Startup

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
(Redirigé depuis Start up)
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur les redirections « jeune pousse » redirige ici. Pour les autres significations, voir plantule.

En économie, une startup, ou jeune pousse[1], est une jeune entreprise innovante à fort potentiel de croissance qui fait souvent l'objet de levées de fonds.

On parle également de startup pour une entreprise en construction qui n'est pas encore lancée sur le marché commercial (ou seulement à titre expérimental). Elle est en phase plus ou moins longue de développement d'un produit, de test d'une idée, de validation d'une technologie ou d'un modèle économique. Le risque d'échec est supérieur à celui des entreprises traditionnelles du fait des petites tailles et du manque de visibilité de ces structures.

Étymologie[modifier | modifier le code]

Le mot startup est un mot anglais d’origine américaine, ellipse de startup company. Il est composé de start (commencer, en anglais) et d’up, notion de hauteur, d'élévation. Il s'agit donc littéralement d'une « société qui démarre ».

Histoire[modifier | modifier le code]

L'intérêt pour les startups a été une constante de l'histoire des bourses de valeurs, constatée en particulier dans les années 1920 à Wall Street, lors de la radiomania entourant les dizaines de startups profitant des progrès technologiques dans la TSF, qui prend le relais des spéculations constatées dès 1912 lors du scandale Marconi.

En France, la spéculation sur les nouvelles sociétés, en particulier celles qui exploitent la houille blanche, dope les sept Bourses de province, qui voient leur capitalisation multipliée par neuf entre 1914 et 1928. Elles pèsent 16 % de la capitalisation française contre 9 % en 1914.

Ce terme est devenu populaire à la fin des années 1990 pendant la prolifération des dot-com (« point com » en français) où beaucoup de spéculations du marché boursier entouraient les petites startups liées aux technologies de l’information cherchant une entrée rapide en Bourse et promettant de fabuleux profits potentiels. Beaucoup de ces startups ont démarré comme spin-offs (filiales) de groupes de recherche universitaires.

Le pic de l'engouement pour les startups, qui bénéficie aussi aux petites sociétés de biotechnologies et aux sociétés minières junior, a lieu entre 1997 et 2001.

Depuis, le terme est presque utilisé seulement par des internautes. Il semble toutefois que devant l'impopularité de l'expression française « jeune pousse », le terme startup regagne du terrain. Ce terme peut être utilisé pour toutes les jeunes entreprises qui ont un potentiel de croissance rapide, quel que soit le secteur concerné (biotechnologies, numérique, environnement...).

Une culture organisationnelle de type Y[modifier | modifier le code]

Dans une étude de 1960, le psychologue Douglas McGregor avait mis en évidence que les punitions et les récompenses n'étaient pas nécessaires au travail, car certaines personnes sont nées avec la motivation sans qu'elles aient besoin d'encouragements. C'est en se basant sur ce principe que les startups ont commencé à éliminer les facteurs de stress, pour permettre aux employés et aux chercheurs de se concentrer moins sur l'environnement de travail, et plus sur la tâche à accomplir.

Contexte de développement dans l'Hexagone[modifier | modifier le code]

L’État français tend à favoriser chaque année un peu plus la création de ces jeunes pousses, notamment dans le domaine du numérique.

Ceci se caractérise par à la fois des modifications juridictionnelles favorables, comme l'a été par exemple la « Loi pour la croissance, l'activité et l'égalité des chances économiques » numéro 2015-990 du 6 août 2015 dite « Loi Macron », mais aussi par de nouvelles mesures fiscales, comme notamment le statut fiscal de « Jeune Entreprise Innovante », créé en 2004 et destiné à favoriser la recherche et le développement des jeunes entreprises.

Incubateurs[modifier | modifier le code]

Pour faciliter le développement des startups, des structures appelées Incubateurs existent. Ces incubateurs apportent coaching, hébergement et parfois communication aux startups qu'ils hébergent.

Startups technologiques[modifier | modifier le code]

Quelques startups françaises[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mathilde Ramadier, Bienvenue dans le nouveau monde, Premier Parallèle, 2017, 160 p. (ISBN 979-10-94841-41-9)