Saint-Philippe (Québec)

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Saint-Philippe
Localisation de la municipalité dans la MRC de Roussillon
Localisation de la municipalité dans la MRC de Roussillon
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Subdivision régionale Roussillon
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Lise Martin
2009-2013
Constitution
Démographie
Population 6 320 hab. (2016)
Densité 102 hab./km2
Géographie
Coordonnées 45° 21′ 00″ nord, 73° 28′ 00″ ouest
Superficie 6 166 ha = 61,66 km2
Divers
Code géographique 67010
Localisation

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Saint-Philippe

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Saint-Philippe

Saint-Philippe est une petite ville dans la municipalité régionale de comté de Roussillon au Québec (Canada), située dans la région administrative de la Montérégie, sur la rive sud du Saint-Laurent[1]. Elle a été nommée ainsi en l'honneur de Philippe (apôtre).

Histoire[modifier | modifier le code]

La Municipalité de Saint-Philippe, constituée officiellement en tant que municipalité en 1996, possède toutefois des origines qui remontent au 17e siècle.

À l’origine, l’actuelle Municipalité de Saint-Philippe faisait partie du territoire de la Seigneurie de La Prairie-de-la-Magdeleine, qui couvrait le territoire actuel des municipalités de La Prairie, Brossard, Candiac, Sainte-Catherine et Saint-Philippe, ainsi qu’une partie du territoire des municipalités de Saint-Lambert, Delson, Saint-Constant, L'Acadie, Saint-Luc et Saint-Jacques-le-Mineur. En 1647, la seigneurie de La Prairie-de-la-Madeleine a été concédée par Jean de Lauzon à l'abbé Jean de Laferté, jésuite et curé de La Madeleine de Paris. C’est en 1667 que les premières familles s’installent, « ces courageux pionniers », tel que mentionné par Monseigneur de Pontbriand, évêque de Québec.

En 1744, la première paroisse de Saint-Philippe, la Fabrique de la côte Saint-Philippe, est fondée. C’est à la suite de la cessation de huit (8) arpents de terre, dans la côte Saint-Philippe de la Seigneurie de La Prairie-de-la-Magdeleine, par le Sieur Louis Proveau et son épouse Marianne Girou, et dame Marie-Angélique Maheu veuve de feu Sieur Pierre François Girou, qui permet la construction de la première église. Celle-ci est bénie en 1751, sous le titre de Saint-Jean-François-Régis, le patron des Jésuites de la province de France. La deuxième église de Saint-Philippe, la première construite de pierre, a été bénie en 1782. Celle-ci contribuera à l’accélération du peuplement de la petite communauté. La deuxième église a été en place jusqu’à l’incendie partiel de janvier 1843 et la bénédiction de l’église reconstruite a lieu à la fin de la même année. Devenue rapidement trop petite, une troisième église est construite et bénie à la fin de 1876. Le nouveau presbytère adjacent, toujours existant aujourd’hui, est béni en 1885.

Le 23 juin 1972, l’église de style néo-gothique est incendiée. Il s’agissait d’un exemple rarissime de ce type architectural. L’inauguration de la nouvelle église, en 1973, d’architecture plus moderne, contraste avec l’ancienne.

L’arrivée du 19e siècle apporte ses lots de changements pour Saint-Philippe. Les modifications successives de la législation au Bas-Canada ont un impact sur le statut de la municipalité, et ce, à plusieurs reprises. C’est en 1845 qu’est constituée la Municipalité de la Paroisse de Saint-Philippe, sous la gouverne de Monsieur Amable Coupal, le premier maire de Saint-Philippe.

Deux ans plus tard, en 1847, à la suite de l’adoption de l’« Acte pour faire de meilleures dispositions pour l’établissement d’autorités municipales dans le Bas-Canada », la Municipalité de la Paroisse de Saint-Philippe est abolie, devenant ainsi partie de la municipalité de comté de Huntingdon.

Ce n’est qu’en 1855, à la suite de l’adoption de l’« Acte des Municipalités et des chemins du Bas-Canada » que la municipalité de la Paroisse de Saint-Philippe retrouve son nom et son statut. C’est cette Loi qui a instauré les bases du système municipal en vigueur aujourd’hui au Québec. Le premier maire de Saint-Philippe sous ce nouveau régime a été M. Joseph Normandin, qui était également le gendre d’Amable Coupal.

En 1841, par décret d’érection canonique, la paroisse de Saint-Philippe est reconnue au niveau religieux en précisant ses bornes. Cependant, trois autres municipalités sont créées à partir du territoire de Saint-Philippe, soit la Paroisse de Saint-Jacques-le-Mineur en 1834, la municipalité de Saint-Mathieu en 1917 et la Ville de Candiac en 1957.

L’arrivée d’une importante infrastructure autoroutière (A-15) en 1966 et d’un premier tronçon de l’autoroute de l’Acier (A-30), vient structurer l’espace de la municipalité et marquer son isolement par rapport à la ville centrale. D’autre part, la Loi sur la protection du territoire et des activités agricoles (L.R.Q., c. P-41.1), entrée en vigueur de en 1979, vient encore une fois encadrer l’espace et restreindre les possibilités de développement de la communauté[2].

Armoiries, logo et emblème floral[modifier | modifier le code]

Présentation des armoiries

[Image voir: http://www.municipalite.saint-philippe.qc.ca/html/descriptionlogo.htm]

Contexte historique

Écu armoral français tiercé, divisé en trois parties égales, disposées verticalement.

Le champ central est chargé d'or; l'initiale "P" de Philippe, l'apôtre, traditionnellement représenté par une croix allongée, en guise de canne de promenade (la houlette des bergers, la crosse pastorale des évêques); la fleur de lys évoque l'héritage français des fondateurs de la paroisse.

Les deux champs latéraux sont chargés de sinople (vert). À sénestre (côté gauche de l'écu): l'arbre qui appelle la végétation dont se nourrissent humains et animaux; l'arbre qui est la culture, la manière d'être humain, d'entrer en relation avec la nature, de vivre en société et en harmonie: l'arbre de vie qui s'associe à l'acquisition de la sagesse divine; l'arbre qui inspire le respect pour la création, pour l'environnement.

À dextre (côté droit de l'écu): le livre qui appelle la communication, les traditions, l'histoire, la science et la connaissance, la "Parole" qui est une semence...

De sinople (vert) le champ central représente labourage et pâturage, les boisés; la terre à cultiver, confiée à ceux et celles qui l'habitent. D'or les deux latéraux représentent la récolte qui mûrit, les produits de la terre et de notre labour, les résultats de notre travail manuel et intellectuel, les fruits de notre créativité et de notre volonté à faire fructifier les qualités qui nous habitent, les valeurs qui nous amènent pour construire ensemble un monde meilleur, un monde plus beau.

Pour que nous portions des fruits, des fruits durables, il faut "SAVOIR SEMER".

Présentation du logo

[Image voir: http://www.municipalite.saint-philippe.qc.ca/html/descriptionlogo.htm]

Contexte historique

Le logo de la municipalité de Saint-Philippe se veut à la fois le reflet des caractéristiques géographiques de son territoire et l'affirmation de sa population et de son milieu de vie.

De sa forme et ses couleurs, le logo traduit au premier coup d'œil l'élévation d'une terre fraîchement semée épousée par un arbre.

Alors qu'il symbolise à la fois la sérénité et le calme, le vert représente l'omniprésence de verdure et l'importante présence des activités de la culture.

Pour ce qui est du bleu, il traduit pour sa part le sentiment de nature, plaisamment illustré par la forme de ciel.

Le vert fait référence au secteur rural du territoire, alors que l'arbre peut aisément être associé aux armoiries de Saint-Philippe. 

Présentation de l'emblème floral " Gaillarde Goblin "

[Image voir: http://www.municipalite.saint-philippe.qc.ca/html/descriptionlogo.htm]

Contexte historique

Cette plante à fleur annuelle est robuste.  La fleur double est dans les teintes du jaune au rouge et s'accommode de tous les sols ce qui en fait une excellente plante de rocaille, de talus ou de bordure;

Le mot gaillarde tire ses origines du mot galia qui signifie force, caractérisant bien la population de la Municipalité de Saint-Philippe;

La gaillarde se multiplie facilement par semis rappelant les devises inscrites sur les armoiries « Savoir semer » et sur le logo « Semer pour l'avenir ».

Administration[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique
1991 1996 2001 2006 2011 2016
3 572 3 656 3 892 5 121 5 495 6 320
(Sources : Recensement du Canada)

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Candiac La Prairie Rose des vents
Saint-Mathieu N Saint-Jean-sur-Richelieu
O    Saint-Philippe    E
S
Saint-Édouard Saint-Jacques-le-Mineur

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Saint-Philippe », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le 21 mars 2011)
  2. (en) Godins.ca, [http://www.municipalite.saint-philippe.qc.ca/html/historique.htm « Municipalit� de Saint-Philippe - Portrait de Saint-Philippe - Historique »], sur www.municipalite.saint-philippe.qc.ca (consulté le 18 avril 2017)

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]