Savasse

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Savasse
La mairie.
La mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Montélimar-1
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
René Plunian
2014-2020
Code postal 26740
Code commune 26339
Démographie
Population
municipale
1 402 hab. (2014)
Densité 64 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 36′ 03″ nord, 4° 46′ 32″ est
Altitude Min. 69 m – Max. 420 m
Superficie 22,01 km2
Localisation

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Savasse est une commune française, voisine au nord de Montélimar dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

La commune fait partie du groupement de communes Montélimar-Agglomération dont la ville centrale est Montélimar.

Géographie[modifier | modifier le code]

Antenne relais de télécommunications et de télévision sur le sommet de la colline de Savasse.

La commune s'étend de l'autoroute A7 à l'est jusqu'au Rhône à l'ouest.

En son centre, sa colline, à son sommet (398 m), est perché un relais de télécommunications et de télévision.

Un panorama s'offre sur toute la vallée du Rhône.

Le millier d'habitants est réparti sur le vaste territoire. Les différents hameaux de la commune sont : l'Homme d'Armes, le long de la route nationale 7 et de la ligne de chemin de fer, Chabert au sud-est, les Auberts au nord, les Gilles au nord-est, une zone autour de la mairie et le vieux village.

Les communes limitrophes sont, dans le sens des aiguilles d'une montre, en partant du nord La Coucourde, Sauzet, Saint-Marcel-lès-Sauzet, Montélimar et Ancône.

La commune est arrosée par le Leyne[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Moyen-Âge[modifier | modifier le code]

Tout au long du Moyen-Âge, un péage était établi à Savasse sur le halage des navires remontant le Rhône, halage exclusivement humain jusqu’à la fin du XVe siècle[2].

1360 : le 15 avril, par ordonnance rendue à Sauzet, Aymar le Gros, comte de Valentinois, et Hugues, son neveu, fils de Lambert Adhémar de Monteil, annoncent à leurs vassaux que désormais Savasse sera le siège de la cour suprême de justice qui aurait juridiction sur trente-neuf communes de la Valdaine. Savasse accueille avocats, procureurs, greffiers et plaideurs. Sa population va atteindre 3 000 habitants environ.

1374 : avant sa mort, au cours de l’automne, Aymard le Gros lègue ses domaines à son cousin Louis II de Poitiers. Cependant, il laisse à sa veuve, Alix Roger de Beaufort, dite la comtesse Major, Châteauneuf-de-Mazenc, Savasse, le péage de Leyne et Baix. Le comté de Valentinois était à cheval sur les deux rives du Rhône couvrant une grande partie de l’Ardèche et de la Drôme actuelles.

1375 : le 22 janvier, Alix la Major rend hommage à son frère Grégoire XI pour Châteauneuf-de-Mazenc, une des places-fortes les plus importantes de la Valdaine, Savasse et le péage de Leyne. Ce péage et les anses de Savasse (ances savassiæ = péage) rapportaient un revenu annuel de 1 000 florins.

1388 : en décembre, Louis II de Poitiers, comte de Valentinois, retire à sa tante Alix la Major ses fiefs de Savasse, Châteauneuf-de-Mazenc et le péage de Leyne pour les donner à son épouse Cécile Roger de Beaufort. Cela va déclencher une guerre privée entre lui, Raymond de Turenne, frère de Cécile, et Tristan, le Bâtard de Beaufort, frère d’Alix[réf. nécessaire]. Finalement, en 1394, ce sont les troupes pontificales qui s’emparent du village et le détruisent[3].

1395 : au cours de la seconde moitié du mois d’avril, Raymond de Turenne envoie à Benoît XIII un mémoire, intitulé « Demandes que Moussen Raimon, vicomte de Turenne, fait à nostre Saint Père le pape et à son chambellan », sous la forme de 37 articles. Un de ceux-ci réclame la remise entre les mains de Madame de Valentinois, sa tante Alix la Major, du péage de Leyne et du fief de Savasse. Il souligne que ces lieux ont été détruits lors des guerres sous Clément VII et demande qu’on lui amende les dommages qui lui ont été faits, car sa tante n’est pas responsable de ce que son frère Tristan le Bâtard faisait à Châteauneuf-de-Mazenc, place-forte qui d’ailleurs doit être rendue à la Major.

1400 : le 8 juin, Charles VI donne à Louis II de Bourbon, son oncle maternel, les fiefs de Savasse, Châteauneuf-de-Mazenc et le péage de Leyne.

1421 : une enquête destinée à estimer les ravages des guerres subies par la Valdaine explique : Les gens du pape Clément, avec lesquels estoient Louis II, misrent le siège devant la ville et chastel de Savasse, et se rendirent à eux les gens de Messire Raymond de Turenne qui dedans estoient. Et après les dits gens du pape firent abattre les murs d’environ icelle ville et plusieurs lieux et démolir le dit chastel qui estoit fort notable, la dite ville estoit grosse et notable et bien peuplée.

1425 : le Conseil de Ville de Savasse tente de faire relever les fortifications. Le cahier de comptes conserve la commande passée à Gonet Alard qui avait été chargé de transporter les pierres de la carrière située au lieu-dit Cossié.

1449 : le 21 mai, le dauphin Louis, futur Louis XI, signe à Sauzet des lettres accordant pendant trente ans l’exemption de toutes tailles ou subsides aux gens qui viendront repeupler ce lieu déshabité. La cour de justice de Savasse est déplacée à Montélimar.

Temps modernes[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Histoire de la Drôme.

Pendant les guerres de religion, les nobles s'enrichissaient par le pillage, alors que le peuple s'appauvrissait. En réaction, les paysans commencent à s'assembler pour défendre leurs intérêts communs dès la fin de l'année 1577. En 1578, certaines assemblées locales ont lieu à Savasse. Fin 1579, les paysans forment des armées qui expulsent les troupes de soudards de la vallée du Rhône, avant que la répression nobiliaire et royale n'écrase le mouvement dans le sang l'année suivante[4].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1995 2008 Monique Martineu    
2008 2014 René Vecchiato UDI-PR  
2014 en cours
(au 23 janvier 2015)
René Plunian[5] UDI Retraité

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[6]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[7],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 1 402 habitants, en augmentation de 7,68 % par rapport à 2009 (Drôme : 3,24 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
855 830 1 028 1 082 1 335 1 501 1 432 1 445 1 462
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 394 1 375 1 481 1 365 1 436 1 319 1 231 1 221 1 233
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 151 1 133 1 070 1 006 916 958 918 811 666
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
678 793 829 1 050 1 089 1 093 1 217 1 311 1 402
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[8] puis Insee à partir de 2006[9].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église Notre-Dame-la-Blanche de Savasse.
  • Église Notre-Dame-la-Blanche (44° 36′ 24″ N, 4° 46′ 46″ E) du XIIe siècle. Son église dédiée à Notre-Dame de la Blanche fut une dépendance du prieuré clunisien de Saint-Marcel-lès-Sauzet. Le qualificatif de la Blanche était généralement donné à la statue d’une vierge sculptée dans du marbre blanc. Sur la façade, au-dessus du fenestron à la verticale du portail, le bas-relief en réemploi, dit pierre de Clovis, représente un chevalier casqué appuyant ses deux mains sur une épée posée à terre.
  • Grande enceinte médiévale avec tours et porte au-dessus du village abandonné au XIXe siècle et rénové au XXe siècle.
  • Château fort médiéval détruit à la fin des guerres de religion.
  • Château de Serre-de-Parc : château résidence du XVIIIe siècle.
  • Porte du soleil sur l'aire d'autoroute.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Michèle Bois et Chrystèle Burgard, Fortifications et châteaux dans la Drôme, éditions Créaphis, 2004, 192 p.
  • Henri Desaye, L'église Notre-Dame de Savasse, p. 279-285, dans Congrès archéologique de France. 150e session. Moyenne vallée du Rhône. 1992, Société française d'archéologie, Paris, 1995.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. le Leyne sur le site du SANDRE
  2. M. Rossiaud, « Les haleurs du Rhône au XVe siècle », Actes des congrès de la Société des historiens médiévistes de l'enseignement supérieur public. 7e congrès, Rennes, 1976 : « Les transports au Moyen-Âge ». p. 286.
  3. Germain Butaud, « Villages et villageois du Comtat Venaissin en temps de guerre (milieu XIVe-début XVe siècle) », in Christian Desplat, Les villageois face à la guerre : XIVe-XVIIIe siècle, Actes des XXIIes Journées internationales d’histoire de l’abbaye de Flaran, 8, 9, 10 septembre 2000, Toulouse, Presses universitaires du Mirail, 2002 (ISBN 2-85816-603-X), p. 60.
  4. Roger Pierre, « Un épisode peu connu des guerres de religion : « Les défenseurs de la cause commune » et « La guerre des Paysans » », Bulletin de l'association universitaire d'études drômoises, no 15, 1968, p. 10-13.
  5. Savasse sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  6. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  7. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  8. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  9. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .