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Saint-Sauveur-de-Carrouges

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Saint-Sauveur-de-Carrouges
Saint-Sauveur-de-Carrouges
L'église Saint-Sauveur.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Normandie
Département Orne
Arrondissement Alençon
Intercommunalité Communauté de communes du Pays Fertois et du Bocage Carrougien
Maire
Mandat
Jean-Pierre Trouillot
2020-2026
Code postal 61320
Code commune 61453
Démographie
Population
municipale
243 hab. (2021 en diminution de 0,41 % par rapport à 2015)
Densité 21 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 35′ 09″ nord, 0° 06′ 26″ ouest
Altitude Min. 209 m
Max. 356 m
Superficie 11,42 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Commune hors attraction des villes
Élections
Départementales Canton de Magny-le-Désert
Législatives Première circonscription
Localisation
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Géolocalisation sur la carte : France
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Saint-Sauveur-de-Carrouges est une commune française, située dans le département de l'Orne en région Normandie, peuplée de 243 habitants[Note 1] (les Saint-Salvatoriens). Elle fait partie de la communauté de communes du Pays fertois et du Bocage carrougien.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est en pays de bocage, dans la campagne d'Alençon. Elle adhère au parc naturel régional Normandie-Maine et se situe en lisière de forêt d'Écouves.

Climat[modifier | modifier le code]

En 2010, le climat de la commune est de type climat océanique altéré, selon une étude du CNRS s'appuyant sur une série de données couvrant la période 1971-2000[1]. En 2020, Météo-France publie une typologie des climats de la France métropolitaine dans laquelle la commune est dans une zone de transition entre le climat océanique et le climat océanique altéré et est dans la région climatique Normandie (Cotentin, Orne), caractérisée par une pluviométrie relativement élevée (850 mm/a) et un été frais (15,5 °C) et venté[2]. Parallèlement le GIEC normand, un groupe régional d’experts sur le climat, différencie quant à lui, dans une étude de 2020, trois grands types de climats pour la région Normandie, nuancés à une échelle plus fine par les facteurs géographiques locaux. La commune est, selon ce zonage, exposée à un « climat contrasté des collines », correspondant au Bocage normand, bien arrosé, voire très arrosé sur les reliefs les plus exposés au flux d’ouest, et frais en raison de l’altitude[3].

Pour la période 1971-2000, la température annuelle moyenne est de 9,9 °C, avec une amplitude thermique annuelle de 14,1 °C. Le cumul annuel moyen de précipitations est de 905 mm, avec 13,2 jours de précipitations en janvier et 7,7 jours en juillet[1]. Pour la période 1991-2020 la température moyenne annuelle observée sur la station météorologique la plus proche, située sur la commune d'Argentan à 19 km à vol d'oiseau[4], est de 11,1 °C et le cumul annuel moyen de précipitations est de 691,9 mm[5],[6]. Pour l'avenir, les paramètres climatiques de la commune estimés pour 2050 selon différents scénarios d’émission de gaz à effet de serre sont consultables sur un site dédié publié par Météo-France en novembre 2022[7].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Saint-Sauveur-de-Carrouges est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 2],[8],[9],[10]. La commune est en outre hors attraction des villes[11],[12].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (96,1 % en 2018), une proportion identique à celle de 1990 (96,3 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : prairies (60,5 %), terres arables (31,8 %), zones agricoles hétérogènes (3,8 %), forêts (3,8 %)[13]. L'évolution de l’occupation des sols de la commune et de ses infrastructures peut être observée sur les différentes représentations cartographiques du territoire : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et les cartes ou photos aériennes de l'IGN pour la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[Carte 1].

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme Saint-Sauveur en 1801[14].

L'hagiotoponyme Saint-Sauveur tire son origine de l'attribut de « sauveur du monde », Saint-Sauveur est le nom mystique de Jésus-Christ[15].

En langue d'oïl le mot carrouge est l'évolution naturelle et logique du latin quadruvium, « carrefour »[16]; le -s indique un pluriel ou est sans sens particulier.

Au moment de la Révolution française de 1789, la commune s'appela « Bel Air », Belair en 1793[14].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
         
novembre 1815 août 1830 François Henry Gautier[17]    
septembre 1830 septembre 1835 Claude Le Menager[17]    
octobre 1837 septembre 1870 Jacques Pierre Alexandre Gallais[17]    
décembre 1870 octobre 1872 Marin Dominique Victor Rocheron[17]    
octobre 1872 mars 1874 Jean Élie Leroyer[17]    
mars 1874 juillet 1894 Pierre Jean Émile Bouet[17]    
août 1894 août 1894 Théophile Dominique Gallais[17]    
octobre 1894 décembre 1901 Théodore Alfred Chaplain[17]    
février 1902   Pierre Jean Émile Bouet[17]    
         
juin 1995 avril 2014 Raymond Bisson SE Agriculteur (retraité)
avril 2014[18] octobre 2019[19] Régine Bisson-Le Pallec SE Attachée de l'administration retraitée
décembre 2019[20] En cours Jean-Pierre Trouillot[21] SE Retraité
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[22]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[23].

En 2021, la commune comptait 243 habitants[Note 3], en diminution de 0,41 % par rapport à 2015 (Orne : −3,37 %, France hors Mayotte : +1,84 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
1 0471 2071 3291 4461 4161 3611 3061 2801 165
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
1 0171 015913858743700733685648
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
583521448428446438426383366
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2013 2018
306290251222236256262250248
2021 - - - - - - - -
243--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[14] puis Insee à partir de 2006[24].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Le « Carrouges », un fromage à pâte pressée cuite et croûte lavée.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Sauveur.

Activité et manifestations[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale 2021.
  2. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2024, millésimée 2021, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2023, date de référence statistique : 1er janvier 2021.

Cartes[modifier | modifier le code]

  1. IGN, « Évolution comparée de l'occupation des sols de la commune sur cartes anciennes », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ).

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI 10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Zonages climatiques en France métropolitaine. », sur pluiesextremes.meteo.fr (consulté le )
  3. GIEC normand, Le climat en Normandie : présentation et évolution, , 18 p. (lire en ligne), p. 2
  4. « Orthodromie entre Saint-Sauveur-de-Carrouges et Argentan », sur fr.distance.to (consulté le ).
  5. « Station Météo-France « Argentan » (commune d'Argentan) - fiche climatologique - période 1991-2020 », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  6. « Station Météo-France « Argentan » (commune d'Argentan) - fiche de métadonnées. », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
  7. « Climadiag Commune : diagnostiquez les enjeux climatiques de votre collectivité. », sur meteofrance.fr, (consulté le )
  8. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  9. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  10. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  11. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  12. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  13. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  14. a b et c Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  15. A. Dauzat et Ch. Rostaing, Dictionnaire étymologique des noms de lieux en France, 2e édition, Librairie Guénégaud, 1re édition en 1963, (ISBN 2-85023-076-6), p. 627.
  16. Christian Baylon, Paul Favre - 1982 - Les Noms de lieux et de personnes - (ISBN 2098125941).
  17. a b c d e f g h et i Archives départementales de l'Orne, état civil de Saint-Sauveur-de-Carrouges.
  18. « Saint-Sauveur-de-Carrouges (61320) - Municipales 2014 », sur elections.ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  19. « La maire de Saint-Sauveur-de-Carrouges est décédée », sur ouest-france.fr, (consulté le ).
  20. « Saint-Sauveur-de-Carrouges. Jean-Pierre Trouillot a été élu maire », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  21. Réélection 2020 : « Jean-Pierre Trouillot réélu maire de Saint-Sauveur-de-Carrouges », sur ouest-france.fr, Ouest-France (consulté le ).
  22. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  23. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  24. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017, 2018, 2019, 2020 et 2021.

Liens externes[modifier | modifier le code]

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