Saint-Marcel-lès-Sauzet

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Saint-Marcel-lès-Sauzet
Saint-Marcel-lès-Sauzet
Église de Saint-Marcel-lès-Sauzet,
sur la place du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne-Rhône-Alpes
Département Drôme
Arrondissement Nyons
Canton Dieulefit
Intercommunalité Montélimar-Agglomération
Maire
Mandat
Yves Lévêque
2014-2020
Code postal 26740
Code commune 26312
Démographie
Gentilé Saint-Marcelous, Saint-Marcelouses
Population
municipale
1 247 hab. (2016 en augmentation de 8,34 % par rapport à 2011)
Densité 313 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 35′ 47″ nord, 4° 48′ 21″ est
Altitude Min. 104 m
Max. 290 m
Superficie 3,98 km2
Localisation

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Saint-Marcel-lès-Sauzet

Saint-Marcel-lès-Sauzet est une commune française située dans le département de la Drôme en région Auvergne-Rhône-Alpes.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Savasse Savasse Rose des vents
Savasse N Sauzet
O    Saint-Marcel-lès-Sauzet    E
S
Sauzet Sauzet

Saint-Marcel-les-Sauzet est situé à 7 km au nord-est de Montélimar.

Les communes limitrophes sont Sauzet, Savasse et Montboucher-sur-Jabron.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Pour suivre le décret de la Convention du 25 vendémiaire an II invitant les communes ayant des noms pouvant rappeler les souvenirs de la royauté, de la féodalité ou des superstitions, à les remplacer par d'autres dénominations, la commune choisit de porter le nom de Beauvallon[1].

-Marcel-lès-Sauzet, commune du canton de Marsanne.

  • 985 : Locus Beati Marcelli que dicitur Fellinis (Cart. de Cluny, 1715).
  • 1125 : Sanctus Marcellus de Saketo 1 1 20 (Bibl. Cluniacensis, 1377).
  • 1198 : Sanclus Marcellus de Sauze alias de Sauciaco, (Cart. de Die, 47).
  • 1282 : Sanctus Marcellus de Sazzeto, Sanctus Marcellus de Sacceto, (vis. de Cluny).
  • 1323 : Sanctus Marcellus de Sazeto, (ibid.).
  • 1376 : Sanctus Marcellus prope Sauzetum, (Cart. deMontélimar, 68).
  • 1380 : Sainct Marcel proche Saubzet, (Inv. de la chambre des comptes).
  • XIVe siècle : Sanctus Marcellus de Sauzeto, (Pouillé de Valence).).
  • XVe siècle : Sanctus Marcellus de Sauseto, (rôle de décimes).
  • 1510 : Sanctus Marcellus Saulzeti (ibid.).
  • 1515 : Sanctus Mareellus secus Sauzetum (ibid.).
  • 1793 : Beauvallon, 1798.

Les origines du village ne sont pas précises. Sous la domination romaine le bourg portait le nom de Félines, probablement en raison de Fellinus, divinité païenne qui était invoquée contre les vents.

Il perdit ce nom dans les premières années du Xe siècle pour prendre celui de St Marcel, patron d’un monastère de l’ordre de St Benoît.

En 985 le comte Lambert, des Poitiers, puis son fils Adhémar en 1037, par donation et vente de terres, biens, droits aux religieux Bénédictins de Cluny, sont à l’origine de la fondation d’un monastère. Du XIIIe au XVe siècle, celui-ci va jouir de droits importants, notamment de juridiction, sur plusieurs dépendances parfois éloignées : Alba, du diocèse de Viviers, Plan de Baix dans celui de Die, Réauville en Tricastin.

Le village se construit à côté de son église, profitant du canal d’amenée d’eau qui alimente le prieuré, ses terres et le moulin.

Jusqu’en 1323 St Marcel appartient à la famille des Poitiers.

En 1521 Francois 1er devient maître de St Marcel en tant que Dauphin, héritier des comtes de Valentinois. Il vend cette propriété a Humbert de Mons, prieur de St Marcel, mais en reprend possession en 1525, après avoir remboursé Humbert de Mons.

La période des guerres de religions du XVIe au XVIIe siècle est marquée par la présence à St Marcel d’un prieur, Francois Louis Faure de triste réputation.

En 1642, la seigneurie passe au Prince de Monaco famille des Grimaldi, alors duc de valentinois, avant de redevenir territoire français sous la révolution.

Dès 1789, les moines de St Marcel abandonnent le prieuré qui est pillé, titres et papiers brûlés, statues mutilées… les biens, église et prieuré sont vendus, mais l’église est restituée à la commune en 1831.

Après avoir pris le nom de Beauvallon pendant la Révolution, le village reprend son nom auquel est ajouté l’expression « lès-Sauzet », en raison de la proximité du village de Sauzet, à l’époque chef-lieu de canton, et de la présence de nombreux saules en bordure du Roubion.

Le village connaît des heures agitées en décembre 1851. L’administration impériale révoque le maire de la commune et son adjoint « pour n’avoir fait preuve d’aucune énergie » pour empêcher la participation de la population à une insurrection contre le pouvoir.

En 1863 des Pères Maristes s’installent jusqu'à la fin du XIXe siècle au prieuré, l’église ayant entre-temps été rendue au culte.

Redevenu bien privé au début du XXe siècle, les bâtiments du Prieuré ont été transformés en appartements depuis 1986.

Les deux guerres mondiales du XXe siècle laissent bien sur des traces dans l’histoire du village mais la vie poursuit son cours. L’eau, l’électricité, les voies de communication lui donnent peu à peu son visage d’aujourd’hui, marqué notamment par un élargissement de la zone habitée, signe d’un accroissement important de la population, mais aussi d’une certaine qualité de vie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
1965 mars 2008 Robert Goulet    
mars 2008 mars 2014 Bernard Kessler    
mars 2014 En cours
(au 23 janvier 2015)
Yves Lévêque[2] DVD[3] Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[4]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[5].

En 2016, la commune comptait 1 247 habitants[Note 1], en augmentation de 8,34 % par rapport à 2011 (Drôme : +4,1 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
267241319374479459464473430
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
424430379392370340335314300
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
309295278240227219201211248
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
2713584056201 0251 1041 1161 1511 247
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2019, millésimée 2016, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2018, date de référence statistique : 1er janvier 2016.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  2. Saint-Marcel-lès-Sauzet sur le site de l'association des maires et présidents de communautés de la Drôme (consulté le 23 janvier 2015).
  3. https://www.lemonde.fr/auvergne-rhone-alpes/drome,26/saint-marcel-les-sauzet,26312/
  4. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  5. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015 et 2016.