Référendum du Cameroun britannique de 1961

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Un référendum a lieu le 11 février 1961 au Cameroun britannique afin de déterminer si l'ancienne colonie britannique doit intégrer le Cameroun ou le Nigeria. Finalement, la partie Nord (le Northern Cameroons à majorité musulmane) rejoindra le Nigeria tandis que le Sud (le Southern Cameroons à majoritairement chrétienne et animiste) fusionnera avec l'ex-Cameroun français.

Contexte[modifier | modifier le code]

Avec l'indépendance du Cameroun français (1er janvier 1960) et du Nigeria (1er octobre 1960), se pose la question de l'avenir du Cameroun britannique. Le territoire, divisé en deux parties, est alors soumis à un référendum. La possibilité d'une indépendance totale est écartée, le représentant britannique au conseil de tutelle des Nations unies Andrew Cohen y étant opposé[1].

Sous administration britannique, cette partie de l'ancien Kamerun allemand fut divisée dès le départ en deux régions placées sous une administration territoriale différente ayant leur siège respectif à Kaduna pour le nord et Enugu pour le sud. Si le Cameroun septentrional habité par des bamilékés musulmans fut aussitôt réquisitionné par l'administration nigériane, le Cameroun méridional peuplé de peuls chrétiens et animistes bénéficia quant à lui d'un régime d'autonomie avec un gouvernement régional[1].

Résultat[modifier | modifier le code]

Le Northern Cameroons vote majoritairement en faveur de l'intégration au Nigeria (60%), tandis que le Southern Cameroons choisit l'intégration au Cameroun à 70,5%[2].

Choice Northern Cameroons Southern Cameroons
Votes % Votes %
Intégration au Cameroun 97 659 40,0 233 571 70,5
Intégration au Nigeria 146 296 60,0 97 741 29,5
Votes blancs/invalides
Total 243 955 100 331 312 100
Inscrits 292,985 349,652

Suites[modifier | modifier le code]

Le Northern Cameroons intègre officiellement le Nigeria le 1er juin 1961. Le Southern Cameroons rejoint l'ex-Cameroun français le 1er octobre.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Jacques Leclerc, « CAMEROUN », sur www.axl.cefan.ulaval.ca (consulté le 6 septembre 2017)
  2. (en) « Elections in Cameroon », sur tripod.com (consulté le 21 mai 2013).