Première bataille de Châtillon (1870)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Bataille de Châtillon.

La première bataille de Châtillon[1], où combat de Châtillon, eut lieu le 19 septembre 1870, pendant la guerre franco-prussienne. Les troupes françaises sous les ordres du général Auguste-Alexandre Ducrot lancèrent un attaque sur la redoute de Châtillon, évacuée la veille.

But[modifier | modifier le code]

Le 18 septembre, le général Trochu, gouverneur de Paris, donne l'ordre au général Ducrot d'abandonner la redoute de Châtillon.

Cet abandon eut pour conséquence de permettre à l'état-major allemand d'achever au plus vite l'investissement de la capitale en contournant Paris, à l'ouest, en suivant la vallée de la Bièvre, et se dirigent sur Versailles par les bois de Verrières, Meudon et Clamart.

Surmontant les réserves de Trochu, qui s'en tenait à sa doctrine d'une défense de Paris reposant uniquement sur la ligne des forts, le général avait obtenu gain de cause pour empêcher l'adversaire d'occuper le plateau de Montretout-Châtillon, position stratégique qui dominait, à bonne portée les forts de Vanves et d'Issy.

Ordre de bataille[modifier | modifier le code]

Forces Françaises 

La bataille[modifier | modifier le code]

Vers 2 heures du matin, la grand'Garde de la « Grange-Dame-Rose », à Vélizy, est subitement attaquée par une reconnaissance d'une centaine de fantassins bavarois appuyés par un peloton de dragons. Après une faible résistance les zouaves se replient, laissant 12 morts et 34 prisonniers entre les mains de l'ennemi, qui n'ose toutefois pousser plus loin son avancée.

Le 19 septembre, à 5 heures du matin, le général Ducrot engagea le 14e corps sur trois colonnes, protégées par un épais brouillard. À 7 heures, 72 canons français ouvrent une vive canonnade vers les bois. Surpris, les Allemands commencent à céder du terrain et se retranchent dans les bois de Verrières. À 7h30 l'artillerie ennemie apparait à la lisière du bois et réplique. Les Français s'apprêtaient à lancer un assaut décisif, lorsqu'ils reçurent l'ordre de se replier.

En effet, la division Caussade qui constituait l'aile droite, était en pleine débandade. Le 16e régiment de marche qui était en tirailleur dans les sous-bois se trouve au contact avec les Prussiens donnant lieu à une fusillade extrêmement vive. Arrive un bataillon de mobile de la Seine qui commence aussi à tirailler. Il s'ensuit un certain désordre et les Prussiens s'emparent d'une position où ils amènent immédiatement leur artillerie qui envoie une grêle d'obus et de boulets. Les conscrits, qui composaient le bataillon de mobile, furent pris de panique, et aux premiers sifflements des obus ils se couchèrent par terre, pendant que l'infanterie prussienne avançait toujours. À 9 heures, la première ligne française s'était repliée sous les forts de Montrouge et de Vanves.

Toute offensive étant devenue impossible et les Allemands gagnant du terrain, il fallut dès 8 heures se résigner à la retraite sous la protection de l'artillerie. Le 2e corps bavarois se heurta toutefois jusqu'au milieu de l'après-midi à une forte résistance française. À l'extrémité nord du plateau où était située la redoute de Chatillon, que le général Ducrot espérait encore conserver.

Il dût évacuer la position en apprenant que non seulement la division Caussade, sur sa droite avait regagné Paris, mais que la division de Maussion, sur sa gauche, avait également abandonné ses positions de Bagneux et Fontenay-aux-Roses. Il ne lui restait plus qu'à se replier sur Montrouge. Si les 72 pièces d'artillerie françaises avaient tiré dans la journée près de 11 000 coups de canon, le véritable engagement avait été assez bref et les pertes ne furent pas trop élevées.

Bilan[modifier | modifier le code]

Le 20 septembre, le général Trochu craignant une attaque en force de la capitale fait évacuer les positions extérieures de la ceinture des forts, et dynamiter les ponts de Billancourt, de Sèvres, de Saint-Cloud, d'Asnières, de Clichy et de Saint-Ouen

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Un second combat, aura lieu le 13 octobre 1870
  2. a b c d e f g h et i État nominatif, par affaires et par corps, des officiers tués du 15 septembre 1870 au 12 février 1871 d'Aristide Martinien

Articles connexes[modifier | modifier le code]