Drapeau de l'Algérie

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Drapeau de l'Algérie
Drapeau de l'Algérie
Drapeau de l'Algérie
Utilisation Drapeau national et pavillon marchand et d'État Version officielle
Caractéristiques
Proportions 2:3
Adoption

Le drapeau de l'Algérie (arabe : علم الجزائر;berbère : Anay adzayri ou ⴰⵏⴰⵢ ⴰⴷⵣⴰⵢⵔⵉ en Tifinagh) est constitué de deux bandes verticales d'égale largeur, verte à la hampe et blanche au vent, et comporte en son milieu un croissant rouge entourant une étoile à cinq branches, issus du symbolisme islamique. Divers versions prétendent retracer la création du drapeau actuel ; il a connu diverses ébauches au cours de l'histoire du mouvement national algérien avant d'acquérir sa forme actuelle. Il devient le drapeau officiel du FLN et du gouvernement provisoire durant la guerre d'Algérie puis de l'État algérien indépendant en 1962. Ses caractéristiques précises, au niveau des motifs et des proportions, sont définies officiellement le par la loi 63-145[1].

Symbolisme[modifier | modifier le code]

Construction détaillée après 1963.

Le drapeau se veut une mise en valeur de l'héritage culturel de l'Algérie ; il existe divers interprétations de ses éléments. Selon Malek Chebel, le vert représente l'islam et le blanc la pureté[2]. Pour Pierre Lux-Wurm, le vert et le blanc évoquent les premières bannières de l'islam, du temps du prophète. Le croissant et l'étoile peuvent être vus, respectivement, comme symboles de la lumière périodique et de la lumière permanente[3]. Selon Khaled Merzouk, la bande de couleur verte représente la verdure (terre et agriculture). Le blanc représente la paix. Le croissant et l'étoile rouge sont des symboles musulmans. L'étoile représente plus spécifiquement les cinq piliers de l'islam[4]. Benjamin Stora avance aussi le fait que, à l'origine, les trois couleurs du drapeau représentaient les trois pays du Maghreb et l'union nord-africaine[5]

D'après la signification la plus courante, c'est une synthèse des étendards de l'Empire ottoman et de l'Émirat d'Algérie, lui-même inspiré de celui d'Al-Andalus[6], évoquant une période de gloire et de prospérité pour le Maghreb[réf. à confirmer].

Description[modifier | modifier le code]

Le drapeau algérien est défini en ces termes dans l'article 5 de la constitution algérienne[7]:

« L'emblème national et l'hymne national sont des conquêtes de la Révolution du 1er novembre 1954. Ils sont immuables. Ces deux symboles de la Révolution, devenus ceux de la République, se caractérisent comme suit : l'emblème national est vert et blanc frappé en son milieu d'une étoile et d'un croissant rouges. »

Le vert doit être d’une composition à égalité de jaune et de bleu ayant, selon le diagramme de contraste de Rood, une longueur d’onde de 5,411 et la position 600 sur le spectre normal. Le rouge doit être pur, de couleur primaire indécomposable, et exempt de bleu et de jaune ayant selon le diagramme sus indiqué, une longueur d’onde de 6,562 et la position 285 sur spectre normal[8].

La longueur du rectangle est égale à une fois et demie sa largeur (hauteur du drapeau) ; le rectangle est divisé selon la petite médiane en deux moitiés : la moitié de couleur verte est placée à l’intérieur contre la hampe, alors que la moitié de couleur blanche est placée à l’extérieur.

L’étoile est à cinq branches. Elle est inscrite dans un cercle dont le rayon est égal au huitième de la hauteur du drapeau. Elle se détache entièrement sur le fond blanc du drapeau, deux pointes sont sur la petite médiane du rectangle et une pointe sur la grande médiane[8].

Le rayon du cercle extérieur du croissant est égale au quart de la hauteur du drapeau. Le rayon du cercle intérieur du croissant est égal au cinquième de la hauteur du drapeau. Les deux pointes du croissant délimitent un grand arc égal aux cinq sixièmes de la circonférence du cercle extérieur. Le centre du cercle extérieur du croissant est au centre du rectangle[8].

Protocole[modifier | modifier le code]

Aujourd’hui, le drapeau algérien est visible sur tous les bâtiments publics et militaires[9]. Il flotte aussi sur les sièges des organisations régionales et internationales ainsi que sur les bâtiments abritant les représentations algériennes dans le monde[9]. Le drapeau algérien est déployé lors des commémorations nationales et les honneurs lui sont rendus selon un cérémonial bien précis[9]. On retrouve aussi le drapeau algérien dans chaque classe d'école[10].

Les jours où la parade du drapeau sur les bâtiments publics est rendue obligatoire par la loi sont les suivants :

Parade protocolaire avec le drapeau
Date Nom Notes
5 juillet Fête de l’Indépendance Proclamation de l'indépendance le jeudi
1er novembre Anniversaire de la Révolution algérienne Déclenchement de la Révolution le lundi
Source : Flags of the World[11]

L’article 160 bis du Code pénal punit toute personne qui « volontairement et publiquement déchire, mutile ou profane » d'une peine de 5 à 10 ans d'emprisonnement[12].

Déclinaisons[modifier | modifier le code]

Les couleurs et les symboles du drapeau sont repris dans d’autres symboles de l'Algérie comme les armoiries qui, à leur base, comportent le croissant et l’étoile du drapeau. En outre, l’armée algérienne reprend le symbole national pour ses étendards comme celui de la marine et la cocarde des équipements militaires[13]. De plus, la plupart des partis politiques reprennent les couleurs du drapeau ou le drapeau lui-même, notamment le Front de libération nationale (FLN)[14] et le Rassemblement national démocratique (RND) qui sont les partis au pouvoir [15].

Par ailleurs, beaucoup de blasons de villes comme Alger ou Oran reprennent les motifs du drapeau[16]. Les timbres postaux emploient aussi régulièrement les symboles du drapeau[17]. D'une manière générale le drapeau, de par le combat pour l'émancipation du peuple algérien qu'il symbolise, reste un symbole respecté « de liberté retrouvée » aux yeux de la population algérienne[18].

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Histoire[modifier | modifier le code]

Le Maghreb Central[modifier | modifier le code]

L'article Histoire des drapeaux en Algérie présente en détail l'ensemble des drapeaux de toutes les entités politiques qui ont régné sur l'Algérie
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Au Moyen Âge, l'Algérie, rarement unie sous une seule entité politique, a connu divers étendards correspondant aux dynasties berbères islamiques (Zianides, Hafsides...) qui ont régné à cette période. On peut toutefois distinguer, au travers de diverses sources, certaines constantes comme la présence d’un croissant à orientation variable et la présence des couleurs rouge, bleue et verte[19],[20],[6].


Régence d'Alger[modifier | modifier le code]

Drapeau du bey de Constantine.

Les portulans de la Renaissance rapportent divers pavillons maritimes censés représenter la régence d'Alger. Les modèles sont variés, aux multiples bandes horizontales de différentes couleurs. Pour l'époque, en Europe ces drapeaux sont le symbole des « pirates barbaresques » ; en réalité la régence fait d'Alger une capitale. Elle est surtout tournée vers la course en méditerranée et sa corporation de corsaires, la Taïfa des raïs (ta'ifat al-ru'asa), mène ce qu'elle considère comme une forme de djihad contre les navires chrétien et procure l'essentiel des ressources du trésor algérien. Les étendards de guerre sont aussi variés que les pavillons maritimes, avec des dispositions horizontales de divers couleurs. Cependant leur forme est le plus souvent découpée[21].

L'album de John Baumont (1705) rapporte un pavillon du dey ; probablement employé sur les vaisseaux, car un étendard plus complexe servait à signaler sa présence au sol lors de cérémonies. Enfin l'étendard de guerre du dey, fur capturé en 1830 lors de la prise d'Alger par les Français ; il est rapporté par le lieutenant Eblé qui l'offre en cadeau à Victor Hugo et qui reste exposé encore de nos jours dans le musée Victor Hugo[21].

Par ailleurs, le bey de Constantine possédait aussi son propre étendard, flottant sur le palais du bey et la casbah de Constantine. Il fut utilisé notamment lors des batailles contre la France à partir du . Ce drapeau rouge contient en son centre un Zulfikar, poignard à deux branches représenté en couleur blanche, symbole des conquêtes islamiques ayant appartenu à Ali[22].

Enfin, à l'extérieur de la régence d'Alger, les Kabyles avaient entre le XVIe et le XIXe siècle leurs propres drapeaux représentant leurs tribus ou leurs royaumes comme le Royaume de Koukou et le Royaume des Aït Abbas[23],[24].

Période coloniale et résistance[modifier | modifier le code]

Durant la période coloniale, l'Algérie est officiellement intégrée au territoire français et donc à son drapeau[25]. Cependant les Algériens opposent une résistance farouche à l'occupant et la résistance prend plusieurs formes dont celle de l'émir Abd el-Kader, qui constituera son propre État jusqu'en 1847. Il faut aussi relever celle des Kabyles qui ne sont conquis qu'en 1871, soit 40 ans après la prise d'Alger. Cependant, dès le début du XXe siècle, les nationalistes algériens établissent de nouveaux symboles inspirés par l'histoire du pays[26].

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Origine du drapeau actuel[modifier | modifier le code]

L'Étoile nord-africaine est fondée en 1926 ; c'est une association de travailleurs militant pour l'émancipation de l'Algérie, présidée par Messali Hadj et qui compte comme membre le petit-fils de l'Émir Abd el-Kader, Khaled el-Hassani ben el-Hachemi. Cette structure cherche très tôt à donner un emblème au mouvement algérien, dès 1926 avec un drapeau à dominante verte comportant la mention « L’Algérie notre pays, l’arabe notre langue et l’Islam notre religion »[28]. Les partisans de l'Étoile nord-africaine s'inspirent des symboles et des figures de la résistance à la colonisation du XIXe siècle. Ainsi ils considèrent l'émir Abd el Kader comme une figure qui a tenu un drapeau algérien[29].

L'histoire de la création du drapeau actuel a donné lieu à plusieurs hypothèses. La première affirme que c'est Émilie Busquant, l'épouse de Messali El Hadj, qui a conçu la forme définitive du drapeau algérien en 1934 ; mais que les couleurs et la disposition du drapeau ont été fixées auparavant [30]. Benjamin Stora nuance cette version en expliquant que c'est lors d'une réunion de l'Étoile nord-africaine, en 1934, chez le militant Benachenhou Hocine, que sont choisies les couleurs du drapeau et qu'Émilie Busquant est alors chargée de sa confection[5]. Dès août 1935, le drapeau vert et blanc, marqué d'une étoile et d'un croissant rouge est présenté comme l'oeuvre d'Émilie Busquant. Cependant selon René Gallissot et Anissa Bouayed nuancent cette affirmation, pour eux, ce n'est pas la première apparition du drapeau algérien ; en effet des manifestants syndicaux algériens déployaient ce même drapeau dans les défilés du 1er Mai, dès 1919 et 1920, sur les territoires français et algériens[31].

Une étude de l'historien Mohamed Ghnanèche rapporte qu’en 1940, un autre drapeau a été adopté, avec l’étoile de couleur rouge et le croissant de couleur blanche, situés en haut du rectangle. Il aurait été par la suite transformé par le Parti du peuple algérien (PPA) pour acquérir sa forme actuelle en 1943. Selon Achour Cheurfi, la conception du drapeau actuel revient aux indépendantiste du Parti du peuple algérien (PPA) qui ont chargé vers 1944 un groupe d'étude restreint de présenter un drapeau ; il sera hissé pour la première fois lors des manifestations de Sétif[32]. Lors de ces événements, il est porté par Saal Bouzid, un étudiant qui est ensuite assassiné par la police française. Cet exemplaire du drapeau a été confectionné les jours précédant l'événement par les militants du PPA[33]. Le rapport de la commission Tubert décrit ce drapeau, saisi par la police: « les manifestants de Sétif portaient un drapeau algérien tricolore rouge (à la hampe) blanc et vert avec un croissant et une étoile rouge à cheval sur le blanc et le vert »[34].

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Le drapeau actuel est celui du FLN qui mena la lutte contre la France, il est adopté en 1958 par le Gouvernement provisoire de la République algérienne (GPRA). Il est hissé à la conférence de Monrovia (à laquelle participe le GRPA) en août 1959, où il est reconnu officiellement par plusieurs pays africains[35]. Il est par la suite officialisé et normalisé par l'État algérien selon la loi du [33].


Déclinaisons[modifier | modifier le code]

Les couleurs et les symboles du drapeau sont repris dans d’autres symboles de l'Algérie comme les armoiries qui, à leur base, comportent le croissant et l’étoile du drapeau. En outre, l’armée algérienne reprend le symbole national pour ses étendards comme celui de la marine et la cocarde des équipements militaires[13]. De plus, la plupart des partis politiques reprennent les couleurs du drapeau ou le drapeau lui-même, notamment le Front de libération nationale (FLN)[14] et le Rassemblement national démocratique (RND) qui sont les partis au pouvoir [15].

Par ailleurs, beaucoup de blasons de villes comme Alger ou Oran reprennent les motifs du drapeau[16]. Les timbres postaux emploient aussi régulièrement les symboles du drapeau[17]. D'une manière générale le drapeau, de par le combat pour l'émancipation du peuple algérien qu'il symbolise, reste un symbole respecté « de liberté retrouvée » aux yeux de la population algérienne[18].

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Références[modifier | modifier le code]

  1. « Loi no 63-145 du 25 avril 1963 portant définition des caractéristiques de l'emblème national algérien », Journal officiel de la République algérienne démocratique et populaire, vol. 2, no 26,‎ , p. 394 (lire en ligne).
  2. Chebel 2001, p. 143
  3. Lux-Wurm 2001, p. 38
  4. Merzouk 2008, p. 253
  5. a et b Benjamin Stora, Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens, L'Harmattan, 1985, p.74
  6. a et b (en) Alfred Znamierowski, The World Encyclopedia of Flags, Anness, 1999, (ISBN 0754801675), p. 49
  7. La constitution algérienne
  8. a, b et c Symbole de l'État sur le Site de la Présidence
  9. a, b et c Site de l'ambassade d'Algérie en France
  10. Article de presse : L’hymne national matin et après-midi et un drapeau dans chaque classe.
  11. (en) Site de Flag Of The World: les fêtes officielles avec parade du drapeau
  12. Article sur l'outrage au drapeau
  13. a et b (en) Cocarde de l'Algérie sur Roundels of the World
  14. a et b Présentation du FLN
  15. a et b Site officiel du RND
  16. a et b Site Officiel de la ville d'Oran
  17. a et b Exemple de timbre algérien
  18. a et b Marcelle Routier, Derrière eux, le soleil, Stock, 1974, p.143
  19. (en) Drapeaux des Zianides de Tlemcen
  20. (ar) Drapeaux des Hafsides souverain de Tunis et Béjaïa
  21. a et b Lux-Wurm 2001, p. 34-35
  22. Temimi Abdeljelil, « Le drapeau constantinois à l'époque de Hadj Ahmed, dernier Bey de Constantine », Revue de l'Occident musulman et de la Méditerranée, no 15-16,‎ , p. 323-326 (lire en ligne)
  23. Louis Rinn, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie, Alger, Librairie Adolphe Jourdan, Un poème populaire ancien rapporté sur la révolte de 1871, p. 285
  24. (en) Drapeau Kabylie XIXe siècle
  25. Colonisation de l'ex-régence d'Alger : Documents officiels déposés sur le Bureau de la Chambre des Députés avec une carte de l'État d'Alger (1834)
  26. Mahfoud Kaddache, Histoire du nationalisme algérien, vol. 1, Paris-Méditerranée, 2003.
  27. Dubreuil 1965
  28. Brahim Sadouni, Le drapeau: écrit d'un harki, L'Harmattan, 1990, p. 68
  29. Benjamin Stora, Nationalistes algériens et révolutionnaires français au temps du Front populaire, L'Harmattan, 1987, p. 94, extrait en ligne.
  30. Djamila Amrane, Des femmes dans la guerre d'Algérie, Karthala Éditions, 1994, p. 24
  31. Gallissot et Bouayed 2006, p. 176
  32. Cheurfi 2004, p. 144
  33. a et b Mahfoud Kaddache, Il y a 30 ans… le 8 mai 45, Éditions du Centenaire, Paris, 1975, p. 18
  34. Rapport de la commission d'enquête Tubert sur les émeutes de Sétif et leur répression le 8 mai 1945, Rapport en ligne, p. 11
  35. Repères chronologiques de la guerre d'Algérie

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Mahfoud Kaddache, Histoire du nationalisme algérien : vol. 1, Paris-Méditerranée,‎ , 981 p. (ISBN 2842721691) Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Maurice Verillon, Les Trophées de la France, Leroy,‎ , 154 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Louis Rinn, Histoire de l'insurrection de 1871 en Algérie, Librairie Adolphe Jourdan,‎ , 672 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Bernard Dubreuil, Les pavillons des États musulmans : Volume 1 de Université Mohammed V.: Publications de la Faculté des lettres et des sciences humaines de Rabat, Centre universitaire de la recherche scientifique,‎ , 91 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Khaled Merzouk, Messali Hadj et ses compagnons a Telemecen: récits et anecdotes de son époque, 1898-1974, El Dar El Othmania,‎ , 598 p. Document utilisé pour la rédaction de l’article
  • Pierre Lux-Wurm, Les drapeaux de l’islam, Buchet-Chastel,‎ , 350 p. (ISBN 978-2-283-01813-2)
  • Achour Cheurfi, La révolution algérienne (1954-1962): Dictionnaire biographique, Casbah éditions,‎ , 495 p. (ISBN 9789961644782)

Document utilisé pour la rédaction de l’article

  • René Gallissot et Anissa Bouayed, Algérie. Engagements sociaux et question nationale : de la colonisation à l'indépendance de 1830 à 1962, Éditions de l'Atelier,‎ , p. 148
  • Malek Chebel, Dictionnaire des symboles musulmans, Éditions Albin Michel,‎

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Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]