Sophie Divry

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sophie Divry
Image dans Infobox.
Sophie Divry en 2018.
Biographie
Naissance
Nationalité
Domicile
Activités
Autres informations
Genre artistique
Distinctions

Sophie Divry, née en à Montpellier, est une écrivaine française. Elle vit à Lyon.

Biographie[modifier | modifier le code]

Elle est diplômée de l'École supérieure du journalisme de Lille (ESJ, 77e promotion) et de l'IEP de Lyon.

Elle travaille entre 2004 et 2010, au mensuel La Décroissance[1].

Son premier livre, La Cote 400, est publié en 2010. Il s'agit du monologue d'une bibliothécaire maniaque et antipathique en besoin d'amour. Dans le choix de la bibliothèque comme cadre pour son récit, il y a quelque chose de la revanche du public sur le privé[2]. Le livre eut d'ailleurs un petit succès en Angleterre, où les défenseurs des bibliothèques publiques s’en servirent pour lutter contre les fermetures imposées par les politiques d’austérité[3].

En 2014, Sophie Divry publie La Condition pavillonnaire, qui fait écho à Madame Bovary de Gustave Flaubert. Le personnage principal, M.A, est une femme mariée qui vit « une existence petite bourgeoise repliée dans la famille, dans la sécurité, le confort, l’aisance, mais absolument dépourvue de sens[4] ».

En 2016, elle participe à Des Papous dans la tête sur France Culture, jusqu'à la suppression de l'émission deux ans plus tard.

En , elle cosigne avec Denis Michelis et Aurélien Delsaux, une tribune dans Le Monde défendant le roman contemporain[5], et qui s'inscrit dans la réflexion lancée avec l'essai Rouvrir le Roman en 2017.

Dans Cinq Mains Coupées, paru en 2020, elle donne la parole à cinq manifestants mutilés de la main lors du mouvement des Gilets jaunes. Elle déclare en 2020 s'être lancée dans ce livre « par devoir civique. Les Gilets jaunes et la répression inédite qui leur a été opposée est un évènement qui marque l’époque. […] Pour moi, il fallait d’abord les écouter »[6]. Elle entremêle les cinq témoignages pour dessiner le « portrait cubiste de ce personnage de “gilet jaune” qui s’est fait arracher une main alors qu’il venait demander une augmentation du smic ». Gladys Marivat du Monde y voit « une réussite littéraire doublée d’un acte politique et d’une leçon de journalisme »[7].

En 2020, elle cofonde le blog de critique littéraire Les Monstres[8].

Œuvres[modifier | modifier le code]

- traduit en anglais sous le titre The Library of Unrequited Love, par Siân Reynolds ( (ISBN 978-1-78087-051-9))[11]
- traduit également en espagnol, catalan, suédois, italien et persan.
- Prix Wepler 2014 (Mention Spéciale).
- traduit en anglais sous le titre Madame Bovary of the Suburbs, par Alison Anderson. (ISBN 978-0857054685)
  • Quand le diable sortit de la salle de bain, Lausanne, Suisse, Éditions Noir sur Blanc, coll. « Notabilia », 2015, 144 p. (ISBN 978-2-88250-384-8)
- traduit en castillan et en allemand.
- Prix Amila-Meckert 2021
  • Curiosity suivi de L'Agrandirox, Éditions Noir sur Blanc, coll. « Notabilia », 2021

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Sophie Divry se joue de la condition littéraire », LExpress.fr,‎ (lire en ligne, consulté le )
  2. (es) Ediciones El País, « Reportaje | El grito de una heroína antipática », El País,‎ (ISSN 1134-6582, lire en ligne, consulté le )
  3. Courant Communiste Revolutionnaire, « Interview de Sophie Divry », Révolution Permanente,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « Je ne crois pas à l'originalité dans l'art », sur http://es.feedbooks.com/, (consulté le )
  5. « « Pour dire notre époque monstrueuse, il faut des romans monstrueux », Aurélien Delsaux, Sophie Divry et Denis Michelis (écrivain·e·s) | AFEF », sur www.afef.org (consulté le )
  6. Entretien avec Sophie Divry, autrice de “Cinq mains coupées”, Alternative révolutionnaire communiste, 21 novembre 2020, https://alt-rev.com/2020/11/21/entretien-avec-sophie-divry-autrice-de-cinq-mains-coupees/
  7. a et b Gladys Marivat, « « Cinq mains coupées », de Sophie Divry : paroles de « gilets jaunes » mutilés », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  8. Les Monstres
  9. « La Cote 400, de Sophie Divry », sur RTBF Culture, (consulté le )
  10. Yves Desrichard, Bulletin des bibliothèques de France, n° 2, 2012, « La cote 400 », sur BBF (consulté le )
  11. Mark Angeles, « Sophie Divry novel of elusive love is a strong debut », sur The National, (consulté le )
  12. Joseph Boju, « Journal d’un recommencement, Sophie Divry », sur Le Devoir, (consulté le )
  13. Marie-Christine Blais, « Journal d'un recommencement : court texte courageux et dérangeant », sur La Presse, (consulté le )
  14. Véronique Rossignol, « Assurance-vie », sur Livres Hebdo, (consulté le )

Liens externes[modifier | modifier le code]