Simone Michel-Lévy

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Simone Michel-Lévy est une résistante française, née le à Chaussin dans le Jura et pendue le au camp de Flossenbürg en Bavière. Elle est l'une des six femmes nommées compagnons de la Libération par le général de Gaulle (décret du 26 septembre 1945). Ses pseudonymes étaient nombreux : Emma, Françoise, Madame Royale, Mademoiselle Flaubert, Madame Bertrand.

Résistante aux PTT[modifier | modifier le code]

Entrée dans l'administration des PTT en 1924, reçue au concours des rédacteurs en 1941, Simone Michel-Lévy est nommée à la Direction régionale des téléphones à Paris, où elle s'occupe de la commutation des communications téléphoniques. Il s'agit d'un lieu stratégique, dont elle fait une agence clandestine d'information, en particulier vers la Normandie, où ses activités permettent l'implantation d'un réseau de radios utilisé lors du débarquement. Elle organise également un système d'acheminement du courrier vers l'Angleterre, détourne du matériel télégraphique et téléphonique pour les organisations résistantes, et sabote des départs pour le STO.

Elle est arrêtée le 5 novembre 1943 par la Gestapo. Sans avoir donné aucun nom, elle est déportée au camp de concentration de Ravensbrück, puis à Flossenbürg, où elle tente d'organiser un soulèvement contre les gardiens du camp. Elle est pendue avec deux autres déportées Hélène Lignier et Noémie Suchet, le 13 avril 1945 à Flössenburg. 10 jours seulement avant la libération du camp, pour avoir saboté la presse servant à la fabrication des munitions au Kommando d'Holleischen, .

Plaque de la place Simone-Michel-Lévy à Paris

Décorations[modifier | modifier le code]

Chevalier de la Légion d'Honneur

Compagnon de la Libération - décret du 26 septembre 1945

Croix de Guerre 39/45 avec palme

Médaille de la Résistance

Croix du Combattant Volontaire de la Résistance

Médaille des Blessés

Médaille commémorative de la Guerre 39/45 avec barrette "Engagé volontaire"

Médaille de la Déportation et de l'Internement pour faits de Résistance

Hommages[modifier | modifier le code]

  • Depuis 2006, la place Simone-Michel-Lévy à Paris porte son nom, sur le terre-plein central de l'avenue de Saxe.
  • Une plaque en son honneur est apposée dans le hall d'entrée du centre de recherches de France-Télécom à Issy-les-Moulineaux.
  • Une résidence de vacances France Télécom porte également son nom à Trébeurden (Côtes-d'Armor).
  • Un timbre-poste a été émis en son honneur en 1958 dans la série "Héros de la Résistance II".

Sources[modifier | modifier le code]

  • Gilles Perrault, Dictionnaire amoureux de la Résistance, Éditions Fayard, , « Michel-Lévy (Simone) », p. 317-321.
  • Jacques Péquériau, Simone-Michel Lévy, Éditions du Cèdre, .
  • Christine Levisse-Touzé, Guy Krivopissko et Vladimir Trouplin, Dans l'honneur et par la victoire. Les femmes Compagnon de la Libération, Éditions Tallandier, .
  • « Quarante ans après l'histoire s'entrouvre. Les agents des PTT et la Résistance », Messages des PTT, no 342,‎ .
  • « Simone Michel-Lévy », dans Vladimir Trouplin, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Bordeaux, Elytis, (ISBN 9782356390332).

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]