Saint-Apollinaire (Côte-d'Or)

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Saint-Apollinaire
Image illustrative de l'article Saint-Apollinaire (Côte-d'Or)
Blason de Saint-Apollinaire
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne
Département Côte-d'Or
Arrondissement Dijon
Canton Dijon-1
Intercommunalité Communauté d'agglomération dijonnaise
Maire
Mandat
Rémi Delatte
2008-2014
Code postal 21850
Code commune 21540
Démographie
Population
municipale
6 689 hab. (2011)
Densité 653 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 19′ 57″ N 5° 05′ 06″ E / 47.3325, 5.085 ()47° 19′ 57″ Nord 5° 05′ 06″ Est / 47.3325, 5.085 ()  
Altitude Min. 215 m – Max. 278 m
Superficie 10,24 km2
Localisation

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Saint-Apollinaire

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Saint-Apollinaire

Saint-Apollinaire est une commune française, située dans le département de la Côte-d'Or en région Bourgogne.

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Dijon Ruffey-lès-Echirey Varois-et-Chaignot Rose des vents
Dijon N
O    Saint-Apollinaire    E
S
Dijon Quetigny Quetigny

Histoire[modifier | modifier le code]

Presque détruit en 1513 par les Suisses qui assiégèrent Dijon, et en 1632, il reste de son ancien château une belle tour carrée[1]. Au cours de la période révolutionnaire de la Convention nationale (1792-1795), la commune a porté le nom de Fontaine-Soyer ou de Fontaine-Soyeur[2].

Dijon et sa banlieue, dont Saint-Apollinaire, sont libérés le [3]. Un odonyme (rue du 11-Septembre-1944) rappelle cet évènement.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Saint-Apollinaire
Blason de Saint-Apollinaire Blason D'azur à la tour couverte d'or ajourée et maçonnée de sable, le toit flanqué de quatre tourelles, chargé d'une lucarne et sommé d'un lanterneau flammé, le tout couvert aussi d'or et ajouré aussi de sable, ladite tour posée sur une divise ondée abaissée d'argent.
Détails Le statut officiel du blason reste à déterminer.

Administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Mars 2008 En cours Rémi Delatte UMP Député de la 2e circonscription de la Côte-d'Or
Juin 1995 Mars 2008 Rémi Delatte UDF Conseiller régional
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 6 689 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1836 1841 1846 1851 1856
344 191 219 258 240 251 246 279 274
1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896 1901
261 257 256 266 279 287 301 291 324
1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954 1962
315 307 307 334 449 464 475 611 1 152
1968 1975 1982 1990 1999 2006 2008 2011 -
2 403 3 795 4 611 5 577 5 025 5 995 6 273 6 689 -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[4] puis Insee à partir de 2004[5])
Histogramme de l'évolution démographique


Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Tour hexagonale
Eglise Saint Apollinaire

Issue du regroupement, vers l'an 1000, de plusieurs villages, la paroisse de Saint-Apollinaire fut administrée par un officier de l'abbaye de Saint-Bénigne de Dijon, appelé le prieur de Saint-Apollinaire. Une église à chœur en cul-de-four et à bandes lombardes fut construite à cette époque vraisemblablement par Guillaume de Volpiano (qui construisait à cette époque la rotonde de son abbaye dans le même style) sur la base d'une ancienne chapelle attestée à l'époque carolingienne, mais dont la légende fait remonter sa construction à la reine Clotilde, épouse du roi franc Clovis Ier, à l'occasion de la victoire remportée en ce lieu, par ce roi, contre le roi burgonde Gondebaud lors de la bataille de Dijon (500)[6]. La reine Clotilde aurait fait apporter, de Ravenne, des reliques du saint martyr Apollinaire de Ravenne et les aurait fait déposer dans cette basilique[6].

Cette église fut, au Moyen Âge, le lieu d'un pèlerinage autour de son puits miraculeux, dans lequel étaient plongées des semences ou des membres malades, et qui apportait, par l'intercession de saint Apollinaire, fécondité et guérison. Les reliques du saint étaient transportées par les moines de Saint-Bénigne dans toute la Bourgogne afin de promouvoir la Paix de Dieu.

Le prieuré de Saint-Apollinaire, localisé au nord de la rue du 11 novembre fut détruit lors des guerres de religion. La charge de prieur survécut cependant jusqu'au XVIIIe siècle.

Au XVe siècle, Jean de Martigny, procureur, fit fortifier un franc-alleu par construction d'une tour et la mise en place de fossés et d'un pont-levis, à l'origine de la mairie actuelle. Une tour hexagonale, emblème de la commune actuelle, fut édifiée par Guillaume Tabourot au XVIe siècle dans la cour. Le pont-levis fut détruit au XVIIIe siècle.

Le fort de la Redoute, situé à la limite entre les communes de Saint-Apollinaire et de Dijon, est aujourd'hui un lieu de promenade.

La statue du père Noé, dont l'origine reste mystérieuse, mais qui est attestée dès le XIXe siècle, a été récemment déplacée à l'extrémité orientale de la « coulée verte » afin de permettre la construction de plusieurs lotissements au sud de la ferme Sully, magnifique ferme du XVIe siècle.

Vie culturelle[modifier | modifier le code]

La commune accueillit en 2011 le festival du jeu de société « Ludimania ».

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Jumelages[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dezobry et Bachelet, Dictionnaire de biographie, t.1, Ch.Delagrave, 1876, p.112
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui, « Notice communale - Saint-Apollinaire », École des Hautes Études en Sciences Sociales (EHESS) (consulté le 31 juillet 2012)
  3. www.cartes-topographiques.fr France > Bourgogne > Côte-d'Or > Dijon.
  4. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  5. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2008, 2011
  6. a et b Les miracles de saint-Apollinaire, texte du Xe siècle, éd. Acta sanctorum, juillet, V, p. 353, in La Côte-d'Or de la préhistoire à nos jours, Pierre Lévêque (Dir.), éd. Bordessoules, p. 115.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]