warrin,‎ , 324 p. (lire en ligne).
  • La règle et le statut du Tiers-Ordre de Notre-Dame du Mont-Carmel, Paris, Urbain Coustellier,‎ , 232 p. (lire en ligne).

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]