Riaucourt

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Riaucourt
Riaucourt
Le canal entre Champagne et-Bourgogne à Riaucourt.
Blason de Riaucourt
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Grand Est
Département Haute-Marne
Arrondissement Chaumont
Intercommunalité Communauté d'agglomération de Chaumont, du Bassin Nogentais et du Bassin de Bologne Vignory Froncles
Maire
Mandat
Christophe Guyot
2020-2026
Code postal 52000
Code commune 52421
Démographie
Gentilé Riaucourtois, Riaucourtoises
Population
municipale
475 hab. (2018 en augmentation de 9,2 % par rapport à 2013)
Densité 44 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 10′ 38″ nord, 5° 09′ 09″ est
Altitude 250 m
Superficie 10,71 km2
Type Commune rurale
Aire d'attraction Chaumont
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Chaumont-1
Législatives Première circonscription
Localisation
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Riaucourt
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Riaucourt

Riaucourt est une commune française située dans le département de la Haute-Marne, en région Grand Est.

Géographie[modifier | modifier le code]

Riaucourt est un village près de Bologne.

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Bologne Briaucourt Rose des vents
Bologne N Darmannes
O    Riaucourt    E
S
Brethenay Condes Treix

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

Riaucourt est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 1],[1],[2],[3].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Chaumont, dont elle est une commune de la couronne[Note 2]. Cette aire, qui regroupe 112 communes, est catégorisée dans les aires de 50 000 à moins de 200 000 habitants[4],[5].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Carte en couleurs présentant l'occupation des sols.
Carte des infrastructures et de l'occupation des sols de la commune en 2018 (CLC).

L'occupation des sols de la commune, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC), est marquée par l'importance des territoires agricoles (58 % en 2018), néanmoins en diminution par rapport à 1990 (60,2 %). La répartition détaillée en 2018 est la suivante : terres arables (52,1 %), forêts (39,7 %), prairies (5,8 %), zones urbanisées (2,3 %), zones agricoles hétérogènes (0,1 %)[6].

L'IGN met par ailleurs à disposition un outil en ligne permettant de comparer l’évolution dans le temps de l’occupation des sols de la commune (ou de territoires à des échelles différentes). Plusieurs époques sont accessibles sous forme de cartes ou photos aériennes : la carte de Cassini (XVIIIe siècle), la carte d'état-major (1820-1866) et la période actuelle (1950 à aujourd'hui)[7].

Histoire[modifier | modifier le code]

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
avril 2009 30 janvier 2013 Roland Guillaumot (décédé)    
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2018, la commune comptait 475 habitants[Note 3], en augmentation de 9,2 % par rapport à 2013 (Haute-Marne : −4,11 %, France hors Mayotte : +1,78 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
312272323377455455445468493
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
481446484436391380340304290
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
259229238222225237260275299
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
343320513408445446478445471
2018 - - - - - - - -
475--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

La chapelle de Méchineix[modifier | modifier le code]

Elle fut reconstruite en 1870 sur les ruines d'une ancienne chapelle. La statue de la Vierge qui surmonte l'édifice a été placée là en 1873 et vient du couvent de Méchineix situé en forêt, sur le territoire de Treix, et disparu vers 1870.

Une légende est attachée à cette statue.

Destinée à être installée à Bologne, elle avait été chargée sur un chariot qui devait la transporter. La légende nous dit que les bœufs devant tirer le chargement ne purent traverser le gué de la Marne à la suite d'une crue subite de la rivière ; ensuite ils refusèrent de monter la côte reliant le village à Bologne malgré de nombreuses tentatives. Voyant dans ces faits mystérieux une intervention surnaturelle, les habitants de Riaucourt décidèrent alors de garder la statue et de l’installer sur la chapelle de Méchineix. Voilà pour la légende, mais la réalité est toute autre. Cette statue fut conservée à Riaucourt car personne n’en voulait ailleurs ; en effet, les gens de Bologne avaient déjà une chapelle consacrée à saint Bologne et ceux de Treix ne souhaitaient pas se mettre en frais pour en construire une.

Le colombier[modifier | modifier le code]

Probablement construit avant la Révolution par un maître de forge de Riaucourt, ce colombier est l'un des rares témoignages qui subsiste des anciennes forges démolies vers 1880 pour permettre le passage du canal. Ce bâtiment avait bien entendu pour fonction d’abriter des pigeons, mais il devait aussi et surtout affirmer la richesse et le rang social de son propriétaire.

Il forme un ensemble complexe constitué d'un bâtiment central sur plan rectangulaire formant avant corps par rapport à deux bas côtés auxquels on a ajouté deux ailes latérales.

Les élévations sont construites en moellons enduits sur soubassement en pierre de taille. Ces élévations présentent un chaînage d’angle en besace formé par une alternance de pierres de taille et de briques. La façade est rythmée par des ouvertures encadrées de pierres de taille prenant appui sur des pièces ouvragées. La porte est en anse de panier alors que les fenêtres sont en plein cintre. Cette façade est complétée par une corniche au niveau du premier étage.

À noter qu'il n'existe qu’un semblant de randière sur la façade et que les autres côtés en sont totalement dépourvus (absence qui s'explique peut être par la présence de murs très haut et très lisses n’offrant pas de prise aux nuisibles). Les trous d’envol sont situés au niveau intermédiaire et supérieur du bâtiment. Le trou supérieur est munie d’un dispositif de fermeture et possède une pierre ouvragée formant saillie et servant de plage d’envol aux pigeons. Le toit, en légère avancée, possède, en façade, une rive avec lambrequin et est dépourvu d'épis de faîtage.

Lorsqu'en 1940 les Allemands occupèrent l'écluse du canal, les éclusiers trouvèrent refuge dans ce colombier et en aménagèrent l'intérieur afin de le rendre habitable. Les boulins qui tapissaient les murs du bâtiment furent ainsi détruits et il subsiste actuellement aucun aménagement intérieur. La spécificité de ce colombier est liée à la présence de deux ailes latérales ajoutées vers 1880 lors de la construction du canal. Ces ailes étant destinées à abriter les animaux utilisés pour le halage des péniches ainsi qu’à stocker leur fourrage. À noter que ces extensions possèdent des épis de faîtage et une rive avec lambrequin en façade.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

À l'intérieur de l'église se trouve une plaque commémorant le souvenir des abbés Durand prêtres chaumontais dont l'un était curé de Riaucourt. Celui-ci avait pour habitude d’accueillir le patronage organisé par son frère durant les vacances scolaires. Lors d’une promenade le long du canal un enfant échappa un ballon et tomba à l’eau. L'un des deux frères essaya alors de le repêcher, mais fut rapidement mis en difficulté, victime peut être d’une hydrocution, ou de son inexpérience en matière de sauvetage et en tout cas très gêné par sa soutane. Son frère tenta alors de le secourir, mais connut rapidement les mêmes difficultés et les deux prêtres finirent par se noyer en dépit de l’intervention d’un pêcheur qui ne réussit à ramener sur la berge que l’enfant. À l'endroit même du drame, on peut encore voir une stèle qui commémore cet acte de bravoure.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Riaucourt Blason
D'azur à la double burelle potencée et contre-potencée d'or, accompagnée en chef d'une enclume du même accostée de deux maisons d'argent maçonnées de sable, et en pointe d'un pont à cinq arches d'argent, maçonné de sable, sur une rivière d'argent mouvant de la pointe[12].
Détails
L'enclume évoque la forge que le village posséda entre 1612 et 1878 et qui aurait participé aux premières expériences de mélange du charbon de bois et du charbon de terre pour obtenir la fusion du minerai de fer. Les deux maisons symbolisent la chapelle de Méchineix et le colombier de la commune. L'azur et les burelles rappellent les armoiries de Champagne à laquelle appartient Riaucourt. Le pont est celui qui franchit la Marne et le canal de la Marne à la Saône dans la commune.

adopté le .
Alias
Alias du blason de Riaucourt
D'azur à un vol d'or surmonté d'un œil du même.
Armes de la famille de Laistre.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  • Riaucourt sur le site de l'Institut géographique national

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  2. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  3. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2021, millésimée 2018, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2020, date de référence statistique : 1er janvier 2018.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « Typologie urbain / rural », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  2. « Commune rurale - définition », sur le site de l’Insee (consulté le ).
  3. « Comprendre la grille de densité », sur www.observatoire-des-territoires.gouv.fr (consulté le ).
  4. « Base des aires d'attraction des villes 2020. », sur insee.fr, (consulté le ).
  5. Marie-Pierre de Bellefon, Pascal Eusebio, Jocelyn Forest, Olivier Pégaz-Blanc et Raymond Warnod (Insee), « En France, neuf personnes sur dix vivent dans l’aire d’attraction d’une ville », sur insee.fr, (consulté le ).
  6. « CORINE Land Cover (CLC) - Répartition des superficies en 15 postes d'occupation des sols (métropole). », sur le site des données et études statistiques du ministère de la Transition écologique. (consulté le )
  7. IGN, « Évolution de l'occupation des sols de la commune sur cartes et photos aériennes anciennes. », sur remonterletemps.ign.fr (consulté le ). Pour comparer l'évolution entre deux dates, cliquer sur le bas de la ligne séparative verticale et la déplacer à droite ou à gauche. Pour comparer deux autres cartes, choisir les cartes dans les fenêtres en haut à gauche de l'écran.
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016, 2017 et 2018.
  12. « 52421 Riaucourt (Haute-Marne) », sur armorialdefrance.fr (consulté le ).